Aller au contenu
Un projet de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne
CITATIO

2 940citations

Citations

Toutes les citations

Dans l’ordre de leur mise en ligne, de la plus récente à la plus ancienne. Chacune est vérifiée sur l’édition citée avant publication.

Citations mises en ligne

Page 69 sur 245

La voix lointaine des muses grecques est encore entendue…

« Aux plus mauvais jours, au milieu du fracas des villes qui tombent et des temples qui s’écroulent, la voix lointaine des muses grecques est encore entendue. Ainsi, au sortir des catacombes, le culte nouveau, loin de supprimer les fêtes antiques, les tourne à son usage. Par exemple, on avait retardé la fête de la… »

Charles Lévêque L’Œuvre païenne de Raphaël, in Revue des Deux Mondes, tome 76, 1868

Les dieux païens eux-mêmes vivent encore aujourd’hui…

« Les dieux païens eux-mêmes, que nous ne traitons plus que de risibles images, vivent encore aujourd’hui ; ils n’ont peut-être pas toute leur puissance d’autrefois, mais ils en ont encore plus que les hommes, et je ne voudrais jamais en mal parler. »

Achim von Arnim Les Héritiers du Majorat, trad. Théophile Gautier fils, Contes bizarres, Lévy frères éditeurs, 1856

Cette profonde réceptivité aux légendes…

« Pour en venir, si je le puis, à la “touche personnelle” et à la question de mon point de départ. C’est un peu comme de demander quand le langage est apparu chez l’Homme. C’était une évolution inévitable, quoique liée aux circonstances, de celui qui naît. Je les ai toujours eus : cette sensibilité aux structures… »

John Ronald Reuel Tolkien Lettres (1981), n°163, édité par Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, trad. Delphine Martin et Vincent Ferré, Christian Bourgois éditeur, 2005

Ce sont les témoins muet des âges disparus…

« Parmi les rochers sans nombre qui couronnent les Vosges et parsèment leurs flancs, il y a, comme en Bretagne, des pierres qui parlent. Debout sur la crête nue des montagnes ou sur la pente abrupte au milieu de vastes sapinières, ces menhirs gigantesques dominent des océans de verdure. Ce sont les témoins muet des âges… »

Édouard Schuré Les Légendes de l’Alsace - Promenades et Souvenirs, in Revue des Deux Mondes, tome 60, 1883

Un château fantastique, sur un récif noir et pointu, le Mont-Saint-Michel…

« Au milieu du golfe, d’un gris chatoyant ou d’un violet sombre selon la marée, se dresse comme un château fantastique, sur un récif noir et pointu, le Mont-Saint-Michel, que les gens du moyen âge appelaient la merveille de l’Occident. Vu à cette distance, voilé de brume et comme perdu dans la mer, il ressemble plutôt à… »

Édouard Schuré Le Mont-Saint-Michel et son histoire, in Paysages historiques de France, Revue des Deux Mondes, tome 100, 1890

Les flammes qui allaient traverser les siècles…

« Dans le silence de la nuit funèbre, écartant les mains jointes de leurs gisants de pierre, les preux de la Table Ronde et les compagnons de Saint Louis, les premiers combattants tombés à la prise de Jérusalem et les derniers fidèles du petit roi lépreux, toute l’assemblée des rêves de la chrétienté regardait, de ses yeux d’ombre, monter les flammes qui allaient traverser les siècles, vers cette forme enfin immobile, qui devenait le corps brûlé de la chevalerie. »

André Malraux Discours prononcé à Rouen à l'occasion des fêtes de Jeanne d'Arc, le 31 mai 1964

Le tombeau des héros est le cœur des vivants…

« Ô Jeanne sans sépulcre et sans portrait, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants, peu importent tes vingt mille statues, sans compter celles des églises : à tout ce pour quoi la France fut aimée, tu as donné ton visage inconnu. »

André Malraux Discours prononcé à Rouen à l'occasion des fêtes de Jeanne d'Arc, le 31 mai 1964

Il est le maître de la mer…

« Aucun ennemi, aucune femme ne nous donne autant que lui la sensation du combat, ne nous force à tant de prévoyance, car il est le maître de la mer, celui qu’on peut éviter, utiliser ou fuir, mais qu’on ne dompte jamais. Et dans l’âme du marin règne, comme chez les croyants, l’idée d’un Dieu irascible et formidable, la crainte mystérieuse, religieuse, infinie du vent, et le respect de sa puissance. »

Guy de Maupassant Sur l’eau, Paul Ollendorff éditeur, 1888

Soutenir CITATIO

Un travail long et exigeant, que vous pouvez nous aider à poursuivre

Nous menons un travail long et exigeant afin d’assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût, que vous pouvez nous aider à supporter en faisant un don.

Faire un don