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Les solutions de sortie de crise sont…

« Les solu­tions de sor­tie de crise sont, publi­que­ment du moins, toutes pla­cées sous le signe émi­nem­ment conve­nable de plus d’individualisme, plus d’opportunités pour tous, plus de mobi­li­té, ce qui signi­fie, concrè­te­ment, plus de liber­té de mou­ve­ment des capi­taux, plus d’échanges de biens et de ser­vices, plus d’ingérence et d’interdépendance, plus d’ouverture à l’envie et à la cupi­di­té, à la fin plus de cré­dit et de dettes, plus d’uniformité et de confor­mi­té – plus de tout ce qui a pro­vo­qué la crise. »

Her­vé Juvin
Le ren­ver­se­ment du monde. Poli­tique de la crise, édi­tions Gal­li­mard, 2010

À propos de l'auteur

Hervé Juvin est un essayiste français, député européen, membre du groupe Identité et Démocratie, élu en 2019 sur la liste présentée par le Rassemblement national. Dirigeant de sociétés, conseiller d’entreprises et d’institutions, il a consacré l’essentiel de son travail à éclairer les changements majeurs de nos sociétés, d’abord dans le domaine de l’économie (Le nouvel âge des marchés français, Les Djinns, 1990 ; Le devoir de gestion, Les Djinns, 1996), de l’écologie et des sciences humaines (L’avènement du Corps, Produire le Monde, Gallimard, 2004 et 2006), de la politique et de la géopolitique (Le renversement du monde et La grande séparation, Gallimard, 2010 et 2013 ; Le mur de l’Ouest n’est pas tombé, PG de Roux, 2015 ; Le gouvernement du Désir, Gallimard, 2016 et Le moment politique, Editions du Rocher, 2018).
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Il faut faire ses preuves devant soi-même…

« Il faut faire ses preuves devant soi-même, pour démon­trer que l’on est né pour l’indépendance et le com­man­de­ment, il faut les faire au bon moment. »

Frie­drich Nietzsche
Par delà le bien et le mal – Pré­lude d’une phi­lo­so­phie de l’avenir (Jen­seits von Gut und Böse – Vor­spiel einer Phi­lo­so­phie der Zukunft), 1886, trad. Hen­ri Albert, Mer­cure de France, 1913

Le simple jeu de l’imagination, cette faculté que nous avons de créer…

« Le simple jeu de l’i­ma­gi­na­tion, cette facul­té que nous avons de créer, par des mots, un monde irréel, et de l’im­po­ser, ne serait-ce que fugi­ti­ve­ment, à l’es­prit d’au­trui, c’est une sorte de sport, aus­si satis­fai­sant, à sa manière, que celui qui consiste à feindre une petite guerre entre deux équipes dont cha­cune s’ef­force de reje­ter, dans le camp adverse, un bal­lon ovale ou un bal­lon rond. »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

L’Europe, la vraie, ne se fera pas sans les peuples slaves…

« À côté des âne­ries du réa­lisme socia­liste” s’est déve­lop­pé, dans des cir­cons­tances dra­ma­tiques, un under­ground” est-euro­péen d’une vita­li­té sai­sis­sante, et d’une extra­or­di­naire qua­li­té. Quatre au moins, par­mi les plus grands écri­vains du siècle, nous viennent des pays com­mu­nistes : les Russes Boul­ga­kov, Siniavs­ki et Sol­jé­nit­syne ; le Tchèque Kun­de­ra. Si enne­mis que nous soyons de l’i­déo­lo­gie mar­xiste, nous main­te­nons que l’Eu­rope, la vraie, ne se fera pas sans les peuples slaves — encore moins contre eux ! »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

Tel est le romantisme : une passionnante plongée dans le subconscient européen…

« Tel est le roman­tisme : une pas­sion­nante plon­gée dans le sub­cons­cient euro­péen, un inven­taire, non encore exhaus­tif, mais déjà d’une richesse incroyable, de notre domaine cultu­rel. Après cela, l’Eu­rope se conso­lide sous la forme que nous lui connais­sons : bour­geoise, mer­can­tile, colo­nia­liste, démo­cra­ti­sante, nive­leuse, nationaliste… »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

L’Europe est née d’une catastrophe…

« L’Eu­rope est née d’une catastrophe.
Avant elle, il y avait l’Em­pire romain, empire médi­ter­ra­néen, donc mari­time et non conti­nen­tal. Bien avant sa chute, il s’é­tait divi­sé, déjà, en deux par­ties cultu­rel­le­ment dis­tinctes : l’Em­pire d’O­rient qui par­lait grec, et l’Em­pire d’Oc­ci­dent qui par­lait latin — l’un et l’autre ron­gés en dedans par la lèpre chré­tienne.
Lors des grandes inva­sions du Ve siècle, l’Em­pire d’O­rient résiste, et il résis­te­ra pen­dant tout le moyen-âge. Mais l’Oc­ci­dent s’ef­fondre et se voit contraint d’a­dop­ter une atti­tude col­la­bo­ra­trice”, en s’ef­for­çant de main­te­nir une cer­taine conti­nui­té cultu­relle. Le schisme entre catho­liques et ortho­doxes n’est pas autre chose que le reflet de cette sépa­ra­tion politique. »

Pierre Gri­pa­ri
Cri­tique et auto­cri­tique, édi­tions L’Âge d’Homme, 1981

Une nouvelle Révolution ? Nous y sommes prêts…

« Une nou­velle Révo­lu­tion ? Nous y sommes prêts. Mieux encore, nous la vou­lons, et enten­dons l’insuffler. Pré­ci­sé­ment au moment où s’achèvent et s’épuisent de nom­breux cycles his­to­riques et idéo­lo­giques, dont prin­ci­pa­le­ment celui de la moder­ni­té mar­chande, indi­vi­dua­liste et libé­rale” impo­sée par les Lumières. »

Gré­goire Gambier 
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té (conclu­sion), Oli­vier Eichen­laub dir., La Nou­velle Librai­rie édi­tions, Coll. Iliade, 2020

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