« Les Spartiates sont absents à Marathon. Ils se retirent après Platées. Le désir spartiate vers l’intemporel et vers l’immobilité impossible, la soumission vertueuse à une constitution qui dure, à une loi, et à la loi seule, sont des rêves doriens de mesure, de sagesse et de rigueur, au bord de l’abîme. Ils sont finalement transcendés, quand il n’y a plus d’autre choix possible, au contact impur de l’autre, l’Athénien, dans une étrange relation d’antinomie absolue, subtile complémentarité érotique, par la fulgurance nécessaire de l’attaque dans l’univers de la bataille hoplitique et même sur mer. »
Olivier Battistini Les Saisons de la loi, Éditions Klincksieck, coll. Études et commentaires, 2000, édition revue, corrigée et augmentée, Éditions Clémentine, coll. Studia Humanitatis, 2013