Un projet de l'Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne

Citatio, un portail ouvert sur notre civilisation

Nous menons un travail long et exigeant afin d'assurer la qualité des milliers de citations que nous vous proposons. Tout cela a un coût que vous pouvez nous aider à supporter faisant un don.

Thème

Citations sur l'existence

Être et durer : la belle devise du 3e RCP n’a jamais été autant d’actualité…

« Être et durer : la belle devise du 3e RCP n’a jamais été autant d’actualité. Durer dans son être, ce n’est pas seule­ment vivre, c’est sur-vivre. C’est donc trans­mettre. Par l’exemple. Par le tra­vail. Par l’enracinement et par la filia­tion bien sûr – c’est-à-dire par la construc­tion sans cesse renou­ve­lée et le main­tien de lignées enra­ci­nées dans des pays et dans des cultures qui leur sont propres. »

Gré­goire Gambier
Qui sommes-nous si nous ne sommes pas maîtres de nous, chez nous ?, 3e col­loque annuel de l’Institut Iliade, 18 mars 2017

Faire passer son devoir avant ses passions…

« Faire pas­ser son devoir avant ses pas­sions ; ses pas­sions, avant ses inté­rêts. Accom­plir de bonnes actions” pour gagner son salut, c’est encore ser­vir ses inté­rêts. Faire ce qu’on doit, non ce qu’on aime. Mais cela néces­site un appren­tis­sage : l’homme a besoin de règles pour se bâtir parce qu’il est per­pé­tuel­le­ment mal­léable. Le tra­vail comme ser­vice, le devoir comme destin. »

Alain de Benoist
Pour un réveil euro­péen. Nature – Excel­lence – Beau­té (post­face), édi­tions La Nou­velle Librai­rie, coll. Iliade, 2020

Il mourait sur un champ de bataille sans gloire…

« Tout autour de lui, dans l’immensité et le désordre, s’étendait le pays pour lequel il souf­frait. Il allait lui don­ner sa vie. Mais ce grand pays, qu’il était prêt à contes­ter au point de se détruire lui-même, ferait-il seule­ment atten­tion à sa mort ? Il n’en savait rien ; et tant pis. Il mou­rait sur un champ de bataille sans gloire, un champ de bataille où ne pou­vait s’accomplir aucun fait d’armes : le lieu d’un com­bat spirituel. »

Yukio Mishi­ma
Patrio­tisme, 1961, in La mort en été, trad. Geof­frey W. Sargent puis Domi­nique Aury, édi­tions Gal­li­mard 1983, coll. Folio, 1988

Le sang s’écoule, l’existence est détruite…

« Le sang s’écoule, l’existence est détruite et les sens anéan­tis accré­ditent pour la pre­mière fois l’existence conçue comme un tout, com­blant l’espace logique entre voir et exis­ter… C’est cela, la mort.
Voi­là com­ment j’appris que l’heureux sen­ti­ment d’exister éprou­vé un moment au cou­cher du soleil dans une vie de sol­dat ne pou­vait être fina­le­ment accré­di­té que par la mort. »

Yukio Mishi­ma
Le soleil et l’a­cier, 1968, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1973, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1993

Le soleil fut désormais mon compagnon…

« C’est en 1952, sur le pont du navire où j’accomplis mon pre­mier voyage à l’étranger, que j’échangeai avec le soleil la poi­gnée de main de la récon­ci­lia­tion. Depuis ce jour, je suis deve­nu inca­pable de lui faus­ser com­pa­gnie. Le soleil fut désor­mais mon com­pa­gnon sur la grand-route de ma vie. Petit à petit, ma peau a bru­ni sous son hâle, signe que j’appartenais désor­mais à l’autre race. »

Yukio Mishi­ma
Le soleil et l’a­cier, 1968, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1973, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1993

Ce que je voulais, c’était mourir parmi des étrangers…

« Ce que je vou­lais, c’était mou­rir par­mi des étran­gers, pai­si­ble­ment, sous un ciel sans nuages. Pour­tant mon désir était bien éloi­gné des sen­ti­ments de cet ancien Grec qui sou­hai­tait mou­rir sous un ciel écla­tant. Ce que je vou­lais, c’était un sui­cide natu­rel, spontané. »

Yukio Mishi­ma
Confes­sion d’un masque, 1949, trad. Renée Vil­lo­teau, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1971, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1983

La guerre avait suscité en nous une maturité étrangement sentimentale…

« La guerre avait sus­ci­té en nous une matu­ri­té étran­ge­ment sen­ti­men­tale. Elle venait de ce que la vie nous parais­sait sus­cep­tible de se ter­mi­ner vers nos vingt ans ; nous n’envisagions même pas qu’il pût y avoir quelque chose au-delà de ces quelques années qui nous restaient. »

