L’hiver transforme toute chose…
« L’hiver transforme toute chose en tableau hollandais : précis et vernissé. »
Sylvain Tesson Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011
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Citations
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« L’hiver transforme toute chose en tableau hollandais : précis et vernissé. »
Sylvain Tesson Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011
« Quinze sortes de ketchup. À cause de choses pareilles, j’ai eu envie de quitter ce monde. »
Sylvain Tesson Dans les forêts de Sibérie, éditions Gallimard, 2011
« Ces quelques jours dans la Mongolie des prairies m’apprennent que la solitude m’est devenue un état nécessaire. Je la trouve douce. Elle est la sueur de la liberté. »
Sylvain Tesson
L’axe du loup, éditions Robert Laffont, 2004
« J’avais oublié combien le vélo aliénait l’esprit. À bicyclette, toute l’énergie spirituelle est consacrée à maintenir la tension physique. Et ce qu’on gagne en vitesse est à mettre au débit de la production intellectuelle. Le corps travaille, le cerveau dort. »
Sylvain Tesson ylvain Tesson L’axe du loup, éditions Robert Laffont, 2004
« « Nous avons connu, nous avons touché un monde, (enfants nous en avons participé), où un homme qui se bornait dans la pauvreté était au moins garanti dans la pauvreté. C’était une sorte de contrat sourd entre l’homme et le sort, et à ce contrat le sort n’avait jamais manqué avant l’inauguration des temps modernes. Il… »
Charles Péguy L'Argent, Les Cahiers de la Quinzaine, 1913, Éditions des Équateurs, coll. Parallèles, 2008
« « Et ce bonheur, ce climat de bonheur. Évidemment on ne vivait point encore dans l’égalité. On n’y pensait même pas, à l’égalité, j’entends à une égalité sociale. Une inégalité commune, communément acceptée, une inégalité générale, un ordre, une hiérarchie qui paraissait naturelle ne faisait qu’étager les différents… »
Charles Péguy L'Argent, Les Cahiers de la Quinzaine, 1913, Éditions des Équateurs, coll. Parallèles, 2008
« Ils disaient en riant, et pour embêter les curés, que travailler c’est prier, et ils ne croyaient pas si bien dire.
Tant leur travail était une prière. Et l’atelier un oratoire. »
Charles Péguy L'Argent, Les Cahiers de la Quinzaine, 1913, Éditions des Équateurs, coll. Parallèles, 2008
« « Que reste-t-il aujourd’hui de tout cela ? Comment a-t-on fait, du peuple le plus laborieux de la terre, et peut-être du seul peuple laborieux de la terre, du seul peuple peut-être qui aimait le travail pour le travail, et pour l’honneur, et pour travailler, ce peuple de saboteurs, comment a-t-on pu en faire ce peuple… »
Charles Péguy L'Argent, Les Cahiers de la Quinzaine, 1913, Éditions des Équateurs, coll. Parallèles, 2008
« « Le croira-t-on, nous avons été nourris dans un peuple gai. Dans ce temps-là un chantier était un lieu de la terre où des hommes étaient heureux. Aujourd’hui un chantier est un lieu de la terre où des hommes récriminent, s’en veulent, se battent ; se tuent. De mon temps tout le monde chantait. (Excepté moi, mais… »
Charles Péguy L'Argent, Les Cahiers de la Quinzaine, 1913, Éditions des Équateurs, coll. Parallèles, 2008
« Je fixe l’étrange clarté en songeant aux peuples de la lumière nordique dont le soleil, renaissant chaque été, aimante les yeux délavés, couleur de glace morte. »
Sylvain Tesson L’axe du loup, éditions Robert Laffont, 2004
« Car elle aimait la flamme et plaignait les pauvres gens des villes dont on lui avait dit qu’ils ne voyaient plus jamais le feu et n’avaient qu’à tourner un bouton pour faire bouillir l’eau du café. Ils appelaient ça le progrès. »
Henri Vincenot Le maître des abeilles, éditions Denoël, 1987
« La Femme, matelot, c’est le temple de l’humanité. C’est dans son ventre qu’un grain de ta semence, que tu ne verrais pas seulement à l’œil nu, même avec une lunette marine, se transforme en un être vivant, comme toi, qui sera un autre toi-même… Un temple comme ça, matelot, tu ne le profanes pas !… Ou alors tu deviens moins qu’une bête. »
Henri Vincenot L’œuvre de chair, éditions Denoël, 1984
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