« Un homme sans courage ni bravoure est une chose. »
Napoléon Bonaparte
Virilités, maximes et pensées compilées par Jules Bertaut, éditions Sansot et Cie, 1912
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« Un homme sans courage ni bravoure est une chose. »
Napoléon Bonaparte
Virilités, maximes et pensées compilées par Jules Bertaut, éditions Sansot et Cie, 1912
« L’heure est au parler vrai, entre soldats qui vont au feu. Les mâchoires sont crispées, les phrases sont courtes, les regards directs. Demain, nous aurons des morts et des blessés, mais il faudra poursuivre, tirer, pousser nos hommes. C’est le rôle des officiers et des sous-officiers. […] Il leur faudra ne pas lâcher, ne pas subir. Il leur faudra la volonté, celle qui fait la différence, celle qui fait plier l’adversaire, celle qui entraîne les hommes malgré la mort du voisin, les cris des blessés. »
Général Bernard Barrera
Opération Serval, Notes de guerre — Mali 2013, éditions du Seuil, 2015
« Je me levai, tout entier. […] Qu’est-ce qui soudain jaillissait ? Un chef. Non seulement un homme, un chef. Non seulement un homme qui se donne, mais un homme qui prend. Un chef, c’est un homme à son plein ; l’homme qui donne et qui prend dans la même éjaculation. J’étais un chef. Je voulais m’emparer de tous ces hommes autour de moi, m’en accroître, les accroître par moi et nous lancer tous en bloc, moi en pointe, à travers l’univers. »
Pierre Drieu la Rochelle
La Comédie de Charleroi, 1934, éditions Gallimard, coll. L’Imaginaire, 1996
« Nous perdrons si nous nous obstinons à ne pas comprendre où est le champ de bataille : dans le monde entier et dans le cœur de chaque homme. »
Jean Mabire
La torche et le glaive, éditions Libres opinions, 1994
« Si l’emblème des samouraïs est la fleur de cerisier qui tombe avant d’être fanée, ce n’est pas un hasard. »
Dominique Venner
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013
« Sept cavaliers quittèrent la Ville au crépuscule, face au soleil couchant, par la porte de l’Ouest qui n’était plus gardée. Tête haute, sans se cacher, au contraire de tous ceux qui avaient abandonné la Ville, car ils ne fuyaient pas, ils ne trahissaient rien, espéraient moins encore et se gardaient d’imaginer. Ainsi étaient-ils armés, le cœur et l’âme désencombrés scintillant froidement comme du cristal, pour le voyage qui les attendait. »
Jean Raspail
Sept cavaliers quittèrent la Ville au crépuscule par la porte de l’Ouest qui n’était plus gardée, Robert Laffont, 1993
« On ne se bat bien que pour les causes qu’on se modèle soi-même, et avec lesquelles on se brûle en s’identifiant. »
René Char
Feuillets d’Hypnos, éditions Gallimard, coll. Espoir, 1946
« Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l’on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n’assiège plus parce que la vie s’en est allée. »
Jean Raspail
exergue au site jean-raspail.net, 2014
« Le cycle mystérieux de la chute et du refait saisonnier de ses bois l’assimile à l’arbre de vie. La sève qui nourrit sa ramure surgit des mêmes sources que la semence inépuisable dont il inonde le ventre des biches à la saison du brame. Dans le refait de ses bois, dans l’ivresse du rut et dans le combat contre ses rivaux, il est la fécondité incarnée, l’image vivante de la perpétuelle régénération de la nature. Depuis les temps les plus reculés, sa majesté, sa ramure et sa fertilité ont acquis un pouvoir sans égal sur l’imagination des hommes. »
Dominique Venner
Dictionnaire amoureux de la chasse, éditions Plon, coll. Dictionnaire amoureux, 2006
« Ainsi, quand sur le champ de bataille, la trompette appelle à l’assaut, les bons guerriers dans leur agonie s’arrachent encore au sol où ils gisent. »
Ernst Jünger
Sur les falaises de marbre (Auf den Marmorklippen) 1939, trad. Henri Thomas, éditions Gallimard 1942, coll. L’Imaginaire, 2017
« Nous avions soif d’éclairs et d’actions, nous restions bien loin du bonheur des débiles, bien loin de la « résignation »… Notre atmosphère était chargée d’orage, la nature que nous sommes s’obscurcissait – car nous n’avions pas de chemin. Voici la formule de notre bonheur : un oui, un non, une ligne droite, un but… »
Friedrich Nietzsche
L’Antéchrist, Imprécation contre le christianisme, (Der Antichrist, Fluch auf das Christentum), 1896, trad. Eric Blondel, éditions Garnier-Flammarion, 1994