« J’appartenais à cette génération heureuse qui aura eu vingt ans pour la fin du monde civilisé. »
Roger Nimier
Le Hussard bleu, 1950, éditions Gallimard, coll. Folio, 1977
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« J’appartenais à cette génération heureuse qui aura eu vingt ans pour la fin du monde civilisé. »
Roger Nimier
Le Hussard bleu, 1950, éditions Gallimard, coll. Folio, 1977
« Profitez des faveurs de la fortune lorsque ses caprices sont pour vous ; craignez qu’elle ne change, de dépit : elle est femme. »
Napoléon Bonaparte
Virilités, maximes et pensées compilées par Jules Bertaut, éditions Sansot et Cie, 1912
« Le fort fait ce qu’il peut faire et le faible subit ce qu’il doit subir. »
Thucydide
Histoire de la guerre du Péloponnèse, 431 – 411 avant notre ère, trad. Jacqueline de Romilly, Robert Laffont éditeur, coll. Bouquins, 1990
« À l’école de guerre de la vie : ce qui ne me tue pas me rend plus fort. »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« L’héroïsme n’affronte pas seulement des ennemis concrets, mais aussi des états de l’âme. »
Oswald Spengler
Écrits historiques et philosophiques. Pensées, éditions Copernic, 1980
« Ils faisaient preuve ainsi de deux qualités que tout homme digne de ce nom réunit : l’amour de la vie et le mépris de la mort. »
Ernst Jünger
Lieutenant Sturm (Sturm), 1923 et 1963, trad. Philippe Giraudon, éditions Viviane Hamy, 1991
« La guerre tuait les jeunes gens. Certes. La paix continuée tue et vide la jeunesse. Et puis la guerre désigne l’Autre. L’ennemi. Je ne suis un individu que si l’autre existe et mon être s’exaspère d’autant plus fort et d’autant plus haut que cet autre à moi s’oppose et se refuse. L’ennemi m’est nécessaire : il me tient dans mes définitions, m’oblige à me vouloir, me force à dessiner le trait qui me cerne et à l’intérieur duquel vit, d’une vraie vie, ma différence. »
Jean Cau
La grande prostituée, éditions de La Table Ronde, 1974
« Aurore, abandonnant le brillant Tithonos, se lève de son lit pour porter la lumière aux hommes comme aux dieux. Vers les sveltes vaisseaux de la flotte achéenne Zeus alors fait partir Discorde la cruelle, qui tient entre ses mains l’emblème de la guerre. Elle s’arrête auprès du navire d’Ulysse, nef noire aux flancs profonds, qui se trouve au milieu : de là, sa voix pourra porter des deux côtés, et vers le camp d’Ajax, le fils de Télamon, et vers celui d’Achille ; aux deux extrémités ils ont tiré leurs nefs, ces preux sûrs de la force ardente de leurs bras. C’est là qu’elle s’arrête et pousse un cri perçant, de sa terrible voix : lors elle insuffle au cœur de tous les Achéens une puissante ardeur qui les fera lutter et batailler sans trêve ; et combattre, pour eux, a soudain plus d’attrait que rentrer au pays à bord de leurs nefs creuses. »
Homère
Iliade, Chant XI, Troisième journée de bataille, vers 800 – 725 av. notre ère
« Tout déserteur face à l’ennemi sera abattu par ses camarades. La désertion en campagne est punie par l’exécution capitale. »
Anonyme
Le Code des Lansquenets, article 1