« L’homme du paganisme éprouve le lieu où il est né au travers d’un rapport de filiation. Il a sa “mère-patrie”. Dans le monothéisme biblique, au contraire, il n’y a pas de terre natale ; il n’y a qu’une terre finale, une terre de destination, qui ne relève d’aucun mythe fondateur, mais bien d’une finalité, et, singulièrement, d’une finalité plus temporelle que spatiale puisque son appropriation constitue un réquisit de la survenue des temps messianiques. »
Alain de Benoist Comment peut-on être païen ?, éditions Albin Michel, 1981
