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Il y a toujours une route. Les autres sont sur la plage…

« Il y a tou­jours une route. Les autres sont sur la plage ou la place, à la foire ou au mee­ting, au ciné­ma ou… Écarte-toi. Prends ce sen­tier que per­sonne n’emprunte. Je vais me perdre !” Te perdre où ? Par rap­port à quelle borne ? Arrête de dire des sot­tises. Dès que tu seras enga­gé sur cette voie, c’est toi qui es la flèche et la direc­tion. Tu ne suis pas l’exemple. Tu es l’exemple. »

Jean Cau
Le Che­va­lier, la mort et le diable, édi­tions de La Table ronde, 1977

À propos de l'auteur

Jean Cau, né en 1925 et mort en 1993, est un écrivain, journaliste et polémiste français. Secrétaire de Jean-Paul Sartre de 1946 à 1957, il écrit dans Les Temps modernes, avant de devenir journaliste à L'Express, à France Observateur, au Figaro littéraire et à Paris Match. Il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, romans, essais, pamphlets et pièces de théâtre ainsi que de plusieurs scénarios de film. Il est récompensé du prix Goncourt pour son roman La Pitié de Dieu en 1961. Dans les années 1970, il se rapproche de la Nouvelle droite avec des articles polémiques, fustigeant la décadence de l'Europe ou exaltant le combat et les traditions européennes, qui paraîtront notamment dans Éléments. Il consacre également de nombreux textes à sa passion pour la tauromachie, qu'il considère comme un art et un héritage ancestral de rites et de jeux païens.
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L’optimisme historique signifie qu’on sait la vérité, si cruelle qu’elle soit…

« Celui qui dira que nous sommes condam­nés et que c’est pour­quoi nous devons com­battre jusqu’au bout (comme disent les Russes, tant qu’à mou­rir, il faut le faire en musique), celui-là ne sera pas un pes­si­miste. Ce sera un opti­miste his­to­rique. L’opti­misme his­to­rique signi­fie qu’on sait la véri­té, si cruelle qu’elle soit, et qu’on est déter­mi­né à se battre, quoi qu’il en coûte. L’optimisme his­to­rique ne compte sur rien ni per­sonne, sauf sur soi-même et sur la bagarre. »

Alexandre Zino­viev
Nous et l’Occident, édi­tions de L’Âge d’homme, 1981, trad. Wla­di­mir Bere­lo­witch, édi­tions Gal­li­mard, coll. Idées, 1982

La volonté de restaurer le passé…

« La volon­té de res­tau­rer le pas­sé, quand bien même elle peut être tou­chante, est fon­da­men­ta­le­ment impo­li­tique : cela n’arrivera pas, et s’accrocher à ce rêve est vain. En revanche, les valeurs héri­tées du pas­sé, les struc­tures men­tales, les manières de pen­ser l’homme et la socié­té qui ont été propres au monde féo­dal peuvent nous inspirer. »

Guillaume Tra­vers
Entre­tien au site La Droite de demain, 15 février 2021

Ne pas mourir est une chose. Vivre en est une autre…

« Ne pas mou­rir est une chose. Vivre en est une autre.
Nous entrons dans une ère où l’homme cultive et mul­ti­plie tous les moyens de ne pas mou­rir (méde­cine, confort, assu­rances, dis­trac­tions) – tout ce qui per­met d’étirer ou de sup­por­ter l’existence dans le temps, mais non pas de vivre.
Nous voyons poindre l’aurore dou­teuse et bâtarde d’une civi­li­sa­tion où le sou­ci sté­ri­li­sant d’échapper à la mort condui­ra les hommes à l’oubli de la vie. »

Gus­tave Thibon
Notre regard qui manque à la lumière, 1955, édi­tions Fayard, 1995

De là cette chaleur et cette bousculade vers la culture…

« De là cette cha­leur et cette bous­cu­lade vers la culture, ce zèle pour une réforme phi­lo­so­phique de l’éducation et de l’ensemble des formes sociales et poli­tiques de l’humanité, qui font de l’époque de l’Aufklä­rung si sou­vent dépré­ciée une époque si digne d’être hono­rée. Un témoi­gnage impé­ris­sable de cet esprit, nous le pos­sé­dons dans l’hymne magni­fique « À la joie » que l’on doit à Schil­ler et à Bee­tho­ven. Nous ne pou­vons plus entendre cet hymne aujourd’hui qu’avec dou­leur. On ne peut ima­gi­ner contraste plus grand que celui de la situa­tion de ce temps avec notre situa­tion présente. »

Edmund Hus­serl
La crise des sciences euro­péennes et la phé­no­mé­no­lo­gie trans­cen­dan­tale (Die kri­sis der euro­pai­schen wis­sen­schaf­ten und die trans­zen­den­tale phae­no­me­no­lo­gie), 1954, trad. Gérard Gra­nel, édi­tions Gal­li­mard, coll. Tel, 1989

Le nom de Céline appartient à la littérature…

« Le nom de Céline appar­tient à la lit­té­ra­ture, c’est à dire à l’histoire de la liber­té. Par­ve­nir à l’en expul­ser afin de le confondre tout entier avec l’histoire de l’antisémitisme, et ne plus le rendre inou­bliable que par-là, c’est le tra­vail par­ti­cu­lier de notre époque, tant il est vrai que celle-ci, désor­mais, veut igno­rer que l’Histoire était cette somme d’erreurs consi­dé­rables qui s’appelle la vie, et se ber­cer de l’illusion que l’on peut sup­pri­mer l’erreur sans sup­pri­mer la vie. Et, en fin de compte, ce n’est pas seule­ment Céline qui sera liqui­dé, mais aus­si, de proche en proche, toute la lit­té­ra­ture, et jusqu’au sou­ve­nir même de la liber­té. »

Phi­lippe Muray
Céline, édi­tions Gal­li­mard, coll. Tel, 2001

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