« Désertées comme lieux de prières, les églises et les crèches nous attendaient, au détour de l’histoire, comme symbole d’identité. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
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« Désertées comme lieux de prières, les églises et les crèches nous attendaient, au détour de l’histoire, comme symbole d’identité. »
Patrick Buisson
La Cause du peuple, éditions Perrin, 2016
« Il faut savoir se conserver. C’est la meilleure preuve d’indépendance. »
Friedrich Nietzsche
Par-delà le bien et le mal – Prélude d’une philosophie de l’avenir (Jenseits von Gut und Böse – Vorspiel einer Philosophie der Zukunft), 1886, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2000
« La vie rurale se manifeste à nous comme la réunion de deux activités contraires et complémentaires. Elle est, en effet, une puissante vie de groupe. Elle est aussi une tâche de solitude et de silence où l’individu prit sa valeur.
Nous savons déjà ce que fut cette communauté rurale. Nous savons d’où elle vient historiquement. Mais c’est la mentalité primitive qui en a déterminé l’esprit. Le village agricole fut le successeur du clan totémique. La puissance fixatrice qui a établi pour toujours le groupe humain sur un coin de sol était un ordre des dieux. Ces dieux étaient sur cette terre, ces eaux, ces arbres. L’homme est resté immobilisé de cette impassible immobilité des choses. Ces maîtres muets…, ils ont pris jadis au hasard d’une tribu, une poignée d’humanité, et ne l’ont jamais lâchée !… Et chaque village est encore sous cette main musclée de roche qui le tient depuis l’âge de pierre. »
Gaston Roupnel
Histoire de la campagne française, Éditions Bernard Grasset, 1932
« Je ne suis pas un historien qui fait des recherches dans les vieux manuscrits ou dans les documents d’archives ; je me contente d’être un narrateur qui suit quelques traces de sa terre natale : de temps en temps, une lettre ou un pli m’arrivent par la poste, ou bien je trouve un livre qui me rappelle l’origine de la race qui vit sur ce haut plateau et que l’on disait ‘cimbre’. »
Mario Rigoni Stern
Sentiers sous la neige (Sentieri soto la neve), 1998, trad. Monique Baccelli, éditions La Fosse aux ours, 2000
« L’erreur la plus fatale pour un peuple est d’abandonner ses caractères biologiques. »
Friedrich Hegel
Leçons sur la philosophie de l’histoire (Vorlesungen über die Philosophie der Weltgeschichte), 1822 – 1830, trad. Jean Gibelin, éditions Vrin, 1979
« La tradition […] n’est pas le passé. C’est même ce qui ne passe pas. Elle nous vient du plus loin, mais elle est toujours actuelle. Elle est notre boussole intérieure, l’étalon des normes qui nous conviennent et qui ont survécu à tout ce qui a été fait pour nous changer. »
Dominique Venner
Le Choc de l’histoire, Via Romana, 2011
« Le bourgeoisisme, qui s’oppose à l’esprit populaire comme à l’esprit aristocratique, domine la société marchande et la civilisation occidentale : morale de l’intérêt, recherche individualiste du bien-être immédiat, réduction du lignage à l’héritage matériel, esprit de calcul, conception négociante de l’existence, ignorance du don, préservation parcimonieuse de la vie, refus du risque et de l’aléa, esprit d’entreprise limité à l’accroissement de richesse, désir de sécurité, tendances cosmopolites, indifférence aux attaches, aux enracinements et aux solidarités avec son propre peuple, détachement envers tout sentiment religieux de nature collective ou gratuite, ignorance complète du sacré. Le petit-bourgeois moderne, figure dominante de la société actuelle, apparaît « branché » mais trahit un extraordinaire conformisme. Il est à la fois la cible et l’acteur principal de l’ahurissement intellectuel et des dispositifs idéologiques de mise-au-pas régentés par le soft-totalitarisme d’aujourd’hui. »
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – Manifeste de la Résistance européenne, Éditions de L’Æncre, 2001
« Mais ici est mon berceau ; ici est la sépulture de tous mes disparus, sereins à l’ombre des croix celtes, de pierre massive et lourde de signification. C’est ici que je dois revenir toujours, fille prodigue aux semelles légères. »
Claudine Vincenot
Confidences des deux rivages, éditions Anne Carrière, 1999
« La beauté d’une race, d’une famille, sa grâce, sa perfection dans tous les gestes est acquise péniblement : elle est comme le génie, le résultat du travail accumulé des générations. Il faut avoir fait de grands sacrifices au bon goût, il faut à cause de lui avoir fait et abandonné bien des choses ; le dix-septième siècle, en France, mérite d’être admiré sous ce rapport, — on avait alors un principe d’élection pour la société, le milieu, le vêtement, les satisfactions sexuelles ; il fallut préférer la beauté à l’utilité, à l’habitude, à l’opinion, à la paresse. Règle supérieure : on ne doit pas “se laisser aller” même devant soi-même. »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Les qualités propres à l’aristocratie sont difficiles à décrire, parce qu’elles viennent du cœur et de l’âme plus que du seul intellect ou de la seule « raison morale ». De même que l’aristocratie relie le peuple aux dieux, elle relie le ciel à la terre, comme l’arbre du monde dans les anciennes mythologies. Elle relie aussi le visible à l’invisible, le fini à l’infini, ce qui se décrit à ce qui ne peut pas se dire. Elle montre les choses mais elle ne les dit pas. »
Alain de Benoist
Les idées à l’endroit, Éditions Libres-Hallier, 1979
« […] Il existe des associations entre les arbres de la même espèce, comme dans une famille humaine du même sang, qui s’aident réciproquement en échangeant des éléments vitaux à travers leurs racines, et se protègent les uns les autres des intempéries avec leurs branches. »
Mario Rigoni Stern
Sentiers sous la neige (Sentieri soto la neve), 1998, trad. Monique Baccelli, éditions La Fosse aux ours, 2000
« Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut. »
Frédéric Mistral
Les Iles d’or (Lis Isclo d’or), 1876, Librairie contemporaine éditeur, 1998