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Il semble qu’un style de vie fondée sur l’idée de risque…

« « Il semble qu’un style de vie fondée sur l’idée de risque (l’« aventure ») ou la notion de service est aujourd’hui sans écho […] La vraie raison de la disparition de la peine capitale est la généralisation de l’idée selon laquelle l’homme n’est pas responsable de lui-même, jointe à l’idée que la justice instituée n’a… »

La forme fatale d’une société, c’est d’être une patrie…

« La forme fatale d’une société, c’est d’être une patrie, plus ou moins large. Un civilisé montre son amour de la civilisation en adhérant à tout le contenu de cette proposition, en adhérant à l’état de guerre permanent. Si l’on accepte l’idée de patrie, on accepte la guerre. Car point de patrie sans guerre et pas de guerre sans patrie. Qui aime la patrie aime la guerre. »

Pierre Drieu la Rochelle La Comédie de Charleroi, 1934, éditions Gallimard, coll. L’Imaginaire, 1996

Les Français ont sous leurs pieds…

« Les Français ont sous leurs pieds le sol qui contient proportionnellement aux vivants le plus grand nombre de morts : 15 milliards de tombes pèsent plus lourd que 50 millions de vivants. »

Pierre Chaunu Histoire des sensibilités des Français à la France, Robert Laffont, 1982

L’homme se distingue des autres animaux…

« L’homme se distingue des autres animaux surtout en ceci : il est le seul qui maltraite sa femelle, méfait dont ni les loups ni les lâches coyotes ne se rendent coupables, ni même le chien dégénéré par la domestication. »

Jack London Les Vagabonds du rail (The road), 1907, trad. Louis Postif, éditions Phébus, coll. Libretto, 2001

Le marchand et le héros…

« « Le marchand et le héros : ils constituent les deux grandes oppositions, les deux pôles de toute l’orientation humaine. Le marchand entre dans la vie en lui disant : que peux-tu me donner ? Il veut prendre, il veut, en échange du moindre effort, avoir le plus possible, il veut conclure avec la vie une affaire… »

Werner Sombart Händler und Helden, 1915, cité par Alain de Benoist dans Quatre figures de la Révolution Conservatrice allemande, Les Amis d’Alain de Benoist, 2014

L’Allemagne brûlait sourdement dans quelques cerveaux hardis…

« L’Allemagne brûlait sourdement dans quelques cerveaux hardis. […] L’Allemagne était là où on luttait pour elle ; elle se montrait là où des ennemis en armes voulaient s’emparer de ses biens, elle brillait d’un éclat radieux là où ceux qui étaient pénétrés de son esprit risquaient pour elle le dernier enjeu. »

Ernst von Salomon Les Réprouvés (Die Geächteten), 1930, trad. Andhrée Vaillant et Jean Kuckenberg, éditions Plon, coll. Feux croisés, 1931

À entendre les chants et à admirer les danses des Flamands comme des Bretons…

« À entendre les chants et à admirer les danses des Flamands comme des Bretons, je ressentis le terrible manque de ce que l’écrivain Saint-Loup devait nommer “une patrie charnelle”. Brusquement, sur cette terre du Vexin, j’avais la certitude que rien ne pouvait s’entreprendre qui ne fut placé sous le double signe d’une terre et d’un peuple. Pour moi, désormais, ce ne pouvait être que la Normandie et rien d’autre. »

Jean Mabire La Varende entre nous, éditions Présence de La Varende, 1999 (révélation lors du Solstice de Marquemont le 19 juin 1948)

On a beau ironiser sur le concept de patrie…

« « On a beau ironiser sur le concept de patrie et concevoir l’humanité sur le mode anarchique et abstrait comme composée uniquement d’individus isolés aspirant à une seule liberté personnelle, il n’empêche que la patrie est une réalité sociale concrète, introduisant l’homogénéité et le sens de la collaboration entre les… »

Julien Freund Qu’est-ce que la politique ?, Éditions du Seuil, 1967

La crainte humaine, en tous les temps, sous tous les cieux…

« « La crainte humaine, en tous les temps, sous tous les cieux, en chaque cœur, n’est jamais qu’une seule et même crainte : la peur du néant, les épouvantes de la mort. Nous l’entendons déjà de la bouche de Gilgamesh ; nous l’entendons dans le psaume XC, et nous en sommes demeurés là jusqu’à l’heure actuelle. La victoire… »

Ernst Jünger Traité du rebelle ou le recours aux forêts (Der Waldgang), 1951, trad. Henri Plard, Christian Bourgois éditeur, 1995

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