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Citations sur le courage

Cerné de toutes parts sans issue possible…

« Cer­né de toutes parts sans issue pos­sible, le devoir est de se faire connaître, comme un navire de guerre his­sant le pavillon. »

Ernst Jün­ger
Jour­nal de guerre (Strah­lun­gen), 1949, trad. Hen­ri Plard, édi­tions Jul­liard, 1990

L’Allemagne brûlait sourdement dans quelques cerveaux hardis…

« L’Allemagne brû­lait sour­de­ment dans quelques cer­veaux har­dis. […] L’Allemagne était là où on lut­tait pour elle ; elle se mon­trait là où des enne­mis en armes vou­laient s’emparer de ses biens, elle brillait d’un éclat radieux là où ceux qui étaient péné­trés de son esprit ris­quaient pour elle le der­nier enjeu. »

Ernst von Salomon
Les Réprou­vés (Die Geäch­te­ten), 1930, trad. Andh­rée Vaillant et Jean Kucken­berg, édi­tions Plon, coll. Feux croi­sés, 1931

La part d’imprévu que recèle le cours de l’Histoire…

« Contre les lec­tures cano­niques, sot­te­ment engen­drées par l’optimisme pro­gres­siste, de ce que fut en réa­li­té le sombre XXe siècle”, il [Domi­nique Ven­ner] éva­luait l’ampleur de la catas­trophe sur­ve­nue en 1914, point de départ de la sui­ci­daire guerre de trente ans” euro­péenne. Géné­ra­teur du chaos que l’on sait et de l’effacement de ce qui avait consti­tué cinq siècles durant, pour reprendre le mot de Valé­ry, la par­tie pré­cieuse de l’Humanité”, cet effon­dre­ment de la vieille Europe” n’avait cepen­dant, selon Domi­nique Ven­ner, rien de fatal.
La part d’imprévu que recèle le cours de l’Histoire, tout comme la volon­té et le cou­rage de géné­ra­tions capables de renouer avec leur iden­ti­té fai­saient, selon lui, que l’actuelle dor­mi­tion” de l’Europe n’était pas, dans le nou­vel ordre du monde en train de s’établir, le pré­lude à sa disparition. »

Phi­lippe Conrad
Domi­nique Ven­ner : un regard ins­pi­ré sur l’Histoire, allo­cu­tion au Col­loque Domi­nique Ven­ner, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 17 mai 2014

Nous n’avons qu’une seule vie…

« Nous n’avons qu’une seule vie et il faut lui don­ner du sens. Il faut don­ner du sens à ses actes, ne jamais renier ses ori­gines mais y pui­ser la force d’aller plus loin, refu­ser le confor­misme, cher­cher l’originalité et être capable de com­prendre tout le monde, de s’adapter, d’être indul­gent, sans oublier d’être exi­geant et sur­tout ne jamais céder sur les principes. »

Ber­nard Barrera
Opé­ra­tion Ser­val, Notes de guerre – Mali 2013, édi­tions du Seuil, 2015

J’ai choisi l’océan comme terrain de confrontation…

« J’ai choi­si l’océan comme ter­rain de confron­ta­tion, comme ter­rain de bataille, car l’océan, c’est la réa­li­té dans ce qu’elle a de plus dur, de plus exi­geant. Pour lut­ter contre son pou­voir ter­ri­fiant, les valeurs humaines telles que l’intelligence, l’expérience et une inflexible volon­té de vaincre sont mes armes. »

Gérard d’Aboville
Cité dans Car­nets d’aventures, pré­sen­tés par Syl­vain Tes­son, La Guilde euro­péenne du raid / Presses de la Renais­sance, 2007

Notre monde est en train de naître…

« Notre monde est en train de naître. Invi­sible comme les fleurs et les blés de demain, il fait son che­min sous la terre. Nous avons déjà nos racines, soli­de­ment enfon­cées dans la nuit des âges, ancrées dans le sol de nos peuples, nour­ries du sang de nos anciens, riches de tant de siècles de cer­ti­tude et de cou­rage que nous sommes les seuls à ne pas renier. »

Jean Mabire
Les sol­stices, his­toire et actua­li­té, Le Flam­beau, 1991

Exister, c’est se vouer et se dévouer…

« Exis­ter, c’est se vouer et se dévouer. Mais mou­rir, c’est par­fois une autre façon d’exister. […] La mort n’est pas seule­ment le drame que l’on dit, sinon pour ceux qui pleurent sin­cè­re­ment le dis­pa­ru. Elle met fin aux mala­dies cruelles et inter­rompt le déla­bre­ment de la vieillesse, don­nant leur place aux nou­velles géné­ra­tions. La mort peut se révé­ler aus­si une libé­ra­tion à l’égard d’un sort deve­nu insup­por­table ou désho­no­rant. Sous sa forme illus­trée par les Samou­raï et les vieux Romains”, elle peut consti­tuer la plus forte des pro­tes­ta­tions contre une indi­gni­té autant qu’une pro­vo­ca­tion à l’espérance. »

Domi­nique Venner
Édi­to­rial de La Nou­velle Revue d’Histoire (NRH), N°64, La fin des Habs­bourg, jan­vier-février 2013

Moi, je meurs. Mon esprit coule par vingt blessures…

« Moi, je meurs. Mon esprit coule par vingt blessures.
J’ai fait mon temps. Buvez, ô loups mon sang vermeil.
Jeune, brave, riant, libre et sans flétrissures,
Je vais m’asseoir par­mi les dieux, dans le soleil ! »

Charles-Marie Leconte de Lisle
« Le cœur du Hial­mar », in Poèmes bar­bares, 1862, édi­tions Gal­li­mard, coll. Poé­sie, 1985

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