Yukio Mishi­ma
Confes­sion d’un masque, 1949, trad. Renée Vil­lo­teau, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1971, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1983

La victime offerte en sacrifice…

« La vic­time offerte en sacri­fice devait lan­cer de longs cris, lugubres et pathé­tiques, afin que ceux qui les enten­daient vinssent à sen­tir l’inexprimable soli­tude de l’existence. Alors ma joie de vivre, jaillis­sant de quelque endroit secret au plus pro­fond de moi, pous­sait fina­le­ment une cla­meur de joie triom­phante, répon­dant cri pour cri à la vic­time. N’était-ce pas exac­te­ment sem­blable à la joie que l’homme d’autrefois trou­vait dans la chasse ? »

Yukio Mishi­ma
Confes­sion d’un masque, 1949, trad. Renée Vil­lo­teau, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1971, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1983

L’égalitarisme ne relève pas du domaine de la mesure…

« L’éga­li­ta­risme ne relève pas du domaine de la mesure” mais de celui des armes tran­chantes. Il ne toise pas mais guillo­tine en per­sé­cu­tant le noyau cen­tral de la vie : la diver­si­té”.
Pri­vi­lé­giée, dès la lote­rie géné­tique, elle est la base même de toute exis­tence et en assure la péren­ni­té. Sa suite logique, la dis­cri­mi­na­tion”, est tout aus­si hon­nie. On lutte contre… Et encore une fois, il s’agit d’un com­bat contre la vie elle-même, car la marche, la vue, les gestes quo­ti­diens et l’ensemble des dédales de l’intelligence s’élaborent grâce à la dis­cri­mi­na­tion. »

Lau­rence Maugest
L’égalitarisme : le géno­cide de l’humanité, Polé­mia, 9 juin 2015

S’efforce constamment de vivre en beauté…

« L’homme qui, au nom d’un idéal moral, s’efforce constam­ment de vivre en beau­té et qui consi­dère la mort comme le cri­tère ultime de cette beau­té, vivra jour après jour dans une ten­sion conti­nuelle. Jôchô, aux yeux de qui la paresse est le vice suprême, a décou­vert un mode de vie quo­ti­dienne dans lequel la ten­sion n’offre jamais la moindre rémis­sion ; c’est la lutte au sein même de la bana­li­té de tous les jours. Voi­là le métier du samou­raï. »

Yukio Mishi­ma
Le Japon moderne et l’éthique samou­raï (Intro­duc­tion to Haga­ku­ré), 1967, trad. Émile Jean, édi­tions Gal­li­mard, coll. Arcades, 1985

Auteurs

Auteurs récemment ajoutés

Livres

À l'affiche

Comprendre la stratégie hongroise
Dominique Venner. La flamme se maintient
Sur les chemins noirs
Bienvenue dans le meilleur des mondes. Quand la réalité dépasse la science-fiction
Frédéric Mistral. Patrie charnelle et Provence absolue
Les Indo-Européens
Le soleil et l'acier
L’exil intérieur. Carnets intimes
La société de propagande
Tolkien, l’Europe et la tradition. La civilisation à l’aune de l’imaginaire
Voyage au bout de la nuit
Game over. La révolution antipolitique
Pour un réveil européen. Nature - Excellence - Beauté
Ceux de 14
La hache des steppes
Le japon moderne et l'éthique samouraï
Walter, ce boche mon ami
Les grandes légendes de France
Courage ! manuel de guérilla culturelle
À propos des Dieux. L’esprit des polythéismes
Les Déshérités ou l’urgence de transmettre
L’enracinement
Impasse Adam Smith. Brèves remarques sur l'impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche
Citadelle
Œuvres en prose complètes, tome III
L'Empire du politiquement correct
L’opprobre. Essai de démonologie
La grande séparation
Orthodoxie
Économie et société médiévale
Un samouraï d’Occident. Le Bréviaire des insoumis
Précis de décomposition
L’homme surnuméraire
L'Argent
Les Horreurs de la démocratie
Petit traité sur l’immensité du monde
La Cause du peuple
Histoire et tradition des Européens
Mémoire vive. Entretiens avec François Bousquet
Le déclin du courage
Sire
La France contre les robots
Le regard des princes à minuit
L’œuvre de chair
Service inutile
Traité du rebelle ou le recours aux forêts
Les sentinelles du soir
Athéna à la borne. Discriminer ou disparaître ?