Aller au contenu
Un projet de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne
CITATIO

25citations

Thème

Citations sur le regard

Des citations de Walter Flex, Ernst Jünger, Sylvain Tesson et Jean Raspail, choisies et vérifiées sur l’édition citée.

Les 25 citations sur le regard

Page 2 sur 3

Je les ai vus, Monsieur le Ministre…

« – Je les ai vus, Monsieur le Ministre. Le frère, la sœur et trois garçons avec des visages d’ancien temps.
– Que voulez-vous dire par là ?
– Le REGARD. Chez les adolescents d’aujourd’hui, on ne trouve plus de regards comme cela, heureusement.
– Précisez, je vous prie.
– Je n’aime pas ce mot mais je n’en trouve pas d’autre. La PURETÉ. Ces trois-là ressemblent à l’autre. Une limpidité de regard à vous dégoûter à jamais d’être né. »

Jean Raspail Sire, Éditions de Fallois, 1991

Les montagnes, les belles montagnes qui lui avaient tant plu…

« « Les montagnes, les belles montagnes qui lui avaient tant plu alors qu’il s’en approchait, s’obscurcissaient à présent toujours davantage, et faisaient tomber de sombres taches menaçantes sur la surface de lac que pailletait encore l’or pâle du couchant, parmi les noirs reflets des monts ; tout prenait autour de lui… »

Adalbert Stifter L’Homme sans postérité, 1844, cité par Éric Grolier dans Ce que nous sommes. Aux sources de l'identité européenne, Philippe Conrad dir., édition Institut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018

Pourquoi si mous, si fléchissants, si mollissants ?

« Pourquoi si mous, si fléchissants, si mollissants ? Pourquoi y a‑t-il tant de reniement, tant d’abnégation dans votre cœur ? Si peu de destinée dans votre regard ? […] Ô mes frères, je place au-dessus de vous cette table nouvelle : Devenez durs ! »

Friedrich Nietzsche Le marteau parle, in Ainsi parlait Zarathoustra - Un livre pour tous et pour personne (Also sprach Zarathustra - Ein Buch für Alle und Keinen), 1883 - 1885, trad. Geneviève Blanquis, éditions Garnier-Flammarion, 2006

Tu te dis libre ? Je veux connaître les pensées…

« Tu te dis libre ? Je veux connaître les pensées qui prédominent en toi. Ce n’est pas de savoir si tu as échappé à un joug, qui m’importe : es-tu de ceux qui ont le droit de se soustraire à un joug ? Nombreux sont les hommes qui perdent leur dernière valeur quand ils cessent de servir. Libre de quoi ? Qu’importe cela à Zarathoustra ! Ton regard tranquille doit me répondre : libre pour faire quoi ? »

Friedrich Nietzsche , Le marteau parle in Ainsi parlait Zarathoustra - Un livre pour tous et pour personne (Also sprach Zarathustra - Ein Buch für Alle und Keinen), 1883 - 1885, trad. Geneviève Blanquis, éditions Garnier-Flammarion, 2006

Un matin, tandis que du haut de la terrasse…

« Un matin, tandis que du haut de la terrasse, je parcourais des yeux la Marina, ses eaux m’apparurent plus profondes et plus lumineuses, comme si pour la première fois, j’eusse posé sur elles un regard non troublé. J’eus en cet instant même le sentiment presque douloureux du mot se séparant des choses, comme se brise la corde trop tendue d’un arc. J’avais surpris un lambeau du voile d’Isis de ce monde, et le langage à partir de cet instant me fut un imparfait serviteur. »

Ernst Jünger Sur les falaises de marbre (Auf den Marmorklippen) 1939, trad. Henri Thomas, éditions Gallimard 1942, coll. L'Imaginaire, 2017

Le monde n’est pas plus désenchanté qu’il y a dix mille ans…

« Le monde n’est pas plus désenchanté qu’il y a dix mille ans. Un coucher de soleil en forêt, la contemplation de la lune dans une clairière enneigée, un grand feu, demeurent des expériences du sacré. C’est plutôt le regard de certains contemporains qui est épuisé, ce sont les instincts qui leur font défaut. »

Christopher Gérard La source pérenne, Éditions L’Âge d’Homme, 2007

La haute montagne peut permettre à certains d’assouvir…

« « La haute montagne peut permettre à certains d’assouvir leur goût stupide du risque pour le risque ; elle peut permettre à des gens plus ou moins « entraînés » et inconscients de pratiquer une activité sportive banale ; elle peut être le luxe que se paient des hommes à l’esprit étroit pétrifiés par la « civilisation »… »

Julius Evola Méditations du haut des cimes (Meditazioni delle vette), 1974, trad. Bruno Cariou, Les éditions du Lore, 2012

Soutenir CITATIO

Un travail long et exigeant, que vous pouvez nous aider à poursuivre

Nous menons un travail long et exigeant afin d’assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût, que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.

Faire un don