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Citations sur la guerre

La guerre rogne un peu ses héros…

« La guerre rogne un peu ses héros ; on nous coupe, au len­de­main d’une vic­toire, une jambe, un bras, on nous met des yeux de verre et des men­tons d’argent. Une fois le coup de scie don­né, tout est dit. Mais le cœur muti­lé, lui, poi­gnar­dé dans cette lutte sourde, atteint par les coups de feu de la vie, on ne l’arrache pas de la poi­trine pour en clouer un autre. – On ne fait pas des cœurs en bois. – Il reste là atta­ché, sai­gnant, avec le poi­gnard au milieu. »

Jules Val­lès
Les Réfrac­taires (1866), G. Char­pen­tier édi­teur, 1881

Il est mort pour la patrie. C’était sa mère…

« Un sol­dat de Bagnères-de-Bigorre, jar­di­nier à Lourdes, griè­ve­ment bles­sé meurt à l’hôpital de l’Institut : sa femme, appe­lée par dépêche, arrive trop tard. Devant le corps gla­cé, elle dit sim­ple­ment : Il est mort pour la patrie. C’était sa mère, je ne suis que sa femme”. »

Mau­rice Barrès
Les traits éter­nels de la France, 1916, édi­tions Croi­sées, 2020, FV édi­tions 2021

Deux mobiles différents portent les hommes à se faire la guerre…

« Deux mobiles dif­fé­rents portent les hommes à se faire la guerre : l’hostilité d’instinct et l’hostilité réflé­chie. (…) Chez les peuples bar­bares c’est l’instinct qui domine ; chez les peuples poli­cés c’est la réflexion qui dirige. Ce n’est cepen­dant pas à la dif­fé­rence entre l’état sau­vage et l’état de civi­li­sa­tion qu’il faut attri­buer le phé­no­mène ; il prend nais­sance dans les cir­cons­tances et dans les ins­ti­tu­tions, de sorte que, bien que man­quant par­fois, il se mani­feste néan­moins dans la majo­ri­té des cas. Il peut arri­ver même que deux nations des plus poli­cées s’enflamment l’une contre l’autre des sen­ti­ments de la haine la plus passionnée. »

Carl von Clausewitz
Théo­rie de la grande guerre, trad. Marc-Joseph-Edgar Bour­don de Vatry, Librai­rie mili­taire de L. Bau­doin et Cie, 1889

La guerre est un combat singulier agrandi…

« La guerre est un com­bat sin­gu­lier agran­di, et la lutte entre deux hommes est l’image qui per­met le mieux à la pen­sée de se repré­sen­ter en un acte unique le nombre indé­ter­mi­né de com­bats dont une guerre se com­pose. Or, dans la lutte, cha­cun des adver­saires cherche, au moyen de sa force phy­sique, à ter­ras­ser l’autre et à bri­ser sa résis­tance. La guerre est donc un acte de la force par lequel nous cher­chons à contraindre l’adversaire à se sou­mettre à notre volon­té. »

Carl von Clausewitz
Théo­rie de la grande guerre, trad. Marc-Joseph-Edgar Bour­don de Vatry, Librai­rie mili­taire de L. Bau­doin et Cie, 1889

Entraînez vos jeunes garçons à la discipline guerrière…

« Entraî­nez vos jeunes gar­çons à la dis­ci­pline guer­rière. Mon­trez-leur l’exemple afin qu’en vous voyant, ils s’efforcent de vous res­sem­bler. Qu’ils ne res­tent pas dans le temps de l’en­fance, mais qu’ils naissent main­te­nant à l’âge adulte. (…) qu’ils quittent le nid et ne se com­plaisent pas dans l’oisiveté. (…) Imi­tez donc ce que vous montre la nature. »

Théo­do­ric Ier à tous les Goths
in Docu­ments sur le règne de Clo­vis, Lettre 24 des Variae, trad. Natha­lie Des­gru­gil­lers, édi­tions Paléo, coll. L’encyclopédie médié­vale, 2011

Nos dirigeants travaillent avec vigueur et succès à la prochaine guerre…

« Nos diri­geants tra­vaillent avec vigueur et suc­cès à la pro­chaine guerre, pen­dant que nous autres, nous dan­sons le fox-trot, nous gagnons de l’argent et nous man­geons des pra­li­nés. Dans une pareille époque, le monde semble for­cé­ment dénué de toute dimen­sion par­ti­cu­lière. Il faut espé­rer que d’autres époques ont été meilleures et le seront encore ; qu’elles seront plus riches, plus ambi­tieuses, plus pro­fondes. Mais cela ne nous aide pas dans le cas pré­sent. D’ailleurs, peut-être en a‑t-il tou­jours été ainsi… »

Her­mann Hesse
Le loup des steppes (Der Step­pen­wolf), 1927, trad. Juliette Pary, La Renais­sance du Livre, 1931, édi­tions Le Livre de Poche, 1991

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