Les germes de toute décadence vivent…
« Les germes de toute décadence vivent, toujours torpides, dans l’organisme de n’importe quelle civilisation. »
Jean Cau Discours de la décadence, éditions Copernic, 1978, collection « Cartouche », vol. 1

Jean Cau, éditions Copernic, 1978
« Embarqué pour décrire le règne de Démos et établir le diagnostic de la décadence, des vents se levèrent qui secouèrent ma caravelle. J’aurais pu me dérouter. Je préférai affronter ce gros temps et ce fut pour découvrir — par-delà toutes politiques, polémiques et agitations au jour le jour — le dernier horizon vers lequel je cinglais à ma grande surprise. S’agissait-il de l’Amérique ? Non, ma foi, de la Russie. Où voyais-je un drapeau de « résistance » flotter au mât ? À New-York ? Non, à Moscou. Acculé à désigner, entre deux maux, celui au-delà duquel j’envisagerais une guérison, je désignai comme incurable le mal américain et comme offrant une possibilité de bon usage le mal russe. Tout simplement parce que les États-Unis sont plus démocratiques que la Russie n’est communiste et que ce démocratisme mondialiste est à mes yeux le dernier fléau ». Jean Cau
« Les germes de toute décadence vivent, toujours torpides, dans l’organisme de n’importe quelle civilisation. »
Jean Cau Discours de la décadence, éditions Copernic, 1978, collection « Cartouche », vol. 1
« “Nous n’avons pas d’ennemis” est, pour un peuple, le pire des slogans. »
Jean Cau Discours de la décadence, éditions Copernic, 1978, collection « Cartouche », vol. 1
« Affirmer sa différence, c’est la vouloir, la défendre et en être fier. C’est récuser l’égalité. »
Jean Cau Discours de la décadence, éditions Copernic, 1978, collection « Cartouche », vol. 1
« Aimer, c’est donner l’exemple le plus difficile et le plus haut. Je ne t’aimerai pas en étant ton égal mais en me voulant supérieur. Donc meilleur. »
Jean Cau Discours de la décadence, éditions Copernic, 1978, collection « Cartouche », vol. 1
« Ainsi va le monde, depuis notre Grande Révolution, d’illusions lyriques en terreurs et de poèmes en catéchismes. »
Jean Cau Discours de la décadence, éditions Copernic, 1978, collection « Cartouche », vol. 1
« Ce que j’appelle enfance, c’est ce qu’il reste de sauvagerie dans un homme.»
Jean Cau L'agonie de la vieille, éditions de La Table ronde, coll. La Table Ronde de combat, Les brûlots n°15, 1970
« “Un vrai joueur joue toujours au-dessus de ses moyens”, dit-on. Voilà le sel d’une vie : soyez quelque chose au-dessus de ce que vous êtes.
Et si l’éthique était une esthétique ? La morale, une allure ? »
Jean Cau L'agonie de la vieille, éditions de La Table ronde, coll. La Table Ronde de combat, Les brûlots n°15, 1970
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