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Plus on est grisé, plus on est conquis par la séduction de ce voyage…

« Plus on est gri­sé, plus on est conquis par la séduc­tion de ce voyage dans une forêt d’œuvres d’art, plus on se sent aus­si enva­hi par un bizarre sen­ti­ment de malaise qui se mêle bien­tôt à la joie de voir. Il pro­vient de l’étonnant contraste de la foule moderne si banale, si igno­rante de ce qu’elle regarde avec les lieux qu’elle habite. On sent que l’âme déli­cate, hau­taine et raf­fi­née du vieux peuple dis­pa­ru qui cou­vrit ce sol de chefs‑d’œuvre, n’agite plus les têtes à cha­peaux ronds cou­leur cho­co­lat, n’anime point les yeux indif­fé­rents, n’exalte plus les dési­rs vul­gaires de cette popu­la­tion sans rêves. »

Guy de Maupassant
La Côte ita­lienne, 1890, in Au soleil sui­vi de La Vie errante et autres voyages, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 2015

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L’histoire est un drame…

« L’his­toire est un drame, chaque géné­ra­tion a son drame. Il y a des drames qui se ter­minent bien, d’autres qui se ter­minent très mal. Nous en savons quelque chose en ce siècle. Ce que nous pou­vons faire, c’est d’o­rien­ter les nations euro­péennes selon la réa­li­té et selon leur voca­tion. Si nous sommes sub­mer­gés par l’a­mé­ri­ca­ni­sa­tion, c’est que nous n’au­rons pas été assez intel­li­gents ni sub­tils pour assu­rer la suture entre pas­sé et avenir. »

Marc Fuma­ro­li
Notre art de vivre est né du mariage des lettres et de l’é­pée, entre­tien. Pro­pos recueillis par Patrick Jan­sen, Enquête sur l’his­toire n°24, décembre 1997 – jan­vier 1998

On ne dira jamais assez ce que la littérature, les arts…

« On ne dira jamais assez ce que la lit­té­ra­ture, les arts, le savoir ont dû à l’hos­pi­ta­li­té des grands sei­gneurs fran­çais et à l’exemple qu’ils ont don­né à l’Eu­rope. On ne dira jamais assez non plus ce qu’ils ont appris aux écri­vains, leur sens du style. Eux-mêmes ont été sou­vent des écri­vains supé­rieurs. La Roche­fou­cauld, Saint-Simon, le prince de Ligne, la mar­quise du Def­fand. Cela com­pense peut-être leur naï­ve­té politique. »

Marc Fuma­ro­li
Notre art de vivre est né du mariage des lettres et de l’é­pée, entre­tien. Pro­pos recueillis par Patrick Jan­sen, Enquête sur l’his­toire n°24, décembre 1997 – jan­vier 1998

On a beau dire qu’Internet est une interactivité mondiale…

« On a beau dire qu’Inter­net est une inter­ac­ti­vi­té mon­diale : il lui man­que­ra tou­jours ce qui fait le propre de la conver­sa­tion, comme d’ailleurs du théâtre : la pré­sence vivante, char­nelle, émo­tion­nelle d’un inter­lo­cu­teur avec lequel on se sent enga­gé dans un espace qui n’a rien de vir­tuel. »

Marc Fuma­ro­li
Notre art de vivre est né du mariage des lettres et de l’é­pée, entre­tien. Pro­pos recueillis par Patrick Jan­sen, Enquête sur l’his­toire n°24, décembre 1997 – jan­vier 1998

Il faut faire ses preuves devant soi-même…

« Il faut faire ses preuves devant soi-même, pour démon­trer que l’on est né pour l’indépendance et le com­man­de­ment, il faut les faire au bon moment. »

Frie­drich Nietzsche
Par delà le bien et le mal – Pré­lude d’une phi­lo­so­phie de l’avenir (Jen­seits von Gut und Böse – Vor­spiel einer Phi­lo­so­phie der Zukunft), 1886, trad. Hen­ri Albert, Mer­cure de France, 1913

Le simple jeu de l’imagination, cette faculté que nous avons de créer…

« Le simple jeu de l’i­ma­gi­na­tion, cette facul­té que nous avons de créer, par des mots, un monde irréel, et de l’im­po­ser, ne serait-ce que fugi­ti­ve­ment, à l’es­prit d’au­trui, c’est une sorte de sport, aus­si satis­fai­sant, à sa manière, que celui qui consiste à feindre une petite guerre entre deux équipes dont cha­cune s’ef­force de reje­ter, dans le camp adverse, un bal­lon ovale ou un bal­lon rond. »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

L’Europe, la vraie, ne se fera pas sans les peuples slaves…

« À côté des âne­ries du réa­lisme socia­liste” s’est déve­lop­pé, dans des cir­cons­tances dra­ma­tiques, un under­ground” est-euro­péen d’une vita­li­té sai­sis­sante, et d’une extra­or­di­naire qua­li­té. Quatre au moins, par­mi les plus grands écri­vains du siècle, nous viennent des pays com­mu­nistes : les Russes Boul­ga­kov, Siniavs­ki et Sol­jé­nit­syne ; le Tchèque Kun­de­ra. Si enne­mis que nous soyons de l’i­déo­lo­gie mar­xiste, nous main­te­nons que l’Eu­rope, la vraie, ne se fera pas sans les peuples slaves — encore moins contre eux ! »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

Tel est le romantisme : une passionnante plongée dans le subconscient européen…

« Tel est le roman­tisme : une pas­sion­nante plon­gée dans le sub­cons­cient euro­péen, un inven­taire, non encore exhaus­tif, mais déjà d’une richesse incroyable, de notre domaine cultu­rel. Après cela, l’Eu­rope se conso­lide sous la forme que nous lui connais­sons : bour­geoise, mer­can­tile, colo­nia­liste, démo­cra­ti­sante, nive­leuse, nationaliste… »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

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