Aller au contenu
Un projet de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne
CITATIO

677citations

Thème

Citations sur l'identité

Des citations de Dominique Venner, Jean Raspail, Jean-Yves Le Gallou et Sylvain Tesson, choisies et vérifiées sur l’édition citée.

Les 677 citations sur l'identité

Page 28 sur 57

On peut juger une race sur l’allure de ses femmes…

« On peut juger une race sur l’allure de ses femmes. C’est le meilleur test. Je regardai le visage de Mlle Baldwin, encadré par deux nattes blondes : même masque d’immobilité heureuse que celui du vieux guerrier. Il était quatre heures de l’après-midi lorsqu’ils commencèrent à tourner. À quatre heures du matin, lorsque je les quittai, ils tournaient toujours. Aucun d’entre eux, ni M. le banquier, ni M. le directeur, n’étaient encore revenus sur terre. »

Jean Raspail Journal peau-rouge, éditions Robert Laffont, 1975

Un mot encore, Monseigneur…

« Un mot encore, Monseigneur.
On pourrait croire, à me lire, que vous représentiez le passé. N’est-ce pas l’avenir, au contraire, que vous annoncez ? Face au nouvel “ordre” mondial qui s’avance, le devoir d’insurrection… »

Jean Raspail Le Roi au-delà de la mer, éditions Albin Michel, 2000

Votre royaume est double Monseigneur…

« Votre royaume est double Monseigneur. Il y a le royaume visible, un peuple et un territoire. Vous n’en êtes plus le roi, vous n’en êtes pas le roi, vous n’en serez sans doute plus jamais le roi. Et il y a le royaume invisible, celui qui n’a ni terres ni frontières, ce qui est un élan de l’âme. Celui-là est le fondement de l’autre et c’est pour le moment le seul qui vous reste. Ne le risquez pas dans la cohue et la confusion. Emportez-le avec vous en exil. »

Jean Raspail Le Roi au-delà de la mer, éditions Albin Michel, 2000

L’Appel se faisait entendre…

« Une nuit, il fut réveillé tout à coup en sursaut : alerte, les yeux brillants, les narines frémissantes, le poil hérissé en vagues… L’Appel se faisait entendre, et tout près cette fois. Jamais il ne l’avait distingué si clair et si net. Cela ressemblait au long hurlement du chien indigène. Et, dans ce cri familier, il reconnut cette voix, entendue jadis, qu’il cherchait depuis des semaines, et des mois. »

Jack London L'Appel de la forêt (The Call of the Wild), 1903, trad. Raymonde de Galard, Éditions du Rocher, coll. Motifs, 2006

Ainsi sont les âmes…

« Ainsi sont les âmes. Elles se mélangent parfois, après avoir quitté la petite patrie, à d’autres âmes venues de partout, elles se mêlent dans le plus odieux des creusets, dans la plus bruyante des promiscuités, mais elles gardent le bouquet, la saveur et l’accent qui rappellent le terroir. »

Henri Vincenot Récits des friches et des bois, éditions Anne Carrière, 1997

Les descendants des anciens preux, les dernières branches…

« Plus que ces douairières, les hommes rassemblés autour d’un whist, se révélaient ainsi que des êtres immuables et nuls ; là, les descendants des anciens preux, les dernières branches des races féodales, apparurent à des Esseintes sous les traits de vieillards catarrheux et maniaques, rabâchant d’insipides discours, de… »

Joris-Karl Huysmans À Rebours, 1884, éditions Gallimard, 1977, coll. Folio classique, 2022

En Jeanne nous voyons agir, à son insu…

« « En Jeanne nous voyons agir, à son insu, les vieilles imaginations celtiques. Le paganisme supporte et entoure cette sainte chrétienne. La Pucelle honore les saints, mais d’instinct elle préfère ceux qui abritent sous leurs vocable les fontaines fées. Les diverses puissances religieuses éparses dans cette vallée… »

Maurice Barrès L'œuvre de Maurice Barrès (Philippe Barrès, Maurice Barrès), tome XII, éditions Au Club de l'honnête homme, 1967

Si l’idéal chevaleresque et la conscience de la chrétienté…

« Si l’idéal chevaleresque et la conscience de la chrétienté sont sortis des croisades, la patrie française est sortie de la guerre de Cent ans. Cette conscience avait déjà tressailli dans la chanson de Roland, où le nom de « douce France » vibre avec une émotion particulière quand les preux, revenant d’Espagne, aperçoivent du haut des Pyrénées les rives de l’Adour. »

Édouard Schuré Les grandes légendes de France, 1892, éditions Collection XIX, 2016

La mort demeure, quoi qu’il arrive, l’héroïne…

« La mort demeure, quoi qu’il arrive, l’héroïne de la tragédie dont le matador est le héros et à qui elle délègue un ambassadeur extraordinaire, cet animal sacrifié, cet animal sacrifié d’avance, chargé de négocier leurs noces, noces les plus étranges et les plus obscures qui soient. »

Jean Cocteau La corrida du 1er mai, Éditions Grasset, 1967

La beauté du torero est la plus classique…

« La beauté du torero est la plus classique : elle suppose élégance, harmonie des mouvements, perfection des formes, équilibre des masses. Le torero crée des formes, œuvres humaines, à partir de chaos – la charge naturelle d’un taureau. Immobile, il met, d’un geste, de l’ordre là où il n’y avait que désordre et mouvement. »

Francis Wolff 50 raisons de défendre la corrida, éditions Fayard, coll. Mille et une nuits, 2010

Aimer la corrida…

« Je l’ai dit et répété : aimer la corrida, (plus profondément et justement exprimé, aimer les toros) c’est espérer, c’est croire à la Terre promise, c’est passer des après-midi à être l’orpailleur qui, quand le soir tombe, n’aperçoit dans son tamis que quelques paillettes d’or. »

Jean Cau Les Oreilles et la queue, 1961, éditions Gallimard, coll. Hors série Connaissance, 1990

Soutenir CITATIO

Un travail long et exigeant, que vous pouvez nous aider à poursuivre

Nous menons un travail long et exigeant afin d’assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût, que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.

Faire un don