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Citations sur les mythes et religions
L’homo œconomicus a pris la relève de l’homo religiosus…
« Il aura fallu quarante-cinq mille ans pour que le marché supplante le sacré. Dépouillé de ses oripeaux symboliques par les philosophies du soupçon, l’homo œconomicus a pris la relève de l’homo religiosus définitivement disqualifié pour manque d’appétence consumériste. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
Aux regards initiés, toute chose indique la trace d’un Dieu…
« Aux regards initiés, toute chose indique la trace d’un Dieu. »
Friedrich von Schiller
Les Dieux de la Grèce, 1788, cité par Christopher Gérard, Parcours païen, L’Age d’Homme, 2000
Nous sommes les habitants d’un monde qui a d’ores…
« […] Nous sommes les habitants d’un monde qui a d’ores et déjà tourné radicalement le dos au règne des dieux. Rien ne dit, certes, que le pas qui a été franchi est irréversible. Reste, quelque retour ou submersion par le religieux qui puisse demain se produire, qu’il aura été démontré par l’organisation sociale globale qui s’est déployée en Occident depuis deux siècles qu’une société structurée de part en part hors religion est non seulement pensable mais viable. Nous en connaissons désormais les formes. »
Marcel Gauchet
Le désenchantement du monde, éditions Gallimard, 1985
Le monde n’est pas plus désenchanté qu’il y a dix mille ans…
« Le monde n’est pas plus désenchanté qu’il y a dix mille ans. Un coucher de soleil en forêt, la contemplation de la lune dans une clairière enneigée, un grand feu, demeurent des expériences du sacré. C’est plutôt le regard de certains contemporains qui est épuisé, ce sont les instincts qui leur font défaut. »
Christopher Gérard
La source pérenne, Éditions L’Âge d’Homme, 2007
Le dieu, dont l’oracle est à Delphes…
« Le dieu, dont l’oracle est à Delphes, ne parle pas, ne dissimule pas : il signifie. »
Héraclite
Fragments, 54, 576 – 480 av. notre ère, trad. Jean-François Pradeau, éditions Garnier-Flammarion, 2018
À l’époque romaine archaïque, la devotio…
« À l’époque romaine archaïque, la devotio était une sorte de suicide accompli pour le salut de la patrie, un serment par lequel un général s’offrait en sacrifice aux dieux en échange de la victoire. »
Dominique Venner
Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002
On ne détruit une civilisation que lorsqu’on détruit ses dieux…
« On ne détruit une civilisation que lorsqu’on détruit ses dieux. »
Emil Cioran
Le mauvais démiurge, éditions Gallimard, coll. NRF Essais, 1969
Tout est plein de l’esprit divin et de sens éternel…
« Tout est plein de l’esprit divin et de sens éternel, en conséquence les âmes des hommes sont mues par leur communauté d’essence avec les âmes des Dieux. »
Cicéron
De Divinatione, 44 avant notre ère
Affaiblissement d’un peuple ou d’une civilisation…
« Affaiblissement d’un peuple ou d’une civilisation résultant de causes endogènes, et tendant à lui faire perdre son identité et sa créativité.
Les causes de la décadence sont presque partout les mêmes dans l’histoire : individualisme et hédonisme excessifs, amollissement des mœurs, égoïsme social, dévirilisation, mépris des valeurs héroïques, intellectualisation des élites, déclin de l’éducation populaire, détournement ou abandon de la spiritualité et du sacré, etc.
D’autres causes sont fréquentes : modification du substrat ethnique, dégénérescence des aristocraties naturelles, perte de la mémoire historique, oubli des valeurs fondatrices. La décadence survient lorsque le souci du maintien dans l’histoire de la communauté-du-peuple s’estompe, lorsque les liens communautaires de solidarité et de lignage s’affaiblissent. Pour résumer, on peut dire que la décadence voit des symptômes apparemment contraires se conjuguer : l’excessive intellectualisation des élites, de plus en plus coupées du réel, et la primitivisation du peuple. Panem et circenses…
L’Europe connaît aujourd’hui une telle situation. La plupart du temps, la décadence est mal perçue comme telle et refusée par ses contemporains. Ceux qui la dénoncent sont assimilés à des prophètes de malheur. Les époques de décadence se parent souvent du masque de la renaissance. Ces attitudes sont des comportements de conjuration du réel, d’occultation des symptômes dans le but de rassurer.
Aucune décadence ne doit être considérée comme irréversible. Il faut cultiver l’optimisme tragique de Nietzsche. “Paris-Marseille en un quart d’heure, c’est formidable ! Car vos fils et vos filles peuvent crever, le grand problème à résoudre sera toujours de transporter vos viandes à la vitesse de l’éclair. Que fuyez-vous donc, imbéciles ? Hélas, c’est vous que vous fuyez, vous-mêmes”. »
Georges Bernanos
La France contre les robots, 1946, éditions Robert Laffont, 1947, Le Castor Astral éditeur, coll. Galaxie, 2017
Zeus nous a fait un dur destin afin que nous…
Le mythe corrige la précision du concept…
« Le mythe corrige la précision du concept. »
Nicolás Gómez Dávila
Carnets d’un vaincu (tiré de Escolios a un texto implícito), 1977, trad. Alexandra Templier, L’Arche éditeur, coll. Tête-à-tête, 2009
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