Citation

Les Européens sont des chiens de Pavlov qu’on s’emploie à dresser…

« Les Euro­péens à qui on veut faire ava­ler sans bron­cher un des mou­ve­ments de popu­la­tion les plus colos­saux de l’histoire ne sont pas des citoyens qu’on veut convaincre, mais des chiens de Pav­lov qu’on s’emploie à dres­ser. »

Slo­bo­dan Despot
Entre­tien accor­dé à la revue Rébel­lion, nº 55, juillet-août 2012

À propos de l'auteur

Slobodan Despot, né le 24 juillet 1967 à Sremska Mitrovica (Voïvodine, ex-Yougoslavie, actuellement Serbie), est un éditeur et écrivain suisse d'origine serbe. Il est le cofondateur et le directeur des éditions Xenia. Il collabora quinze ans durant avec les éditons L'Âge d'Homme, tout d'abord comme traducteur - presque essentiellement dans le domaine de la littérature serbo-croate - et en fut brièvement directeur. Au travers de son activité d’éditeur, mais également de son blog et de ses interventions médiatiques, Slobodan Despot défend une conception de l’homme et de la société fondée à la fois sur l’enracinement et l’autonomie des individus et des communautés. Adversaire de tout conformisme, il est l’un des rares à combattre le politiquement correct de tous bords, de gauche comme de droite. Chrétien, baptisé orthodoxe à 21 ans, il n’adhère à aucun parti politique mais se déclare sceptique vis-à-vis du capitalisme globalisé et du développement industriel. Il souligne fréquemment l’influence sur ses propres idées de certains auteurs qu’il a traduits ou publiés, comme Karl Hess, Éric Werner, C. S. Lewis ou Alexandre Zinoviev. Ses derniers ouvrages sont Le Miel : roman (éditions Gallimard, 2014) et Le Rayon bleu : roman (éditions Gallimard, 2017).
Dernières citations ajoutées

Les 10 dernières citations

Les droits de l’homme ne sont pas pour n’importe quel individu…

« Mais les droits de l’homme ne sont pas pour n’importe quel indi­vi­du. Les droits de l’homme sont amé­na­gés pour le pro­fit d’une classe sociale, du côté de laquelle Locke est enga­gé ; la classe des riches. La cri­tique de Marx est fon­dée. Les droits de l’homme de 1789 ser­virent la des­truc­tion de la monar­chie, mais lui sub­sti­tuèrent une oli­gar­chie. Ils ont signi­fié la domi­na­tion poli­tique de la classe bour­geoise ; dans l’économie du capitalisme. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

L’état de nature revêt la fonction d’une hypothèse scientifique…

« L’état de nature revêt la fonc­tion d’une hypo­thèse scien­ti­fique. L’état de nature est fait d’une pous­sière d’hommes iso­lés, et la socié­té, les ins­ti­tuions seront néces­sai­re­ment recons­truites à par­tir des hommes. Ren­ver­se­ment de la phi­lo­so­phie d’Aris­tote. Car Aris­tote observe dans la nature” des hommes enser­rés dans des groupes sociaux ; l’homme est natu­rel­le­ment poli­tique. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

Cette science du droit n’est pas concentrée sur l’individu…

« Cette science du droit n’est pas concen­trée sur l’individu. Elle ne fait pas de robin­son­nades. Héri­tière de la phi­lo­so­phie réa­liste de l’Antiquité, elle envi­sage l’individu tel qu’il est, situé dans un groupe. Le droit est rela­tion aux autres, avec qui nous com­mu­ni­quons par l’intermédiaire du par­tage des choses extérieures. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

C’est un thème éminemment grec que celui du droit…

« C’est un thème émi­nem­ment grec que celui du droit. Aris­tote est le pre­mier phi­lo­sophe du droit au sens strict. Les stoï­ciens s’occupèrent sur­tout de morale. Pla­ton avait les yeux tour­nés vers le ciel. Aris­tote regarde vers la terre. Tant en Grèce que pour les Romains, l’idée de droit est soli­daire de celle de jus­tice. Jus dérive de jus­ti­tia. »

Michel Vil­ley
Le droit et les droits de l’homme, Presses Uni­ver­si­taires de France, coll. Qua­drige, 2014

Le fric qui efface paysages et pays est un phénomène bactérien…

« Le fric qui efface pay­sages et pays est un phé­no­mène bac­té­rien, cor­rup­teur et des­truc­teur. Aux biens natu­rels, au plai­sir de l’œuvre per­son­nelle, il sub­sti­tue ses fan­tasmes qui se suc­cèdent sur l’écran de télé qu’on offre au peuple en guise de vie. Les vraies richesses qui sont le fruit de la terre ou le don de l’homme, le fric si prompt à nous en pri­ver, est impuis­sant à nous les don­ner. Vrai­ment, où va le fric ? Ques­tion stu­pide : au fric. »

Ber­nard Charbonneau
Il court, il court le fric…, édi­tions Opales, 1996

Auteurs

Auteurs récemment ajoutés