La France a perdu le privilège, sur son sol, d’imposer son mode de vie…

« La France a per­du le pri­vi­lège, sur son sol, d’imposer son mode de vie, son modèle cultu­rel. On n’a plus le droit d’exiger qu’on vive à Rome comme les Romains’. On peut juste récla­mer la coexis­tence. Ain­si émerge le nou­veau concept de Vivre ensemble’. C’est un nou­veau pas, un nou­veau recul ; la nation fran­çaise tente la jux­ta­po­si­tion, à la liba­naise, de com­mu­nau­tés auto­nomes qu’on renonce à fondre ensemble. Avec seule­ment un règle­ment de copro­prié­té : le code laïc, que beau­coup rejettent, d’ailleurs. C’est aux citoyens fran­çais de s’adapter et de raser les murs, tête basse. Le temps est venu de la colo­ni­sa­tion à rebours et de l’assimilation à l’envers. »

Phi­lippe de Villiers
Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, édi­tions Albin Michel, 2015

Deux conflits ont structuré notre histoire depuis l’origine…

« Pole­mos est le père de toute chose” selon Héra­clite. Deux conflits ont struc­tu­ré notre his­toire depuis l’origine : le conflit Orient/Occident et le conflit Europe/islam. Ce second conflit dure depuis 13 siècles. Et il est rede­ve­nu majeur depuis que les musul­mans ont repris leur marche vers l’ouest et le nord.
Cette confron­ta­tion, il ne faut pas la nier. Il faut y faire face. Et saluer la résis­tance qui se lève à l’est. Dans les pays du groupe de Vise­grád : la Tché­quie, la Slo­va­quie, la Pologne et la Hon­grie bien sûr. La Hon­grie aux avant-postes de la résis­tance au Grand Turc hier et à l’invasion migra­toire aujourd’hui. »

Jean-Yves Le Gallou
XXIe siècle, vers un nou­veau cycle euro­péen ?, allo­cu­tion au cin­quième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 7 avril 2018

L’État a toujours été l’acteur acharné du déracinement des Français…

« [C]’est l’État fran­çais qui, par sa poli­tique, ses lois, ses tri­bu­naux, a orga­ni­sé le « grand rem­pla­ce­ment » des popu­la­tions, nous impo­sant la pré­fé­rence immi­grée et isla­mique avec 8 mil­lions d’Arabo-musulmans (en atten­dant les autres) por­teurs d’une autre his­toire, d’une autre civi­li­sa­tion et d’un autre ave­nir (la cha­ria) […] L’État a tou­jours été l’acteur achar­né du déra­ci­ne­ment des Fran­çais et de leur trans­for­ma­tion en Hexa­go­naux inter­chan­geables. Il a tou­jours été l’acteur des rup­tures dans la tra­di­tion natio­nale. Voyez la fête du 14 juillet : elle célèbre une répu­gnante émeute et non un sou­ve­nir gran­diose d’unité. Voyez le ridi­cule emblème de la Répu­blique fran­çaise : une Marianne de plâtre coif­fée d’un bon­net révo­lu­tion­naire. Voyez les affreux logos qui ont été impo­sés pour rem­pla­cer les armoi­ries des régions tra­di­tion­nelles. Sou­ve­nez-vous qu’en 1962, l’État a uti­li­sé toute sa force contre les Fran­çais d’Algérie aban­don­nés à leur malheur. »

Domi­nique Venner
« Lettre sur l’identité à mes amis sou­ve­rai­nistes », www.dominiquevenner.fr, 26 juin 2012

N’en déplaisent aux républicains laïcs et aux curés de l’œcuménisme…

« N’en déplaisent aux répu­bli­cains laïcs et aux curés de l’œcuménisme, il n’est pas juste (…) de pla­cer toutes les reli­gions sur le même plan. L’islam est une reli­gion étran­gère. Le chris­tia­nisme est une part de l’histoire de l’Europe depuis plus de quinze siècles. Sans oublier que le chris­tia­nisme a repris une par­tie de l’héritage et de la géo­gra­phie sacrée des anciennes reli­gions euro­péennes. »

Jean-Yves Le Gallou
Pour la pré­fé­rence de civi­li­sa­tion, allo­cu­tion au troi­sième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 9 avril 2016

