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Les idées ont leur importance en histoire, les institutions également…

« Les idées ont leur impor­tance en his­toire, les ins­ti­tu­tions éga­le­ment. La nation, telle que l’a consti­tuée la Décla­ra­tion des droits de l’homme et du citoyen (27 août 1789), est une socié­té indi­vi­dua­liste et théo­ri­que­ment éga­li­taire. […] En inter­di­sant les asso­cia­tions de métier, au moment où s’annonçait la nais­sance de la grande indus­trie, l’individualisme révo­lu­tion­naire a mis le sala­rié dans une posi­tion infé­rieure en face du patron, don­neur de tra­vail, dis­pa­ri­té qui sera l’occasion d’abus et de troubles sociaux. »

Pierre Gaxotte
His­toire de France, cha­pitre VII « Révo­lu­tions et Res­tau­ra­tions », édi­tions Hachette, 1960

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Quand on sera au bord du trou faudra pas faire les malins…

« La grande défaite, en tout, c’est d’oublier, et sur­tout ce qui vous a fait cre­ver, et de cre­ver sans com­prendre jamais jusqu’à quel point les hommes sont vaches. Quand on sera au bord du trou fau­dra pas faire les malins nous autres, mais fau­dra pas oublier non plus, fau­dra racon­ter tout sans chan­ger un mot, de ce qu’on a vu de plus vicieux chez les hommes et puis poser sa chique et puis des­cendre. Ça suf­fit comme bou­lot pour une vie toute entière. »

Louis-Fer­di­nand Céline
Voyage au bout de la nuit (1932), édi­tions Gal­li­mard, coll. « Folio », 1972

Il vaut la peine d’admirer aussi ce point de l’œuvre de Lycurgue…

« Il vaut la peine d’admirer aus­si ce point de l’œuvre de Lycurgue : il est par­ve­nu à impo­ser dans la cité que la belle mort est pré­fé­rable à la vie hon­teuse ; et en effet, si on pro­cé­dait à un exa­men pré­cis, on trou­ve­rait qu’il en meurt moins par­mi les tenants de cette mort que par­mi ceux qui ont choi­si de s’éloigner du lieu effrayant. A dire vrai, le salut accom­pagne la ver­tu pour un temps plus long qu’il n’accompagne la lâche­té ; et en effet, la ver­tu est plus aisée, plus agréable, plus fer­tile et plus solide. »

Xéno­phon
Consti­tu­tion des Lacé­dé­mo­niens, trad. Michel Case­vitz, édi­tions Les Belles Lettres, 2008

Dans les autres cités, chaque fois que surgit un lâche…

« Dans les autres cités, chaque fois que sur­git un lâche, il a juste l’appellation de lâche et le lâche va sur l’agora, siège et s’exerce au même endroit que le brave, s’il le veut ; à Lacé­dé­mone, cha­cun rou­gi­rait d’avoir le lâche pour com­men­sal, de l’avoir pour com­pa­gnon d’exercices à la lutte. »

Xéno­phon
Consti­tu­tion des Lacé­dé­mo­niens, trad. Michel Case­vitz, édi­tions Les Belles Lettres, 2008

Je ne pense pas que même le Pouvoir…

« Je ne pense pas que même le Pou­voir ou la Domi­na­tion soit le véri­table centre de mon his­toire. Cela four­nit le thème de la Guerre, d’une chose suf­fi­sam­ment sombre et mena­çante pour paraître d’une impor­tance extrême, à cette époque ; mais il s’agit avant tout d’un cadre” per­met­tant aux per­son­nages de se révé­ler. Le véri­table thème, pour moi, est lié à quelque chose de beau­coup plus intem­po­rel et dif­fi­cile : la Mort et l’Immor­ta­li­té : le mys­tère de l’amour du monde dans le cœur d’un peuple condam­né” à le quit­ter et à le perdre (appa­rem­ment). »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n° 186, édi­ter par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

Mes opinions politiques penchent de plus en plus vers l’Anarchie…

« Mes opi­nions poli­tiques penchent de plus en plus vers l’Anar­chie (au sens phi­lo­so­phique, dési­gnant l’abolition du contrôle, non pas des hommes mous­ta­chus avec des bombes) – ou vers la Monar­chie non consti­tu­tion­nelle”. J’arrêterais qui­conque uti­lise le mot État (dans un sens autre que le domaine inani­mé qui recouvre l’Angleterre et ses habi­tants, chose qui n’a ni pou­voir, ni droits, ni esprit) ; et après lui avoir lais­sé une chance de se rétrac­ter, l’exécuterais s’il s’obstinait ! »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n° 52, édi­ter par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

Ce n’est pas le non-humain ni l’humain…

« Ce n’est pas le non-humain (par ex. la météo) ni l’humain (même dans son pire aspect), mais le fait par l’humain qui est au final déses­pé­rant et insup­por­table. Si un ragnarök brû­lait tous les tau­dis et les usines à gaz, et les garages miteux, et les ban­lieues éclai­rées à la lampe à arc, il pour­rait brû­ler pour moi toutes les œuvres d’art – et je retour­ne­rais aux arbres ».

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n° 83, édi­ter par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

Il ne peut y avoir d’“histoire” sans chute…

« Il ne peut y avoir d’“his­toire” sans chute – toutes les his­toires traitent en défi­ni­tive de la chute. »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n° 131, édi­ter par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

Je m’étais assigné une tâche…

« Je m’étais assi­gné une tâche, dont j’ai plei­ne­ment admis l’arrogance et qui m’a fait fré­mir – pour être pré­cis : rendre aux Anglais une tra­di­tion épique et leur pré­sen­ter une mytho­lo­gie qui leur soit propre –, et c’est une chose mer­veilleuse que l’on me dise que j’y suis par­ve­nu, au moins auprès de ceux qui n’ont pas encore le cœur et l’esprit enténébrés. »

John Ronald Reuel Tolkien
Lettres (1981), n° 180, édi­ter par Hum­phrey Car­pen­ter et Chris­to­pher Tol­kien, trad. Del­phine Mar­tin et Vincent Fer­ré, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 2005

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