« Ils faisaient preuve ainsi de deux qualités que tout homme digne de ce nom réunit : l’amour de la vie et le mépris de la mort. »
Ernst Jünger
Lieutenant Sturm (Sturm), 1923 et 1963, trad. Philippe Giraudon, éditions Viviane Hamy, 1991
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« Ils faisaient preuve ainsi de deux qualités que tout homme digne de ce nom réunit : l’amour de la vie et le mépris de la mort. »
Ernst Jünger
Lieutenant Sturm (Sturm), 1923 et 1963, trad. Philippe Giraudon, éditions Viviane Hamy, 1991
« Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations. »
Dominique Venner
« Les raisons d’une mort volontaire », dernière lettre, 21 mai 2013
« Les hommes comme les étoiles reçoivent à leur naissance un gisement intérieur. Ils puiseront dedans et convertiront leurs ressources en actes, en paroles, en pensée, en œuvre d’art. Et comme les étoiles, certains hommes se révéleront plus brillants que d’autres. Et comme les étoiles, le souvenir de certains hommes nous parviendra bien après leur mort. »
Sylvain Tesson
Éloge de l’énergie vagabonde, éditions des Equateurs, 2007
« Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants. »
François-René de Chateaubriand
Mémoires d’outre-tombe, 1849 – 1850, tome 4, éditions Le Livre de poche, 2002
« Le déracinement est de loin la plus dangereuse maladie des sociétés humaines, car il se multiplie lui-même. Des êtres vraiment déracinés n’ont guère que deux comportements possibles : ou ils tombent dans une inertie de l’âme presque équivalente à la mort, comme la plupart des esclaves au temps de l’Empire romain, ou ils se jettent dans une activité tendant toujours à déraciner, souvent par les méthodes les plus violentes, ceux qui ne le sont pas encore ou qui ne le sont qu’en partie. (…) Qui est déraciné déracine. Qui est enraciné ne déracine pas. »
Simone Weil
L’enracinement, 1943, éditions Gallimard, 1949
« Tout déserteur face à l’ennemi sera abattu par ses camarades. La désertion en campagne est punie par l’exécution capitale. »
Anonyme
Le Code des Lansquenets, article 1
« À l’époque romaine archaïque, la devotio était une sorte de suicide accompli pour le salut de la patrie, un serment par lequel un général s’offrait en sacrifice aux dieux en échange de la victoire. »
Dominique Venner
Histoire et tradition des Européens, Éditions du Rocher, coll. Histoire, 2002
« Une société sans croyance forte est une société qui meurt. »
Régis Debray
Entretien avec J.P. Enthoven in Le Nouvel observateur, 10 octobre 1981
« Le monde moderne avilit. Il avilit la cité ; il avilit l’homme. Il avilit l’amour ; il avilit la femme. Il avilit la race ; il avilit l’enfant. Il avilit la nation ; il avilit la famille, (…) il avilit la mort. »
Charles Péguy
De la situation faite au parti intellectuel dans le monde moderne devant les accidents de la gloire temporelle, Les Cahiers de la Quinzaine, IX‑1, 1907, in Œuvres en prose complètes, Tome II, éditions Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1988
« La mort est meilleure que l’esclavage, disent les vieux paysans frisons. Renversez cet aphorisme et vous aurez la formule de toutes les civilisations tardives. »
Oswald Spengler
Le Déclin de l’Occident, 1918 – 1922, Gallimard, 1948
« L’heure est au parler vrai, entre soldats qui vont au feu. Les mâchoires sont crispées, les phrases sont courtes, les regards directs. Demain, nous aurons des morts et des blessés, mais il faudra poursuivre, tirer, pousser nos hommes. C’est le rôle des officiers et des sous-officiers. […] Il leur faudra ne pas lâcher, ne pas subir. Il leur faudra la volonté, celle qui fait la différence, celle qui fait plier l’adversaire, celle qui entraîne les hommes malgré la mort du voisin, les cris des blessés. »
Général Bernard Barrera
Opération Serval, Notes de guerre — Mali 2013, éditions du Seuil, 2015
« Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l’on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n’assiège plus parce que la vie s’en est allée. »
Jean Raspail
exergue au site jean-raspail.net, 2014