Pendant près de quinze siècles, le christianisme a commandé l’imaginaire…

« Pen­dant près de quinze siècles, le chris­tia­nisme a com­man­dé l’imaginaire et les repré­sen­ta­tions des Euro­péens. Il leur a four­ni une morale, une vision de la mort et de l’au-delà en même temps que les cadres tem­po­rels de leur exis­tence. C’est dans le récit biblique autant que dans la tra­di­tion troyenne que s’est ins­crite l’image des rois de France. C’est à l’inverse avec le pas­sé romain que renoue l’Empire chré­tien caro­lin­gien, conti­nué au siècle sui­vant par le Saint Empire romain ger­ma­nique. C’est d’autre part contre l’ennemi musul­man que se forge au nom du Christ, sur les fronts ibé­rique, médi­ter­ra­néen et orien­tal l’identité euro­péenne qui va s’affirmer à par­tir de l’an mil. »

Phi­lippe Conrad
Ce que nous sommes. Aux sources de l’identité euro­péenne, Phi­lippe Conrad dir., édi­tion Ins­ti­tut Iliade / Pierre-Guillaume de Roux, 2018

Pour l’islam de France…

« Pour l’islam de France, la sor­tie de reli­gion telle que la conçoivent de concert le pro­gres­sisme liber­taire et la moder­ni­té libé­rale n’est pas seule­ment vécue comme un désen­chan­te­ment abso­lu du monde, mais aus­si et sur­tout comme un sys­tème qui met en péril les inva­riants anthro­po­lo­giques dont les reli­gions ont eu jus­qu’i­ci la garde his­to­rique. Il y a là, pour qui tient les yeux ouverts, l’embryon d’une guerre civile. »

Patrick Buis­son
La Cause du peuple, édi­tions Per­rin, 2016

Il n’y a pas d’islam modéré…

« Il y a des musul­mans modé­rés. Il n’y a pas d’islam modé­ré. Les musul­mans ne sont pas tous des isla­mistes mais tous les isla­mistes sont des musul­mans. La dif­fé­rence entre un isla­miste et un musul­man, c’est que l’islamiste est un musul­man pres­sé. Impa­tient de sou­mettre le monde à Allah. Impa­tient d’appliquer le coran. »

Phi­lippe de Villiers
Les cloches son­ne­ront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016

Grande religion qui se fonde moins sur l’existence…

« Grande reli­gion qui se fonde moins sur l’existence d’une révé­la­tion que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bien­veillance uni­ver­selle du boud­dhisme, du désir chré­tien du dia­logue, l’intolérance musul­mane adopte une forme incons­ciente chez ceux qui s’en rendent cou­pables, car s’ils ne cherchent pas tou­jours de façon bru­tale à ame­ner autrui à par­ta­ger leur véri­té, ils sont pour­tant inca­pables de sup­por­ter l’existence d’autrui comme autrui. »

Claude Lévi-Strauss
Tristes Tro­piques, 1955, édi­tions Plon, coll. Terre Humaine, 1993

Islams « modéré » et « rigoriste » ne divergent pas…

« Islams « modé­ré » et « rigo­riste » ne divergent pas dans leurs fina­li­tés mais se dis­tinguent en rai­son des situa­tions socia­le­ment dif­fé­rentes dans les­quelles ils sont pla­cés : le pre­mier est mino­ri­taire et donc conci­liant, le second est domi­nant et donc domi­na­teur. Dans ces condi­tions, il est natu­rel que le mécréant soit enclin à sus­pec­ter la dis­si­mu­la­tion du loup isla­miste sous les traits de la bre­bis musul­mane. Com­ment pour­rait-il croire que l’islam est une reli­gion capable de tolé­rance quand celui-ci n’hésite pas à reven­di­quer pour lui, en Occi­dent, les liber­tés col­lec­tives de pro­sé­ly­tisme et indi­vi­duelle de conver­sion qu’il refuse aux autres reli­gions dans les ter­ri­toires qu’il contrôle ? »

Guillaume Ber­nard
Islam : le bon, la brute et le mécréant, Valeurs actuelles, 16 octobre 2014

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