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Sénèque

Sénèque (en latin Lucius Annaeus Seneca), né à Corduba, dans le sud de l'Espagne, entre l'an 4 av. J.-C. et l'an 1 apr. J.-C., mort le 12 avril 65 apr. J.-C., est un philosophe de l'école stoïcienne, un dramaturge et un homme d'État romain du Ier siècle. Il est parfois nommé Sénèque le Philosophe, Sénèque le Tragique ou Sénèque le Jeune pour le distinguer de son père, Sénèque l'Ancien. Conseiller à la cour impériale sous Caligula, exilé à l'avènement de Claude puis rappelé comme précepteur de Néron, Sénèque joue un rôle important de conseiller auprès de ce dernier avant d'être discrédité et acculé au suicide. Ses traités philosophiques comme De la colère, De la vie heureuse ou De la brièveté de la vie, et surtout ses Lettres à Lucilius exposent ses conceptions philosophiques stoïciennes. Ses tragédies constituent l'un des meilleurs exemples du théâtre tragique latin avec des œuvres qui nourriront le théâtre classique français du XVIIe siècle comme Médée, Œdipe ou Phèdre.

Découvrez 10 citations de Sénèque

Tu es un grand homme ? Peut-être…

« Tu es un grand homme ? Peut-être, mais com­ment en aurai-je la preuve si la For­tune ne te donne jamais l’occasion de mani­fes­ter ton cou­rage ? Si tu des­cends dans l’arène olym­pique sans qu’aucun concur­rent ne t’y suive, tu auras les lau­riers, sans doute, mais pas la vic­toire ! »

Sénèque
La Pro­vi­dence, édi­tions Arléa, trad. Fran­çois Ros­so, 1996

Tout ce qui dépasse la mesure est nuisible…

« Tout ce qui dépasse la mesure est nui­sible. Et ce qu’il y a de plus dan­ge­reux, c’est le manque de tem­pé­rance dans la quête du bon­heur : le cer­veau se trouble, l’esprit est enva­hi d’i­nu­tiles fan­tasmes, une épaisse couche de brouillard rend floue la limite entre vrai et faux. Ne vaut-il pas mieux sup­por­ter, grâce à la ver­tu, une suc­ces­sion de maux plu­tôt que de se lais­ser écra­ser par un bien-être infi­ni et déme­su­ré, en mou­rant dou­ce­ment d’i­na­ni­tion, en étouf­fant d’indigestion ? »

Sénèque
La Pro­vi­dence, édi­tions Arléa, trad. Fran­çois Ros­so, 1996

Pourquoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes…

« Pour­quoi les hommes de bien endurent-ils tant d’infortunes alors que rien de mal ne peut leur arri­ver ? En effet, les contraires sont incon­ci­liables ! De même que les fleuves, les pluies tor­ren­tielles et les sources médi­ci­nales ne peuvent chan­ger la saveur de la mer, ne peuvent pas l’adoucir, de même, les élans de l’adversité ne peuvent trou­bler une âme cou­ra­geuse : bien au contraire, ils conso­lident sa forte nature et c’est celle-ci qui s’impose aux évè­ne­ments car elle est plus forte que tout ce qui vient de l’extérieur. »

Sénèque
La Pro­vi­dence, édi­tions Arléa, trad. Fran­çois Ros­so, 1996

C’est seulement dans la souffrance qu’on fait la preuve de sa vertu…

« C’est seule­ment dans la souf­france qu’on fait la preuve de sa ver­tu. La For­tune nous frappe-t-elle, nous meur­trit-elle ? Sup­por­tons ses bles­sures : ce ne sont pas des sévices qu’elle nous impose mais un com­bat qu’elle nous pro­pose, et ce com­bat, plus sou­vent nous le livre­rons, plus nous sen­ti­rons nos forces grandir. »

Sénèque
La Pro­vi­dence, édi­tions Arléa, trad. Fran­çois Ros­so, 1996

Les caractères languissants, enclins au sommeil ou à la torpeur…

« Les carac­tères lan­guis­sants, enclins au som­meil ou à la tor­peur, sont tis­sés de fibres inertes ; alors que pour pro­duire un être fort, digne de res­pect, il faut une tex­ture plus résis­tante. Sa vie ne sera pas un long fleuve tran­quille : il lui fau­dra esca­la­der, redes­cendre, navi­guer à la mer­ci des cou­rants, manœu­vrer dans la tem­pête, bref, avan­cer mal­gré les pièges de la For­tune. Il ren­con­tre­ra bien des embûches, bien des obs­tacles, mais, grâce à sa volon­té, il sau­ra les affron­ter et les aplanir. »

Sénèque
La Pro­vi­dence, édi­tions Arléa, trad. Fran­çois Ros­so, 1996

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles…

« Ce n’est pas parce que les choses sont dif­fi­ciles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

Sénèque
Lettres à Luci­lius, XVII, 104, vers 63 – 64 (« Non quia dif­fi­ci­lia sunt non aude­mus, sed quia non aude­mus dif­fi­ci­lia sunt »)

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