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Ils comprirent subitement qu’un nouveau vouloir demande de nouvelles lois…

« Ils com­prirent subi­te­ment qu’un nou­veau vou­loir demande de nou­velles lois, des lois qui se for­mu­laient dans les cer­veaux inlas­sa­ble­ment en tra­vail de ces lut­teurs soli­taires, et qui les char­geaient d’une si mons­trueuse res­pon­sa­bi­li­té que seuls pou­vaient l’assumer ceux qui étaient dis­po­sés à se don­ner sans res­tric­tion. […] Ce sont les hommes qui décident et non pas les faits. »

Ernst von Salo­mon
Les Réprou­vés (Die Geäch­te­ten), 1930, trad. Andh­rée Vaillant et Jean Kucken­berg, édi­tions Plon, coll. Feux croi­sés, 1931

À propos de l'auteur

Ernst Friedrich Karl von Salomon est un écrivain allemand né le 25 septembre 1902 à Kiel et décédé le 9 août 1972 à Winsen, près de Hambourg. Il a d'abord été membre des Freikorps dans l'immédiat après-guerre et est devenu une des figures majeures de la Révolution conservatrice. Il s'est cependant tenu à l'écart de la vie politique sous le Troisième Reich et après la Guerre. Son livre le plus célèbre, Le Questionnaire, paru en 1951, a été le porte-voix d'un sentiment d’exaspération des Allemands face à l'absurdité de l'occupation alliée.
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À l’appétit du toujours plus…

« À l’appétit du tou­jours plus”, l’homme enra­ci­né oppose la logique du tou­jours mieux”. Fidèle à une éthique en accord avec sa tra­di­tion, il cesse de regar­der la terre comme un fond inépui­sable, dont l’exploitation effré­née per­met d’entretenir l’illusion d’une tra­jec­toire de crois­sance, de déve­lop­pe­ment et de pro­grès infi­nis. Fai­sons nôtre la parole de Frie­drich Höl­der­lin : l’homme habite en poète”, afin que le monde rede­vienne peu à peu pour nous ce que Mar­tin Hei­deg­ger appelle l’union des quatre” : la terre, le ciel, les mor­tels et les dieux”. C’est sur ce socle qu’il devient pos­sible d’élaborer une éco­lo­gie à l’endroit”, capable d’apporter une réponse à la hau­teur des défis à venir. »

Hen­ri Leva­vas­seur
« Nature, culture, géné­tique : une anthro­po­lo­gie réa­liste pour une éco­lo­gie à l’en­droit », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

L’émergence d’une culture…

« L’émergence d’une culture est tou­jours inti­me­ment liée à un ter­ri­toire, ce qui implique la notion de fron­tière, de limite : toute culture est le pro­duit de l’histoire d’un peuple don­né, c’est-à-dire d’un groupe humain par­ti­cu­lier sur un espace géo­gra­phique déli­mi­tée. Fron­tières et limites ne doivent pas être per­çues comme des car­cans qui nous enferment, mais comme les condi­tions d’existence des cultures humaines dans leur diver­si­té. »

Hen­ri Leva­vas­seur
« Nature, culture, géné­tique : une anthro­po­lo­gie réa­liste pour une éco­lo­gie à l’en­droit », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Le progressiste libéral exige que l’histoire se comporte en accord avec les postulats de sa raison…

« Le pro­gres­siste libé­ral exige que l’histoire se com­porte en accord avec les pos­tu­lats de sa rai­son, puisque c’est la liber­té qui la crée ; et comme sa liber­té engendre aus­si les causes qu’il défend, aucun fait ne peut pri­mer sur le droit que la liber­té éta­blit. »

Nicolás Gómez Dávi­la
Le Réac­tion­naire authen­tique (El reac­cio­na­rio autén­ti­co), 1995, trad. Michel Bibard, Édi­tions du Rocher/Anatolia, 2005

Au fond du globalisme…

« Au fond du glo­ba­lisme, l’affirmation que tout est com­muable et com­men­su­rable est la plus anti­éco­lo­giste qui soit, et des éco­lo­gistes ne peuvent y sous­crire qu’au prix d’une escro­que­rie mani­feste. La déter­ri­to­ria­li­sa­tion est le pro­jet anti-huma­niste par excel­lence, puisqu’elle dénie à l’homme le lien au sol qu’organise sa culture, elle est le nou­veau pro­jet de l’esclavage migra­toire et de l’expulsion des indi­gènes, le rêve du mar­ché total deve­nu réa­li­té – sauf que le réel s’en mêle… »

Her­vé Juvin
« Pour une éco­lo­gie enra­ci­née, loca­lisme et mise en valeur des ter­roirs », Livr’ar­bitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e col­loque annuel de l’Institut Iliade – Pour une éco­lo­gie à l’endroit », automne 2020

Le monde moderne aplatit tout…

« Là où le monde tra­di­tion­nel connais­sait des hié­rar­chies dis­tinctes, fon­dées sur la sagesse, l’honneur, le cou­rage mili­taire, etc., le monde moderne apla­tit tout et se contente de comp­ter les for­tunes. En ce sens, la moder­ni­té est une régres­sion, l’étouffement de la spi­ri­tua­li­té par la matière. »

Guillaume Tra­vers
Capi­ta­lisme moderne et socié­té de mar­ché. L’Europe sous le règne du mar­ché, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Longue Mémoire, 2020

La formulation peut-être la plus claire du concept de communauté…

« La for­mu­la­tion peut-être la plus claire du concept de com­mu­nau­té est due à Fer­di­nand Tön­nies, qui oppose com­mu­nau­té” (Gemein­schaft) et socié­té” (Gesell­schaft). La com­mu­nau­té est orga­nique, carac­té­ri­sée par des liens qui la font pri­mer sur l’individu. Son fon­de­ment psy­cho­lo­gique est une volon­té orga­nique” (Wesen­wille) fon­dée sur l’habitude ou sur une soli­da­ri­té spon­ta­née. À l’inverse, la socié­té résulte de l’action des indi­vi­dus, sa base maté­rielle est le contrat, et son sup­port psy­cho­lo­gique la volon­té ration­nelle” (Kür­wille) et uti­li­taire.

Guillaume Tra­vers
Capi­ta­lisme moderne et socié­té de mar­ché. L’Europe sous le règne du mar­ché, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Longue Mémoire, 2020

Les structures sociales traditionnelles…

« Les struc­tures sociales tra­di­tion­nelles sont pré­ci­sé­ment le der­nier rem­part contre l’extension du domaine mar­chand. En restrei­gnant les ins­tincts et les dési­rs indi­vi­duels, elles empêchent cer­tains objets de deve­nir de pures mar­chan­dises. On ne peut donc logi­que­ment être anti­ca­pi­ta­liste et pro­gres­siste”. »

Guillaume Tra­vers
Capi­ta­lisme moderne et socié­té de mar­ché. L’Europe sous le règne du mar­ché, La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Longue Mémoire, 2020

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