« Les fruits de la guerre doivent être universels. »
Ernst Jünger
La paix, 1943, trad. Banine et Armand Petitjean, éditions La Table Ronde, coll. La Petite Vermillon, 1992
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« Les fruits de la guerre doivent être universels. »
Ernst Jünger
La paix, 1943, trad. Banine et Armand Petitjean, éditions La Table Ronde, coll. La Petite Vermillon, 1992
« D’un jour à l’autre, on voyait devenir erreur, voire crime, ce qui jadis était devoir. Nous nous en aperçûmes bien quand, battus à la guerre, nous rentrâmes dans notre pays. Les mots avaient perdu leur sens – la patrie, elle aussi, n’était-elle plus la patrie ? »
Ernst Jünger
Abeilles de verre (Gläserne Bienen), 1957, trad. Henri Plard, éditions Christian Bourgois, 1971
« Il faut proposer aux Français de nouveaux mythes. Pourquoi pas celui de Sauveterre, la terre d’asile qui, tandis qu’ailleurs se déchaînait la guerre, a connu la paix pendant trois mois, du fait de quelques hommes ? Ennemis, ces hommes rêvaient d’un jour où ils cesseraient de l’être. On trouvera là-haut les survivants de cette étrange histoire. Sébastien le Français et Else l’Allemande, Manuel et Térésa, avec cet étonnant Cabral, ce paysan d’un Causse perdu qui conçoit déjà son troupeau en fonction de l’Europe et de ses besoins.
Les grands espaces du Causse donneront à nos rêves le mystère, la poésie et la résonance des cathédrales. »
Jean Lartéguy
Sauveterre, éditions Rombaldi, 1971
« J’ai encore dans les narines l’odeur de la graisse qui fumait sur le fusil-mitrailleur brûlant. J’ai encore dans les oreilles le crissement de la neige sous les brodequins ; le froissement des herbes sèches battues par le vent sur les rives du Don. J’ai encore devant les yeux ce que je voyais au-dessus de ma tête : la nuit, le carré étoilé de Cassiopée, le jour, les poutres au plafond du bunker. Dès que j’y pense, j’éprouve la même terreur qu’en cette matinée de janvier où la Katiucha se mit à nous cracher dessus de ses soixante-deux canons. »
Mario Rigoni Stern
Le Sergent dans la neige (Il sergente nella neve), 1953, trad. Noël Calef, Editions 10⁄18, coll. Domaine étranger, 1995
« On ne le dira jamais assez, nous sommes les grands vaincus de 1944, et le vainqueur, notre ennemi, c’est la Sainte-Alliance des banquiers de Wall Street et des bureaucrates staliniens. »
Pierre Gripari
Critique et autocritique, éditions L’Âge d’Homme, 1981