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Nous avions soif d’éclairs et d’actions, nous restions bien loin…

« Nous avions soif d’éclairs et d’actions, nous res­tions bien loin du bon­heur des débiles, bien loin de la « rési­gna­tion »… Notre atmo­sphère était char­gée d’orage, la nature que nous sommes s’obscurcissait – car nous n’avions pas de che­min. Voi­ci la for­mule de notre bon­heur : un oui, un non, une ligne droite, un but… »

Frie­drich Nietzsche
L’Antéchrist, Impré­ca­tion contre le chris­tia­nisme, (Der Anti­christ, Fluch auf das Chris­ten­tum), 1896, trad. Eric Blon­del, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 1994

Le souverain bien est le bonheur ou « euthymie », très différent…

« Le sou­ve­rain bien est le bon­heur ou « euthy­mie », très dif­fé­rent du plai­sir, contrai­re­ment à ce qu’ont cru ceux qui l’ont mal com­pris, atti­tude dans laquelle l’âme est en repos et calme, et ne se laisse trou­bler par aucune crainte, super­sti­tion, ou affection. »

Dio­gène Laërce
Vie et doc­trine des phi­lo­sophes illustres, IIIe siècle de notre ère, trad. Robert Genaille, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, en deux tomes, 1965

La beauté d’une race, d’une famille, sa grâce, sa perfection dans…

« La beau­té d’une race, d’une famille, sa grâce, sa per­fec­tion dans tous les gestes est acquise péni­ble­ment : elle est comme le génie, le résul­tat du tra­vail accu­mu­lé des géné­ra­tions. Il faut avoir fait de grands sacri­fices au bon goût, il faut à cause de lui avoir fait et aban­don­né bien des choses ; le dix-sep­tième siècle, en France, mérite d’être admi­ré sous ce rap­port, — on avait alors un prin­cipe d’élection pour la socié­té, le milieu, le vête­ment, les satis­fac­tions sexuelles ; il fal­lut pré­fé­rer la beau­té à l’utilité, à l’habitude, à l’opinion, à la paresse. Règle supé­rieure : on ne doit pas se lais­ser aller” même devant soi-même. »

Frie­drich Nietzsche
Cré­pus­cule des idoles ou Com­ment on phi­lo­sophe avec un mar­teau (Göt­zen-Däm­me­rung oder wie man mit dem Ham­mer phi­lo­so­phiert), 1888, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2005

Si quelqu’un vient me dire ce qui fait qu’une chose est belle…

« Si quelqu’un vient me dire ce qui fait qu’une chose est belle, ou la viva­ci­té des cou­leurs, ou ses formes et d’autres choses sem­blables, je laisse là toutes ces rai­sons, qui ne font que me trou­bler, et je m’assure moi-même sans façon et sans art et peut-être trop sim­ple­ment, que rien ne la rend belle que la pré­sence ou la com­mu­ni­ca­tion de la beau­té pre­mière, de quelque manière que cette com­mu­ni­ca­tion se fasse, car là-des­sus je n’affirme rien, sinon que toutes les belles choses sont belles par la pré­sence de la beauté. »

Socrate selon Platon
Phé­don, 100c-100d, IVe siècle av. notre ère

De toutes les races d’hommes [les anciens Grecs]…

« De toutes les races d’hommes [les anciens Grecs], la plus accom­plie, la plus belle, la plus enviée, la plus sédui­sante, la plus entraî­nante vers la Vie… »

Frie­drich Nietzsche
La Nais­sance de la Tra­gé­die (Die Geburt der Tragö­die), 1872, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Le Livre de Poche, 2013

S’il prend ses distances à l’égard du pouvoir, celui d’un prince…

« S’il prend ses dis­tances à l’égard du pou­voir, celui d’un prince ou de la socié­té, cela ne veut pas dire qu’il refuse de ser­vir, quoi qu’il advienne. D’une manière géné­rale, il ne sert même pas plus mal que tous les autres, et par­fois mieux encore, quand le jeu l’amuse. C’est seule­ment du ser­ment, du sacri­fice, du don suprême de soi qu’il s’abstient. »

Ernst Jün­ger
Eumes­wil, 1977, trad. Hen­ri Plard, édi­tions La Table Ronde, coll. Ver­millon, 1978

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