« Le bonheur c’est d’être présent à ce que l’on fait. »
Alexandre Poussin et Sylvain Tesson
La marche dans le ciel, éditions Robert Laffont, 1998
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« Le bonheur c’est d’être présent à ce que l’on fait. »
Alexandre Poussin et Sylvain Tesson
La marche dans le ciel, éditions Robert Laffont, 1998
« Nous avions soif d’éclairs et d’actions, nous restions bien loin du bonheur des débiles, bien loin de la « résignation »… Notre atmosphère était chargée d’orage, la nature que nous sommes s’obscurcissait – car nous n’avions pas de chemin. Voici la formule de notre bonheur : un oui, un non, une ligne droite, un but… »
Friedrich Nietzsche
L’Antéchrist, Imprécation contre le christianisme, (Der Antichrist, Fluch auf das Christentum), 1896, trad. Eric Blondel, éditions Garnier-Flammarion, 1994
« L’homme cherche sa propre densité et non pas son bonheur. »
Antoine de Saint-Exupéry
Citadelle, éditions Gallimard, coll. Blanche, 1948, coll. Folio, 2000
« Le souverain bien est le bonheur ou « euthymie », très différent du plaisir, contrairement à ce qu’ont cru ceux qui l’ont mal compris, attitude dans laquelle l’âme est en repos et calme, et ne se laisse troubler par aucune crainte, superstition, ou affection. »
Diogène Laërce
Vie et doctrine des philosophes illustres, IIIe siècle de notre ère, trad. Robert Genaille, éditions Garnier-Flammarion, en deux tomes, 1965
« Notre temps est si rongé de bonnes intentions, si désireux de faire le bien qu’il voit le mal partout. »
Philippe Muray
Après l’Histoire, éditions Gallimard, 2007
« La vraie opulence, c’est le manque de besoin. »
Henri Vincenot
La pie saoule, éditions Denoël, 1956
« La beauté d’une race, d’une famille, sa grâce, sa perfection dans tous les gestes est acquise péniblement : elle est comme le génie, le résultat du travail accumulé des générations. Il faut avoir fait de grands sacrifices au bon goût, il faut à cause de lui avoir fait et abandonné bien des choses ; le dix-septième siècle, en France, mérite d’être admiré sous ce rapport, — on avait alors un principe d’élection pour la société, le milieu, le vêtement, les satisfactions sexuelles ; il fallut préférer la beauté à l’utilité, à l’habitude, à l’opinion, à la paresse. Règle supérieure : on ne doit pas “se laisser aller” même devant soi-même. »
Friedrich Nietzsche
Crépuscule des idoles ou Comment on philosophe avec un marteau (Götzen-Dämmerung oder wie man mit dem Hammer philosophiert), 1888, trad. Patrick Wotling, éditions Garnier-Flammarion, 2005
« Si quelqu’un vient me dire ce qui fait qu’une chose est belle, ou la vivacité des couleurs, ou ses formes et d’autres choses semblables, je laisse là toutes ces raisons, qui ne font que me troubler, et je m’assure moi-même sans façon et sans art et peut-être trop simplement, que rien ne la rend belle que la présence ou la communication de la beauté première, de quelque manière que cette communication se fasse, car là-dessus je n’affirme rien, sinon que toutes les belles choses sont belles par la présence de la beauté. »
Socrate selon Platon
Phédon, 100c-100d, IVe siècle av. notre ère
« Celui-là seul sait, qui comprend qu’il doit toujours recommencer à apprendre, et qui, sur la base de cette compréhension, s’est avant tout mis en état de toujours pouvoir apprendre. »
Martin Heidegger
Introduction à la métaphysique (Einführung in die Metaphysik), 1935, trad. Gilbert Kahn, éditions Gallimard, 1958, coll. TEL, 1980
« […] L’esprit sait ressentir aussi ce que l’écrin des apparences enferme d’éternel. »
Ernst Jünger
Sur les falaises de marbre (Auf den Marmorklippen) 1939, trad. Henri Thomas, éditions Gallimard 1942, coll. L’Imaginaire, 2017
« De toutes les races d’hommes [les anciens Grecs], la plus accomplie, la plus belle, la plus enviée, la plus séduisante, la plus entraînante vers la Vie… »
Friedrich Nietzsche
La Naissance de la Tragédie (Die Geburt der Tragödie), 1872, trad. Patrick Wotling, éditions Le Livre de Poche, 2013
« L’anarque peut rencontrer le monarque sans contrainte ; il se sent l’égal de tous, même parmi les rois. »
Ernst Jünger
Eumeswil, 1977, trad. Henri Plard, éditions La Table Ronde, coll. Vermillon, 1978