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Devenir grec, c’est donc devenir fidèle…

« Deve­nir grec, c’est donc deve­nir fidèle à Homère en esprit. »

Mar­cel Conche
« Deve­nir grec », in Revue phi­lo­so­phique, jan­vier 1996

À propos de l'auteur

Marcel Conche, né le 27 mars 1922 à Altillac, est un philosophe français spécialiste de métaphysique et de philosophie antique. Il a produit une œuvre à la fois abondante et variée, qui traite de nombreuses questions de métaphysique. Dans ses premiers ouvrages, il a développé une métaphysique générale et vaste, avec des études sur la mort (La Mort et la Pensée, 1975), le temps et le destin (Temps et destin, 1980), Dieu, la religion (Nietzsche et le bouddhisme) et les croyances, la nature, le hasard (L'Aléatoire, 1989), la liberté enfin. Marcel Conche est professeur émérite de philosophie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre correspondant de l'Académie d'Athènes et citoyen d'honneur de la ville grecque de Mégare. Il a été couronné lauréat de l'Académie française pour son édition d'Héraclite en 1987 et pour l'ensemble de son œuvre en 1996 avec le prix Moron (prix annuel créé en 1987 au sein de l'Académie française). Il a reçu la médaille d'honneur de la Sorbonne en 1980.
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L’esprit est content avec des phrases…

« L’esprit est content avec des phrases, le corps c’est pas pareil, il est plus dif­fi­cile lui, il lui faut des muscles. C’est quelque chose de tou­jours vrai un corps, c’est pour cela que c’est presque tou­jours triste et dégoû­tant à regarder. »

Louis-Fer­di­nand Céline
Voyage au bout de la nuit (1932), édi­tions Gal­li­mard, coll. « Folio », 1972

Quand on sera au bord du trou faudra pas faire les malins…

« La grande défaite, en tout, c’est d’oublier, et sur­tout ce qui vous a fait cre­ver, et de cre­ver sans com­prendre jamais jusqu’à quel point les hommes sont vaches. Quand on sera au bord du trou fau­dra pas faire les malins nous autres, mais fau­dra pas oublier non plus, fau­dra racon­ter tout sans chan­ger un mot, de ce qu’on a vu de plus vicieux chez les hommes et puis poser sa chique et puis des­cendre. Ça suf­fit comme bou­lot pour une vie toute entière. »

Louis-Fer­di­nand Céline
Voyage au bout de la nuit (1932), édi­tions Gal­li­mard, coll. « Folio », 1972

Il vaut la peine d’admirer aussi ce point de l’œuvre de Lycurgue…

« Il vaut la peine d’admirer aus­si ce point de l’œuvre de Lycurgue : il est par­ve­nu à impo­ser dans la cité que la belle mort est pré­fé­rable à la vie hon­teuse ; et en effet, si on pro­cé­dait à un exa­men pré­cis, on trou­ve­rait qu’il en meurt moins par­mi les tenants de cette mort que par­mi ceux qui ont choi­si de s’éloigner du lieu effrayant. A dire vrai, le salut accom­pagne la ver­tu pour un temps plus long qu’il n’accompagne la lâche­té ; et en effet, la ver­tu est plus aisée, plus agréable, plus fer­tile et plus solide. »

Xéno­phon
Consti­tu­tion des Lacé­dé­mo­niens, trad. Michel Case­vitz, édi­tions Les Belles Lettres, 2008

Dans les autres cités, chaque fois que surgit un lâche…

« Dans les autres cités, chaque fois que sur­git un lâche, il a juste l’appellation de lâche et le lâche va sur l’agora, siège et s’exerce au même endroit que le brave, s’il le veut ; à Lacé­dé­mone, cha­cun rou­gi­rait d’avoir le lâche pour com­men­sal, de l’avoir pour com­pa­gnon d’exercices à la lutte. »

Xéno­phon
Consti­tu­tion des Lacé­dé­mo­niens, trad. Michel Case­vitz, édi­tions Les Belles Lettres, 2008

Je ne pense pas que même le Pouvoir…

« Je ne pense pas que même le Pou­voir ou la Domi­na­tion soit le véri­table centre de mon his­toire. Cela four­nit le thème de la Guerre, d’une chose suf­fi­sam­ment sombre et mena­çante pour paraître d’une impor­tance extrême, à cette époque ; mais il s’agit avant tout d’un cadre” per­met­tant aux per­son­nages de se révé­ler. Le véri­table thème, pour moi, est lié à quelque chose de beau­coup plus intem­po­rel et dif­fi­cile : la Mort et l’Immor­ta­li­té : le mys­tère de l’amour du monde dans le cœur d’un peuple condam­né” à le quit­ter et à le perdre (appa­rem­ment). »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n° 186, édi­ter par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

Mes opinions politiques penchent de plus en plus vers l’Anarchie…

« Mes opi­nions poli­tiques penchent de plus en plus vers l’Anar­chie (au sens phi­lo­so­phique, dési­gnant l’abolition du contrôle, non pas des hommes mous­ta­chus avec des bombes) – ou vers la Monar­chie non consti­tu­tion­nelle”. J’arrêterais qui­conque uti­lise le mot État (dans un sens autre que le domaine inani­mé qui recouvre l’Angleterre et ses habi­tants, chose qui n’a ni pou­voir, ni droits, ni esprit) ; et après lui avoir lais­sé une chance de se rétrac­ter, l’exécuterais s’il s’obstinait ! »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n° 52, édi­ter par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

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