Tout sur la terre est perpétuellement pétri par la mort…
« Tout sur la terre est perpétuellement pétri par la mort, même les monuments extra-humains, même le granit. »
Victor Hugo Les Travailleurs de la mer, Émile Testard, 1891


Victor Hugo, Émile Testard éditeur, 1891, éditions Gallimard, 1980
Sur l’île de Guernesey vit Gilliatt, un marin rendu farouche par la bêtise des hommes. Un jour, la jolie Déruchette se plaît à tracer les lettres de son nom dans la neige : il y voit une promesse. C’est dans ce corps robuste qui n’avait jamais aimé que grandit alors une tendre passion pour la jeune femme. Lorsque l’oncle de cette dernière, victime d’un escroc, perd son bateau à vapeur, prodige technique désormais englouti, Déruchette promet d’épouser celui qui bravera les flots pour récupérer le moteur. Le sort de Gilliatt est scellé : c’est de la mer que dépendra son bonheur. Mais si son héroïsme venait à le rendre digne de la main de Déruchette, lui suffirait-il à gagner un cœur insouciant et volage ?
Publié en 1866 alors que Victor Hugo est en exil, ce grand récit tragique est un magnifique roman de la solitude : celle du héros confronté aux forces de la nature.
« Tout sur la terre est perpétuellement pétri par la mort, même les monuments extra-humains, même le granit. »
Victor Hugo Les Travailleurs de la mer, Émile Testard, 1891
« Le corps humain pourrait bien n’être qu’une apparence. Il cache notre réalité. Il s’épaissit sur notre lumière ou sur notre ombre. La réalité c’est l’âme. »
Victor Hugo Les Travailleurs de la mer, Émile Testard éditeur, 1891
« Il était arrivé en même temps aux rhumatismes et à l’aisance. Ces deux produits du travail se tiennent volontiers compagnie. Au moment où l’on devient riche, on est paralysé. Cela couronne la vie. »
Victor Hugo Les Travailleurs de la mer, Émile Testard éditeur, 1891
« Ici-bas, le joli, c’est le nécessaire. Il y a sur la terre peu de fonctions plus importantes que celle-ci : être charmant. »
Victor Hugo Les Travailleurs de la mer, Émile Testard, 1891
« La religion, la société, la nature ; telles sont les trois luttes de l’homme. »
Victor Hugo Les Travailleurs de la mer, Émile Testard, 1891
« Votre admirable œuvre tout entière est un combat ; et ce qui est combat dans le présent est victoire dans l’avenir. »
Victor Hugo Lettre à George Sand, in Actes et paroles, vol. IV, 'Depuis l'exil 1876-1885', éditions Albin Michel, 1885
« Malheur, hélas ! à qui n’aura aimé que des corps, des formes, des apparences ! La mort lui ôtera tout. Tâchez d’aimer des âmes, vous les retrouverez. »
Victor Hugo Les Misérables, Émile Testard, 1890
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