Citation

J’aimais afficher, devant ses amis épouvantés, des idées…

« Lise, naguère uni­que­ment pré­oc­cu­pée par la lit­té­ra­ture, com­men­çait à se sen­tir concer­née par les grands com­bats contre les domi­nants. Par contre­coup, la droite et l’ex­trême droite me deve­naient aimables et j’ai­mais affi­cher, devant ses amis épou­van­tés, des idées qu’ils jugeaient « nau­séa­bondes », de la même façon qu’au­tre­fois, devant les bigots, les liber­tins s’a­mu­saient à nier l’exis­tence de Dieu. »

Patrice Jean
L’homme sur­nu­mé­raire, Édi­tions du Rocher, 2019

À propos de l'auteur

Patrice Jean naît à Nantes en 1966. Après des études de philosophie, il devient professeur de lettres modernes. En 1993, il publie, avec deux amis, Benoît Richard et Christophe Bonneau, un recueil ironique des pensées de Thierry Roland et Jean-Michel Larqué (éditions du Seuil) ; en 2013, un premier roman est publié aux éditions Rue Fromentin : La France de Bernard. Chez le même éditeur, il publie Les Structures du mal en 2015, Revenir à Lisbonne en 2016 et L'Homme surnuméraire en 2017.Selon Michel Marmin, Patrice Jean appartient à la race des romanciers « qui ont un œil ouvert sur le monde, l’autre tourné vers l’intérieur, vers les mystères, les attraits et les pièges de la psyché », d’où un « esprit extraordinairement subversif » (Éléments, n°159). Olivier Maulin considère que Patrice Jean, notamment dans L'Homme surnuméraire, montre la déchéance de notre époque « emprisonnée dans ses libérations, abêtie par son idéologie, prête désormais à tout sacrifier, jusqu’à la liberté, pour accomplir sa parousie progressiste, ce totalitarisme qui arrive en rampant » (L'Atelier du roman, no 76).