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Un projet de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne
CITATIO
Couverture du livre Les saisons de la loi

Citations tirées du livre Les saisons de la loi

Olivier Battistini, éditions Clémentine, 2013

En couverture : Le jeune porteur de sarisse. Gardien de la tombe macédonienne III d'Ágios Athanásios, Thessalonique. Domaine public

Présentation par l'auteur

Le logos est la source de l'intelligente lumière de Thucydide, de Platon ou d'Aristote, de l'arrangement de la physis, des premières questions sur l'être, du débat politique et institutionnel. Il dit la force frémissante de la vie chez Héraclite ou Empédocle, la présence belle et terrible des dieux.

La parole politique, la vie sous l'empire des lois, sont mesure de l'homme libre.

La guerre, par sa tension dialectique - volonté d'hégémonie et désir d'autonomie -, révèle l'essence même de la cité, sa secrète harmonie. Elle est élément constitutif de la polis, à l'origine de son nomos, d'un ordre qui l'oppose à l'altérité absolue du barbare.

Cette passion dévorante est signe d'une théologie et d'un éros du politique, d'une idée de la vertu et de la philosophie.

Dans Les Saisons de la loi : l'aristeia du meilleur des Achéens, la cité historique se mirant dans la callipolis, les paradis persans d'Alexandre de Macédoine, le jardin d'Épicure, Plutarque, déjà entre deux mondes, avant Plotin et Marc Aurèle...

Dans ce livre

Les 4 citations tirées de ce livre

L’homme, on le sait, est, par excellence, un animal politique…

« L’homme, on le sait, est, par excellence, un animal politique, ou, pour être précis et respecter l’idée d’Aristote, plus politique que certains autres animaux. On songe à l’abeille, la fourmi ou la grue qui sont des animaux qualifiés par le Stagirite de politiques : ils ont ensemble une “œuvre commune”. L’homme est… »

Olivier Battistini Les saisons de la loi, Éditions Klincksieck, coll. Études et commentaires, 2000, édition revue, corrigée et augmentée, Éditions Clémentine, coll. Studia Humanitatis, 2013

Dans l’Iliade, la lutte est principe essentiel…

« Dans l’Iliade, la lutte (éris) est principe essentiel. Elle n’appartient pas encore au domaine de la pensée stratégique à un logos de la guerre, instrument du politique. Elle dévoile et définit une condition humaine dans un monde où la force physique (biè) anime, courbe et soumet les guerriers, les métamorphosant… »

Olivier Battistini Les saisons de la loi, Éditions Klincksieck, coll. Études et commentaires, 2000, édition revue, corrigée et augmentée, Éditions Clémentine, coll. Studia Humanitatis, 2013

Le désir spartiate vers l’intemporel…

« Les Spartiates sont absents à Marathon. Ils se retirent après Platées. Le désir spartiate vers l’intemporel et vers l’immobilité impossible, la soumission vertueuse à une constitution qui dure, à une loi, et à la loi seule, sont des rêves doriens de mesure, de sagesse et de rigueur, au bord de l’abîme. Ils sont… »

Olivier Battistini Les saisons de la loi, Éditions Klincksieck, coll. Études et commentaires, 2000, édition revue, corrigée et augmentée, Éditions Clémentine, coll. Studia Humanitatis, 2013

L’affrontement tragique de ces deux ordres, raconté par Thucydide d’Athènes…

« L’affrontement tragique de ces deux ordres – les deux nomoi –, le conflit terre-mer dans une géographie pluridimensionnelle, métapolitique, le muthos des deux cités est raconté par Thucydide d’Athènes, “le plus étonnant des historiens“. C’est la véritable cohérence, l’essence politique, la nature de la cité et de son… »

Olivier Battistini Les saisons de la loi, Éditions Klincksieck, coll. Études et commentaires, 2000, édition revue, corrigée et augmentée, Éditions Clémentine, coll. Studia Humanitatis, 2013

Du même auteur

Autres citations d’Olivier Battistini

Thucydide donne la parole…

« Les protagonistes, à Mélos, auxquels Thucydide donne la parole montrent une étrange prescience des événements à venir : alors que les Athéniens sont à l’acmè de leur puissance et les Spartiates en retrait, les Méliens, qui savent que les neutres se détacheront des Athéniens, et que ce ne sont pas ceux qui commandent à… »

Olivier Battistini La guerre : un maître de violence, Éditions Perspectives libres, 2025

Regrettant de ne plus pouvoir parler le langage de la justice…

« Regrettant de ne plus pouvoir parler le langage de la justice, mais celui de l’utilité, les Méliens disent l’intérêt du fort à ne pas négliger l’avis du faible. Ils proposent, inutilement, leur amitié. Guidés par leur esprit politique, les Athéniens se placent, avec lucidité, dans le devenir. La nécessité l’emportera… »

Olivier Battistini La guerre : un maître de violence, Éditions Perspectives libres, 2025

Toutes les citations d’Olivier Battistini (10)

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