« La modernité n’est pas en crise, la modernité est un régime de crise à part entière. »
Baptiste Rappin
De l’exception permanente : Théologie de l’organisation Vol 2, Les éditions Ovadia, coll. Les carrefours de l’être, 2018
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« La modernité n’est pas en crise, la modernité est un régime de crise à part entière. »
Baptiste Rappin
De l’exception permanente : Théologie de l’organisation Vol 2, Les éditions Ovadia, coll. Les carrefours de l’être, 2018
« Le management moderne a un lien avec un impératif révolutionnaire, grâce auquel l’homme postmoderne pourrait enfin construire une entreprise aussi adaptable que le changement lui-même. »
Baptiste Rappin
De l’exception permanente : Théologie de l’organisation Vol 2, Les éditions Ovadia, coll. Les carrefours de l’être, 2018
« Une fois que l’on proclame que l’individu est supérieur au collectif, il lui est supérieur en tout. Si on dit que le monde n’est composé que d’individus, alors il est naturel que tout ce qui reste de distinctions soit progressivement balayé : il n’y a plus lieu de faire de différence entre Africains et Européens, car tous ne sont que des individus ; il n’y a plus lieu de faire de différence entre hommes et femmes, car tous ne sont que des individus abstraits. »
Guillaume Travers
Entretien au site La Droite de demain, 15 février 2021
« Une nouvelle Révolution ? Nous y sommes prêts. Mieux encore, nous la voulons, et entendons l’insuffler. Précisément au moment où s’achèvent et s’épuisent de nombreux cycles historiques et idéologiques, dont principalement celui de la modernité marchande, individualiste et “libérale” imposée par les Lumières. »
Grégoire Gambier
Pour un réveil européen. Nature – Excellence – Beauté (conclusion), Olivier Eichenlaub dir., éditions La Nouvelle Librairie, coll. Iliade, 2020
« Les modernes, en effet, depuis Rousseau, s’imaginent qu’il existe une sorte de nature normale, à laquelle la culture et la religion seraient venues surajouter leurs faux problèmes… Cette illusion touchante peut les aider à vivre, mais non pas à comprendre leur vie. Car tous, tant que nous sommes, sans le savoir, menons nos vies de civilisés dans une confusion proprement insensée de religions jamais tout à fait mortes, et rarement tout à fait comprises et pratiquées ; de morales jadis exclusives mais qui se superposent ou se combinent à l’arrière-plan de nos conduites élémentaires ; de complexes ignorés mais d’autant plus actifs ; et d’instincts hérités bien moins de quelque nature animale que de coutumes totalement oubliées, devenues traces ou cicatrices mentales, tout inconscientes et, de ce fait, aisément confondues avec l’instinct. Elles furent tantôt des artifices cruels, tantôt des rites sacrés ou des gestes magiques, parfois aussi des disciplines profondes élaborées par des mystiques lointaines à la fois dans le temps et dans l’espace. »
Denis de Rougemont
L’amour et l’Occident, éditions Plon, 1939, rééditions, 1956, 1972, éditions 10⁄18, 2001
« Là où le monde traditionnel connaissait des hiérarchies distinctes, fondées sur la sagesse, l’honneur, le courage militaire, etc., le monde moderne aplatit tout et se contente de compter les fortunes. En ce sens, la modernité est une régression, l’étouffement de la spiritualité par la matière. »
Guillaume Travers
Capitalisme moderne et société de marché. L’Europe sous le règne du marché, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2020
« Le libre-échange – l’idée selon laquelle des échanges mutuellement consentis entre individus sont toujours bénéfiques – est l’un des fondements du capitalisme. Il est à la base du projet plus vaste de la modernité, à savoir repenser l’ensemble de l’ordre social sur la base des seuls intérêts individuels. »
Guillaume Travers
Capitalisme moderne et société de marché. L’Europe sous le règne du marché, éditions La Nouvelle Librairie, coll. Longue Mémoire, 2020
« Il n’y a pas d’art sans la contrainte et l’art appuyé sur des contraintes autodéterminées est une plaisanterie. Autant vouloir se soulever en se tirant soi-même par les cheveux. Le désir de mater la nature, de ne plus en tenir compte, est la raison profonde du naufrage de la modernité et de notre angoisse désormais consubstantielle combattue à coups de psychotropes. »
Slobodan Despot
« Sortir de la tour sans porte », Livr’arbitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e colloque annuel de l’Institut Iliade – Pour une écologie à l’endroit », automne 2020
« À la figure de “Prométhée”, qui fut la figure emblématique de la Modernité est en train de se substituer celle de Dionysos. Dieu chtonien, c’est à dire dieu de cette terre-ci, dieu autochtone. Archétype de la sensibilité “écosophique”, Dionysos a de la glèbe aux pieds. Il sait jouir de ce qui se présente et des fruits offerts par ce monde, ici et maintenant. On a pu qualifier cette figure emblématique de divinité arbustive. Un dieu enraciné ! »
Michel Maffesoli
« Écosophie : une « einsteinisation » du temps », Livr’arbitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e colloque annuel de l’Institut Iliade – Pour une écologie à l’endroit », automne 2020
« La sensibilité écosophique, veut redonner force et vigueur à la confiance vis-à-vis de la nature. Dépasser la paranoïa voulant “construire” un monde uniquement à partir d’un individu “maître de lui comme de l’univers”. À l’opposé du “construit”, faire confiance au “donné”, celui des lois naturelles. »
Michel Maffesoli
« L’émergence d’une sensibilité écosophique », Livr’arbitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e colloque annuel de l’Institut Iliade – Pour une écologie à l’endroit », automne 2020
« L’idée-principe de la modernité (du 17e siècle à la moitié du 20e) reposait sur la séparation entre la culture et la nature. L’homme était considéré “comme maître et possesseur de la nature” (Descartes). Cette domination forcenée a abouti à la dévastation du monde. Les saccages écologiques, dont l’actualité n’est pas avare le prouvent abondamment. Cette conception : le sujet pensant dominant un objet inerte, a conduit, déchaînement technologique aidant, à une véritable décadence spirituelle ! »
Michel Maffesoli
« L’émergence d’une sensibilité écosophique », Livr’arbitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e colloque annuel de l’Institut Iliade – Pour une écologie à l’endroit », automne 2020
« Durant toute la modernité, dès le 16e siècle et ses grandes découvertes, le 17e et la philosophie rationaliste, le 18e siècle et la philosophie des Lumières mettant au centre du monde l’homme et dans les grands systèmes sociaux du 19e siècle, ce qui a été au centre des idéologies était le mythe du progrès. Aujourd’hui le progressisme, dont tous les hommes politiques se gargarisent laisse la place, en cette postmodernité naissante, à un nouveau mythe, celui de l’écosophie. »
Michel Maffesoli
« L’émergence d’une sensibilité écosophique », Livr’arbitres, hors-série « La nature comme socle – Actes du 7e colloque annuel de l’Institut Iliade – Pour une écologie à l’endroit », automne 2020