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CITATIO

Citations sur l'amour

Je me souviens de l’atelier de mon père…

Jean Giono, Jean le Bleu,, 2005

« Je me souviens de l’atelier de mon père. Je ne peux pas passer devant l’échoppe d’un cordonnier sans croire que mon père est encore vivant, quelque part dans l’au-delà du monde, assis devant une table de fermée, avec son tablier bleu, son tranchet, ses ligneuls, ses alènes, en train de faire des souliers en cuir d’ange pour quelque dieu à mille pieds. »

Jean Giono Jean le Bleu,, 1932, Éditions Grasset, coll. Les cahiers rouges, 2005

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Référence de la citation

Ouvrage
Jean le Bleu,
Édition citée
1932, Éditions Grasset, coll. Les cahiers rouges, 2005

Source contrôlée. Citation vérifiée sur l’édition citée et relue avant publication.Signaler une erreur

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Dès que l’aube éclaire les champs…

« Dès que l’aube éclaire les champs, lève-toi et regarde ta solitude. Autour de toi, s’élargit le terrain de ta joie et de ton noble travail. Ne t’inquiète pas du silence et de l’absence des bruits humains. Ainsi, tous les matins, tu entendras le renard qui s’éloigne dans le retrait de la nuit, le souple envolement du faucon, le cri de l’alouette, les chevaux qui tapent du pied dans l’écurie. Tu vas apprendre peu à peu à être un homme. »

Jean Giono Les vraies richesses, 1937, éditions Rombaldi, 1977, éditions Grasset, coll. Les Cahiers Rouges, 2002

Je voudrais te demander quelque chose…

« « – Tu sais pas ? qu’il dit. Je voudrais te demander quelque chose. Je peux pas en payant, mais je te le revaudrai. Donne-moi une tranche de ce pain. C’est pas pour moi, il ajoute parce qu’il voit que, déjà, elle le tend et que l’Amoureux va dire : « Apporte aussi les olives. » C’est pas pour moi. Je vais te conter… »

Jean Giono Regain, 1930, éditions Grasset, coll. Les cahiers rouges, 2011

Tu rencontreras sur ta route des hommes…

« « Fils, s’il t’est donné de vivre, tu rencontreras sur ta route des hommes qui sont suivis par des troupeaux de montagnes. Des hommes qui arrivent dans des pays, nus et crus. On remarque à peine que leurs mains ouvertes éclairent l’ombre comme des veilleuses. Quand on le remarque. Et voilà que les montagnes se lèvent… »

Jean Giono Jean le Bleu,, 1932, Éditions Grasset, coll. Les cahiers rouges, 2005

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