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Citations sur les animaux

La mort demeure, quoi qu’il arrive, l’héroïne…

« La mort demeure, quoi qu’il arrive, l’hé­roïne de la tra­gé­die dont le mata­dor est le héros est le héros et à qui elle délègue un ambas­sa­deur extra­or­di­naire, cet ani­mal sacri­fié, cet ani­mal sacri­fié d’a­vance, char­gé de négo­cier leurs noces, noces les plus étranges et les plus obs­cures qui soient. »

Jean Coc­teau
La cor­ri­da du 1er mai, Édi­tions Gras­set, 1967

La beauté du torero est la plus classique…

« La beau­té du tore­ro est la plus clas­sique : elle sup­pose élé­gance, har­mo­nie des mou­ve­ments, per­fec­tion des formes, équi­libre des masses. Le tore­ro crée des formes, œuvres humaines, à par­tir de chaos – la charge natu­relle d’un tau­reau. Immo­bile, il met, d’un geste, de l’ordre là où il n’y avait que désordre et mouvement. »

Fran­cis Wolff
50 rai­sons de défendre la cor­ri­da, édi­tions Fayard, coll. Mille et une nuits, 2010

La liberté n’est pas une affaire de mouvements libres…

« La liber­té n’est pas une affaire de mou­ve­ments libres, sinon les pois­sons dans l’eau, les oiseaux dans le ciel et les ser­pents sur terre le seraient. La liber­té c’est l’autonomie, l’art d’être à soi-même sa propre norme. Les Nor­mands d’antan avaient une magni­fique expres­sion. Ils invi­taient à être : Sire de soi”. Qui­conque n’est pas sire de soi, c’est-à-dire sei­gneur de lui-même, n’est pas libre. »

Michel Onfray
Com­ment la phi­lo­so­phie peut nous aider à tra­ver­ser cette épreuve, entre­tien au Figa­ro, par Alexandre Devec­chio, 28 mars 2020

Et le spectre de l’uniformité ne rôde pas seulement autour des bêtes et des plantes…

« Et le spectre de l’uniformité ne rôde pas seule­ment autour des bêtes et des plantes. Les hommes, leurs idées, leurs aspi­ra­tions, leurs dieux et leurs œuvres sont mena­cés par la civi­li­sa­tion du Même. Un Papou conver­ti au chris­tia­nisme, c’est un dieu cou­tu­mier qui ne sera plus prié, c’est donc un pas de plus vers l’unicité. »

Syl­vain Tesson
Petit trai­té sur l’immensité du monde, édi­tions des Équa­teurs, 2005

Tu vois, Anastasie, le monde est vivant…

« Tu vois, Anas­ta­sie, le monde est vivant. Les pierres songent, les arbres mur­murent, les ani­maux pleurent. La terre grince, l’air s’agite, l’eau gémit, le feu gronde. Et l’homme, qui appar­tient pour­tant à ce monde, est deve­nu sourd et aveugle alors qu’il lui suf­fit d’une poi­gnée de runes pour défier les dieux ! Le Borgne s’est décar­cas­sé à déchif­frer la trame, à cra­cker le chiffre caché dans les étoiles, et pour quel résul­tat ? Des hommes qui achètent leurs rêves à Hollywood… »

Erik L’Homme
Déchi­rer les ombres, édi­tions Cal­mann-Lévy, 2018

L’homme se distingue des autres animaux…

« L’homme se dis­tingue des autres ani­maux sur­tout en ceci : il est le seul qui mal­traite sa femelle, méfait dont ni les loups ni les lâches coyotes ne se rendent cou­pables, ni même le chien dégé­né­ré par la domestication. »

Jack Lon­don
Les Vaga­bonds du rail (The road), 1907, trad. Louis Pos­tif, édi­tions Phé­bus, coll. Libret­to, 2001

J’appelle corrompu un animal…

« J’appelle cor­rom­pu un ani­mal, une espèce, ou un indi­vi­du qui a per­du ses ins­tincts. »

Frie­drich Nietzsche
L’Antéchrist, Impré­ca­tion contre le chris­tia­nisme, (Der Anti­christ, Fluch auf das Chris­ten­tum), 1896, trad. Eric Blon­del, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 1994

Je ne vois pas pourquoi il faudrait protéger les races…

« Je ne vois pas pour­quoi il fau­drait pro­té­ger les races ani­males et lais­ser périr les peuples tels qu’ils ont été façon­nés par des mil­liers d’années de longue patience.
La véri­table éco­lo­gie, c’est de sau­ve­gar­der les baleines. Mais aus­si les Toua­regs et les Zou­lous, les Basques et les Serbes, les Fla­mands et les Bre­tons, les Écos­sais et les Estoniens. »

Jean Mabire
La torche et le glaive, édi­tions Libres opi­nions, 1994

Nous avons oublié les bêtes féroces…

« Nous avons oublié les bêtes féroces : il y eut des mil­lé­naires où, soit veillant, soit dor­mant, les hommes pen­saient à elles. »

Frie­drich Nietzsche
Frag­ments post­humes, Tome IV, 1880 – 1881, trad. Julien Her­vier, édi­tions Gal­li­mard, 1970

Le cycle mystérieux de la chute et du refait saisonnier…

« Le cycle mys­té­rieux de la chute et du refait sai­son­nier de ses bois l’assimile à l’arbre de vie. La sève qui nour­rit sa ramure sur­git des mêmes sources que la semence inépui­sable dont il inonde le ventre des biches à la sai­son du brame. Dans le refait de ses bois, dans l’ivresse du rut et dans le com­bat contre ses rivaux, il est la fécon­di­té incar­née, l’image vivante de la per­pé­tuelle régé­né­ra­tion de la nature. Depuis les temps les plus recu­lés, sa majes­té, sa ramure et sa fer­ti­li­té ont acquis un pou­voir sans égal sur l’imagination des hommes. »

Domi­nique Venner
Dic­tion­naire amou­reux de la chasse, édi­tions Plon, coll. Dic­tion­naire amou­reux, 2006

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