Citation

La Forêt, telle que l’avait annoncée et admirée Ernst Jünger…

« La Forêt, telle que l’avait annon­cée et admi­rée Ernst Jün­ger, l’un des grands phi­lo­sophes de ce siècle, la forêt refuge et régé­né­ra­tion, source de l’éternelle jeu­nesse, est là aus­si. Elle enferme sym­bo­li­que­ment tous les élé­ments de notre sur­vie. Je sais que lorsque les fous et les sages, qui pré­tendent se par­ta­ger la domi­na­tion du monde, auront, l’un après l’autre, appuyé sur tous les bou­tons qui peuvent anéan­tir notre pla­nète, l’on ver­ra sor­tir des bun­kers secrets ou des hal­liers indes­truc­tibles quelques fiers « Ayacks » qui se por­te­ront en avant, les bras croi­sés, jus­qu’aux Falaises de marbre, pour regar­der sans cil­ler naître un monde nou­veau qui sera pour très long­temps ou pour tou­jours le monde des vivants. »

Jean-Louis Fon­cine
Le Royaume des Vivants, texte écrit à l’occasion du 50ème anni­ver­saire de la Col­lec­tion « Signe de Piste », 1987

À propos de l'auteur

Jean-Louis Foncine est le nom de plume de Pierre Lamoureux, né en 1912 à Homécourt et mort en 2005 à Paris. Auteur de romans pour la jeunesse, il a été le codirecteur avec Serge Dalens de la collection Signe de piste à partir de 1954. Ses romans mettent en scène des patrouilles de scouts plongées aux cœur d'aventures extraordinaires, mais aussi des jeunes confrontés aux grands drames du monde contemporain, avec la Résistance (Le Foulard de sang, 1946) ou le drame du nazisme (Les Forts et les Purs, 1951).