Citation

Et ceux que l’on mène au poteau…

« Et ceux que l’on mène au poteau, Dans le petit matin gla­cé, Au front la pâleur des cachots, Au cœur le der­nier chant d’Orphée. Tu leur tends la main sans un mot, O mon frère au col dégrafé… »

Robert Bra­sillach
Poèmes de Fresnes, 1945, édi­tions Plon, 1983, édi­tions des Cimes, 2015

À propos de l'auteur

Robert Brasillach, né le 31 mars 1909 à Perpignan, est un écrivain, journaliste et critique de cinéma français. Figure de la vie culturelle française de l'entre-deux-guerres, écrivain reconnu, il obtient le prix Paul-Flat de l’Académie française en 1935 pour l’ensemble de ses ouvrages de critique et manque de peu le prix Goncourt en 1939. Journaliste politique, il est proche de l'Action française, dont il fait partie dans les années trente, partageant l'anti-germanisme de Charles Maurras. Devenu rédacteur en chef du périodique Je suis Partout en 1941, il soutient activement la politique allemande. Jugé pour ses écrits politiques pendant la guerre, il est condamné et fusillé au fort de Montrouge, à Arcueil, le 6 février 1945. Parmi ses œuvres les plus connues figurent Comme le temps passe (1937), Les Sept Couleurs (1939), Notre avant-guerre (1941) et ses Poèmes de Fresnes (1945).