« Dans l’Iliade, la lutte (éris) est principe essentiel. Elle n’appartient pas encore au domaine de la pensée stratégique à un logos de la guerre, instrument du politique. Elle dévoile et définit une condition humaine dans un monde où la force physique (biè) anime, courbe et soumet les guerriers, les métamorphosant, quand elle s’exerce jusqu’à l’accomplissement, en cadavres. Elle est liée dialectiquement à la gloire immortelle (kléos) et à une esthétique extrême, à une mélancolie sublime célébration de la vie qui aurait pu être. »
Olivier Battistini Les saisons de la loi, Éditions Klincksieck, coll. Études et commentaires, 2000, édition revue, corrigée et augmentée, Éditions Clémentine, coll. Studia Humanitatis, 2013
