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Personne ne nous dit pour quel destin nous sommes nés…

« Nous sommes aujourd’hui face à l’éventualité d’une infi­ni­té de des­tins qui vont, dans le registre des pos­si­bi­li­tés, de l’anéantissement défi­ni­tif que nous ont réser­vé nos adver­saires jusqu’à un nou­veau ras­sem­ble­ment si for­te­ment redou­té de ces mêmes adver­saires. Per­sonne ne nous dit pour quel des­tin nous sommes nés. […] On doit bien pou­voir lire quelque part dans l’idée que nous nous fai­sons de nous-mêmes ce qu’il va adve­nir de nous dans un monde qui ne cesse jamais de deve­nir l’Histoire dans la suite des évé­ne­ments. Ce ne sau­rait être que là où le des­tin ren­contre les hommes, là où le pré­sent ren­contre ceux qui triomphent de lui, là où l’avenir ren­contre ceux qui lui ouvrent la voie. »

Arthur Moel­ler van den Bruck
La révo­lu­tion des peuples jeunes, recueil de textes écrits entre 1916 et 1923, trad. Jean-Paul Allard, édi­tions Par­dès, 1993

À propos de l'auteur

Arthur Moeller van den Bruck, né le 23 avril 1876 à Solingen, en Westphalie, mort le 30 mai 1925 à Berlin, est un historien et écrivain considéré comme l’un des principaux initiateurs de la « révolution conservatrice » allemande. Alors qu'il avait fui le service militaire quelques années plus tôt, par esprit critique envers la société wilhelminienne, il rentre à Berlin en 1914 pour s'engager comme soldat de deuxième classe. En 1916, il rejoint le service de presse et de propagande de la Section militaire des affaires étrangères, où sa vocation d'écrivain politique se confirme. Après la révolution de novembre 1918, Moeller van den Bruck devint la figure de proue d'un cercle d'écrivains et d'idéologues hostiles à la fois au communisme et au libéralisme, nationalistes, mais sans nostalgie pour l'ère wilhelmienne, et qui refusaient de s'attacher à un parti politique. D'une santé nerveuse fragile, victime d'une dépression dont il ne se remit jamais, il se tue le 30 mai 1925.
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Un pays qui n’a plus de légendes…

« Un pays qui n’a plus de légendes, dit le poète, est condam­né à mou­rir de froid. C’est bien pos­sible. Mais un peuple qui n’aurait pas de mythes serait déjà mort. La fonc­tion de la classe par­ti­cu­lière de récits que sont les mythes est en effet d’exprimer dra­ma­ti­que­ment l’idéologie dont vit la socié­té, de main­te­nir devant sa conscience non seule­ment les valeurs qu’elle recon­naît et les idéaux qu’elle pour­suit de géné­ra­tion en géné­ra­tion, mais d’abord son être et sa struc­ture mêmes, les élé­ments, les liai­sons, les équi­libres, les ten­sions qui la consti­tuent, de jus­ti­fier enfin les règles et les pra­tiques tra­di­tion­nelles sans quoi tout en elle se disperserait. »

Georges Dumé­zil
Heur et mal­heur du guer­rier, Presses uni­ver­si­taires de France, 1969, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs, 1999

On n’a rien donné tant qu’on n’a pas tout donné…

« On n’a rien don­né tant qu’on n’a pas tout don­né. À com­men­cer par soi-même : son corps, son esprit et sa joie. Pour cela, for­mons une pha­lange d’hommes inac­ces­sibles au décou­ra­ge­ment, fidèles et inso­lents, radi­caux et intel­li­gents, réa­listes et révo­lu­tion­naires. Don­nons tout et ne leur lais­sons rien ! »

Julien Lan­gel­la
Refaire un peuple. Pour un popu­lisme radi­cal, édi­tions La Nou­velle Libraire, 2021

Ris donc ennemi féroce…

« Ris donc enne­mi féroce !
Mais prend garde car tout trépasse !
Seule la gloire ne s’éteindra pas ;
Elle ne s’éteindra pas, et racontera
Ce qui est adve­nu en ce monde,
Qui avait rai­son et qui avait tort,
Et de qui nous sommes les fils. »

Taras Chevt­chen­ko
Kob­zar (Кобзар), 1840, trad. de l’ukrainien par D. Cla­ri­nard, J. Horets­ka, E. Mas­sis, S. Maillot et T. Sirot­chouk, édi­tions Bleu & Jaune, 2015

Inverser rapidement le processus des déconstructeurs…

« Si, aujourd’hui, il n’est guère envi­sa­geable d’inverser rapi­de­ment le pro­ces­sus des décons­truc­teurs, du moins est-il pos­sible de faire ce salu­taire pas de côté, vers un ailleurs où trans­cen­der nos héri­tages. »

Anne-Laure Blanc
Pour un renou­veau artis­tique : l’exigence de la beau­té in Pour un réveil euro­péen, édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2020

Une nation n’est saine…

« Une nation n’est saine que si cha­cun s’y regarde comme un homme, non regar­dant der­rière soi, ni pre­nant le vent, ni ron­gé de peur, ni jaune d’ambition, non ten­dant la bouche à la gour­mette de quelque tra­hi­son, mais fidèle à sa parole d’homme, à l’enga­ge­ment avec lequel il est entré dans la vie, à la pro­messe faite non seule­ment à celui qui guide et dans lequel on le recon­naît, mais à tra­vers lui à tous les cama­rades de tra­vail et de combat. »

Mau­rice Bardèche
Qu’est-ce que le fas­cisme ?, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1961, édi­tions Kontre Kul­ture, 2019

Ça y est, c’est le bonheur…

« Ça y est, c’est le bon­heur, hein ? Il y a du sau­cis­son et des bananes. On se vautre dans la merde et on ne bouffe que de la nour­ri­ture impor­tée. Au lieu d’une Patrie, on a un immense super­mar­ché. »

Svet­la­na Aleksievitch
La fin de l’homme rouge ou le temps du désen­chan­te­ment (Время секонд хэнд (Конец красного человека), trad. Sophie Benech, édi­tions Actes Sud, 2013

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