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Citations sur le destin

Ne perdez pas votre temps à discuter avec ces sortes de gens…

« Ne per­dez pas votre temps à dis­cu­ter avec ces sortes de gens. On ne les per­suade point ; livrez-les au fouet des évé­ne­ments pour toute réponse. »

Emma­nuel-Joseph Sieyès
Réponses à quelques opi­nions contre les grandes assem­blées et contre la liber­té de parole, 1789

Je deviens conscient de la plébéisation du monde…

« Je deviens conscient de la plé­béi­sa­tion du monde, jusqu’à en éprou­ver une souf­france phy­sique. Le pénible des­tin m’est échu de par­ti­ci­per au déclin les yeux ouverts. Contem­po­rain né sur le tard, je vois ce qui s’est per­du et que ceux qui sont nés plus tard ne voient heu­reu­se­ment plus. »

Gre­gor von Rez­zo­ri
Mur­mures d’un vieillard, Édi­tions du Rocher, 2008

Sept cavaliers quittèrent la Ville au crépuscule, face au soleil…

« Sept cava­liers quit­tèrent la Ville au cré­pus­cule, face au soleil cou­chant, par la porte de l’Ouest qui n’était plus gar­dée. Tête haute, sans se cacher, au contraire de tous ceux qui avaient aban­don­né la Ville, car ils ne fuyaient pas, ils ne tra­his­saient rien, espé­raient moins encore et se gar­daient d’imaginer. Ain­si étaient-ils armés, le cœur et l’âme désen­com­brés scin­tillant froi­de­ment comme du cris­tal, pour le voyage qui les atten­dait. »

Jean Ras­pail
Sept cava­liers quit­tèrent la Ville au cré­pus­cule par la porte de l’Ouest qui n’était plus gar­dée, Robert Laf­font, 1993

Nous ne luttons pas pour que le peuple devienne heureux. Nous…

« Nous ne lut­tons pas pour que le peuple devienne heu­reux. Nous lut­tons pour lui impo­ser une des­ti­née. »

Ernst von Salo­mon
Les Réprou­vés (Die Geäch­te­ten), 1930, trad. Andh­rée Vaillant et Jean Kucken­berg, édi­tions Plon, coll. Feux croi­sés, 1931

Oui, nous vivons une période difficile où il est toujours question…

« Oui, nous vivons une période dif­fi­cile où il est tou­jours ques­tion de droit et jamais de devoir et où la res­pon­sa­bi­li­té qui est l’once de tout des­tin, tend à être occul­tée. […] Mal­gré tout cela, il faut croire à la gran­deur de l’aventure humaine. Il faut savoir, jus­qu’au der­nier jour, jus­qu’à la der­nière heure, rou­ler son propre rocher. La vie est un com­bat, le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. […] Tout se conquiert, tout se mérite. Si rien n’est sacri­fié, rien n’est obte­nu. »

Hélie Denoix de Saint Marc
Que dire à un jeune de 20 ans, 2010

À vingt ans, l’aventure de la guerre et des conjurations…

« À vingt ans, l’aventure de la guerre et des conju­ra­tions fut offerte à ceux de ma géné­ra­tion qui le vou­lurent. Peu y étaient pré­pa­rés. Rares furent ceux qui purent chan­ger cette occa­sion en des­tin. Au moins ceux-là ont-ils vrai­ment vécu, même et sur­tout ceux qui en mou­rurent. »

Domi­nique Ven­ner
Le cœur rebelle, Les Belles Lettres, 1994, réédi­tion Pierre-Guillaume de Roux, 2014

Toute action est objet de doute. Et cependant, tu es là pour…

« Toute action est objet de doute. Et cepen­dant, tu es là pour agir. Tu as été mis au monde pour ce com­bat. Com­bats donc, puisqu’il le faut ! Mais garde les mains blanches. Gagne, mais sois indif­fé­rent à la vic­toire. Agis, mais sans t’arracher aux fruits de l’action. Plon­gé dans ce bruit et cette fureur, mais avec une part de toi hors de ce monde, dans la séré­ni­té. Agis, déta­ché de l’action, en chef de guerre et roi de paix. »

Louis Pau­wels
Com­ment devient-on ce que l’on est ?, édi­tions Stock, 1978

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