« La mort est meilleure que l’esclavage, disent les vieux paysans frisons. Renversez cet aphorisme et vous aurez la formule de toutes les civilisations tardives. »
Oswald Spengler
Le Déclin de l’Occident, 1918 – 1922, Gallimard, 1948
Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne
Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.
« La mort est meilleure que l’esclavage, disent les vieux paysans frisons. Renversez cet aphorisme et vous aurez la formule de toutes les civilisations tardives. »
Oswald Spengler
Le Déclin de l’Occident, 1918 – 1922, Gallimard, 1948
« Jadis prolongement naturel de l’Europe, la civilisation occidentale se retourne contre elle et peut lui être funeste, ainsi qu’aux autres cultures. Devenue système, elle a son centre impulseur aux États-Unis, néanmoins de plus en plus relayé par les autres pays industriels qui véhiculent à leur tour l’américanisme (ou une autre culture « américanomorphe ») culturel ou/et économique. Liée au développement d’un marché mondial elle est aussi bien portée par les régimes libéraux que sociaux-démocrates, compatible avec les États-Providence et le social-étatisme, elle s’inscrit dans l’essor d’un nouveau capitalisme transnational, technocratique et non-patrimonial. »
Guillaume Faye
Pourquoi nous combattons – Manifeste de la Résistance européenne, Éditions de L’Æncre, 2001
« La compromission ouvre la porte à tous les esclavages. […] L’avenir s’il y en avait un, était en dehors de cette civilisation industrielle, de sa vulgarité, de sa servilité, de sa fièvre, de sa hâte, de sa superficialité narcotique. »
Robert Dun
Le Grand suicide, éditions du Crève-Tabous, 1984
« Nos souffrances actuelles sont le prélude de celles que vous, les Européens et les chrétiens occidentaux, allez souffrir aussi dans la un proche avenir. […] Vos principes libéraux et démocratiques ne valent rien ici. Vous êtes aussi en danger. Vous devez prendre des décisions fortes et courageuses, même si elles contredisent vos principes. Vous pensez que tous les hommes sont égaux, mais ce n’est pas vrai : l’islam ne dit pas que tous les hommes sont égaux. Vos valeurs ne sont pas leurs valeurs. Si vous ne comprenez pas ceci très vite, vous allez devenir les victimes de l’ennemi que vous avez accueilli chez vous. »
Mgr Amel Shimoun Nona
Archevêque catholique chaldéen de Mossoul in Corriere della sera, 9 août 2014
« Pour refouler les invasions d’immigrés il faudrait être ferme. Mais, c’est impossible. Parce que la charité chrétienne le défend. En quelque sorte, la charité chrétienne nous conduit au désastre ! »
Jean Raspail, entretien
L’Action française 2000, 19 mai 2011
« Nous perdrons si nous nous obstinons à ne pas comprendre où est le champ de bataille : dans le monde entier et dans le cœur de chaque homme. »
Jean Mabire
La torche et le glaive, éditions Libres opinions, 1994
« On ne se bat bien que pour les causes qu’on se modèle soi-même, et avec lesquelles on se brûle en s’identifiant. »
René Char
Feuillets d’Hypnos, éditions Gallimard, coll. Espoir, 1946
« Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l’on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n’assiège plus parce que la vie s’en est allée. »
Jean Raspail
exergue au site jean-raspail.net, 2014
« Même si un rectangle d’étoffe bleu-blanc-rouge y flotte le 14 juillet sur des grouillements colorés, un caravansérail n’est pas une patrie. »
Gilles Fournier
Europe-Action, janvier 1966
« L’homme est un animal politique (c’est-à-dire, dans le mauvais langage moderne, un animal social), observait Aristote au quatrième siècle d’avant notre ère. L’homme est un animal qui forme des sociétés ou, comme il disait, des cités, et les cités qu’il forme sont établies sur l’amitié. »
Charles Maurras
Mes idées politiques, 1937, Éditions L’Âge d’Homme, 2002
« Ici comme ailleurs, on ne fait plus que dilapider sans vergogne les richesses du passé. On tire des traites, sans compter, sur un héritage qui nous a été confié, sans pouvoir ni l’accroître, ni même le sauver. Grand solde des décadences. »
Jean Clair
Journal atrabilaire, éditions Gallimard, coll. L’un et l’autre, 2006
« Un demi-siècle après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Européens de l’Ouest, les Américains du Nord et quelques autres privilégiés, ici et là dans le monde, vivent provisoirement comme abrités dans une bulle de bien-être, tandis qu’alentour le reste de l’univers est soumis à la violence, à la précarité, à la faim… Durant leur longue existence nationale, les Français ont souvent bénéficié de cette sorte de “bulle” protectrice. Leur position géographique, à l’extrémité occidentale de la péninsule eurasiatique, a joué en leur faveur comme la mer pour les Anglais ou l’Océan pour les Euro-Américains depuis le XVIIe siècle. Après les conquêtes vikings, la France n’a plus connu la menace d’une invasion, ce qui est bien autre chose qu’une guerre dynastique, un conflit de bornage frontalier ou une petite guerre autour d’une ville qu’on se dispute entre voisins. Pendant plus de mille ans, les vraies frontières de la France furent défendues par d’autres sur l’Ebre, l’Oder ou le Danube. La France n’avait pas à se soucier de monter la garde face au « désert des Tartares ». Ses rois avaient la latitude d’adresser des sourires au Sultan dans le dos des chevaliers polonais ou autrichiens qui tenaient la menace ottomane éloignée de Paris. Loin des Sarrasins, des Mongols ou des Turcs, dans leur jardin abrité et soigneusement dessiné, les Français purent cultiver à loisir cet art de vivre unique en son genre, délicat, aimable et froid, ces jeux de l’esprit ordonnés autour du scepticisme, de l’ironie et de la raison, dont ils se sont tant fait gloire. »
Dominique Venner
Le Cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédition Pierre-Guillaume de Roux, 2014