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CITATIO

Citations sur la beauté

C’était une nuit extraordinaire…

Jean Giono, Que ma joie demeure,, 2011

« C’était une nuit extraordinaire.
Il y avait eu du vent, il avait cessé, et les étoiles avaient éclaté comme de l’herbe. Elles étaient en touffes avec des racines d’or, épanouies, enfoncées dans les ténèbres et qui soulevaient des mottes luisantes de nuit.
Jourdan ne pouvait pas dormir. Il se tournait, il se retournait.
– Il a fait un clair de toute beauté, se disait-il.
Il n’avait jamais vu ça.
Le ciel tremblait comme un ciel de métal. On ne savait pas de quoi puisque tout était immobile, même le plus petit pompon d’osier. Ça n’était pas le vent. C’était tout simplement le ciel qui descendait jusqu’à toucher la terre, racler les plaines, frapper les montagnes et faire sonner les corridors des forêts. Après, il remontait au fond des hauteurs. »

Jean Giono Que ma joie demeure,, 1935, Éditions Grasset, coll. Les cahiers rouges, 2011

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Référence de la citation

Ouvrage
Que ma joie demeure,
Édition citée
1935, Éditions Grasset, coll. Les cahiers rouges, 2011

Source contrôlée. Citation vérifiée sur l’édition citée et relue avant publication.Signaler une erreur

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Dès que l’aube éclaire les champs…

« Dès que l’aube éclaire les champs, lève-toi et regarde ta solitude. Autour de toi, s’élargit le terrain de ta joie et de ton noble travail. Ne t’inquiète pas du silence et de l’absence des bruits humains. Ainsi, tous les matins, tu entendras le renard qui s’éloigne dans le retrait de la nuit, le souple envolement du faucon, le cri de l’alouette, les chevaux qui tapent du pied dans l’écurie. Tu vas apprendre peu à peu à être un homme. »

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« « – Tu sais pas ? qu’il dit. Je voudrais te demander quelque chose. Je peux pas en payant, mais je te le revaudrai. Donne-moi une tranche de ce pain. C’est pas pour moi, il ajoute parce qu’il voit que, déjà, elle le tend et que l’Amoureux va dire : « Apporte aussi les olives. » C’est pas pour moi. Je vais te conter… »

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