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CITATIO

273citations

Thème

Citations sur la guerre

Des citations d’Ernst Jünger, Dominique Venner, Olivier Battistini et Yukio Mishima, choisies et vérifiées sur l’édition citée.

Les 273 citations sur la guerre

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Celui qui accepte son sort…

« Celui qui accepte son sort et la nature guerrière, tragique, violente de la vie – celui qui sait rire et danser au-dessus des nuages parfois terribles de son destin – celui-là se dessine assurément en vue du surhomme pour triompher radicalement du nihilisme, en lui et autour de lui. »

Julien Rochedy Nietzsche l’actuel : Introduction à la philosophie nietzschéenne, éditions Hétaire, 2020

Nous étions tous jeunes, à la recherche de nous-mêmes…

« Nous étions tous jeunes, à la recherche de nous-mêmes, éblouis à l’idée d’être enfin des hommes et non plus des enfants. Nous mesurions la vie à l’étalon de nos rêves et la vie nous semblait plus riche, plus brûlante que nos rêves les plus fous, plus merveilleuse que tous les livres. Nous avions le sentiment que le temps qui passe − le terrible Temps qui décolore, use, érode, grignote ; qui tue toujours à la fin − ne pouvait rien contre nous.
Nous étions des enfants ! »

Pierre Schoendoerffer Le Crabe-Tambour, éditions Grasset, 1976

Il n’y a pas de mots pour exprimer le sentiment de marcher au combat…

« Il y a des moments où des fragments de vie reviennent à l’esprit avec une clarté hallucinante, comme certains vers de poètes oubliés, comme certaines chansons dont on n’est pas très sûr de retrouver les paroles mais qu’on ne peut s’empêcher de fredonner… (…) Il n’y a pas de mots pour exprimer le sentiment de marcher au combat – J’aurais voulu fumer une cigarette mais nous foncions tous feux éteints. C’est aussi fort, aussi puissant, que l’angoisse sexuelle d’un adolescent. »

Pierre Schoendoerffer Le Crabe-Tambour, éditions Grasset, 1976

Nous partons, nous tournons le dos aux cris…

« Nous partons, nous tournons le dos aux cris, aux pleurs et aux grincements de dents ; nous laissons derrière nous les arguties, les jérémiades et les pauvres excuses ; ici, à bord, on demandera que notre oui soit oui, que notre non soit non, rien d’autre. Ainsi il n’y aura point de place pour les séductions du Malin.
Je prends ! »

Pierre Schoendoerffer Le Crabe-Tambour, éditions Grasset, 1976

Je commençai, dès ce temps-là, à m’intéresser à l’histoire…

« Je commençai, dès ce temps-là, à m’intéresser à l’histoire (…). Parmi ses personnages, Caton d’Utique me toucha, à qui plaisait, non la cause victorieuse, mais la cause vaincue. Comme d’autres, je trouvais dans la fresque de l’Univers les ombres plus frappantes que les lumières, et plus profondes, et dans la tristesse le recueillement propice à la méditation – Hector et Hannibal, les Indiens et les Boers, Montezuma et Maximilien, empereur du Mexique. »

Ernst Jünger Abeilles de verre (Gläserne Bienen), 1957, trad. Henri Plard, éditions Christian Bourgois, 1971

Pour mériter la paix, il ne suffit pas de ne pas désirer la guerre…

« Pour mériter la paix, il ne suffit pas de ne pas désirer la guerre. La véritable paix suppose un courage qui dépasse celui de la guerre : elle est activement créatrice, énergie spirituelle. On la conquiert en maîtrisant d’abord son démon intérieur, en bannissant de sa vie personnelle la haine, source de discorde. »

Ernst Jünger La paix, 1943, trad. Banine et Armand Petitjean, éditions La Table Ronde, coll. La Petite Vermillon, 1992

Politique signifiait pour nous : destin…

« Politique signifiait pour nous : destin. En dehors de notre sphère la politique était gouvernée par les intérêts. Certes, étant décidés à ne nous soustraire à aucun fardeau, à ne nous écarter d’aucune nécessité, à attaquer les choses comme elles se présentaient sur le chemin qui devait nous conduire à… »

Ernst von Salomon Les Réprouvés (Die Geächteten), 1930, trad. Andhrée Vaillant et Jean Kuckenberg, éditions Plon, coll. Feux croisés, 1931, éditions Bartillat, coll. Omnia Poche, 2011

Le plus heureux des hommes…

« À quoi juges-tu que Tellos est le plus heureux des hommes ? » — « Tout d’abord », répondit Solon, « Tellos, citoyen d’une cité prospère, a eu des fils beaux et vertueux, et il a vu naître chez eux des enfants qui, tous, ont vécu ; puis, entouré de toute la prospérité dont on peut jouir chez nous, il a terminé sa vie de la façon la plus glorieuse : dans une bataille qu’Athènes livrait à ses voisins d’Éleusis il combattit pour sa patrie, mit l’ennemi en déroute et périt héroïquement. »

Hérodote L’Enquête, Livre I-30, Ve siècle avant notre ère, trad. Andrée Barguet, éditions Gallimard, coll. La Pléiade, 1964

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