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Citations sur le bonheur

Ça y est, c’est le bonheur…

« Ça y est, c’est le bon­heur, hein ? Il y a du sau­cis­son et des bananes. On se vautre dans la merde et on ne bouffe que de la nour­ri­ture impor­tée. Au lieu d’une Patrie, on a un immense super­mar­ché. »

Svet­la­na Aleksievitch
La fin de l’homme rouge ou le temps du désen­chan­te­ment (Время секонд хэнд (Конец красного человека), trad. Sophie Benech, édi­tions Actes Sud, 2013

Je ne regretterai rien et surtout pas cette époque de merde…

« On est tous cer­tains de caner, non ? Et puis j’ai été gâté. Venant d’où je viens, l’en­fance, le divorce de mes parents, les pen­sions, l’ar­mée, tout ce que j’ai vécu ensuite a été for­mi­dable. Je par­ti­rai tran­quille, je ne regret­te­rai rien et sur­tout pas cette époque de merde. »

Alain Delon
Ce n’est pas à 83 piges que je vais pas­ser à gauche !, entre­tien au Jour­nal du Dimanche, Sté­phane Joly, 18 mai 2019

Car il n’est rien qui puisse me satisfaire…

« Car il n’est rien qui puisse me satisfaire ;
La nou­veau­té, sur terre, est si tôt défraîchie ;
Je me sens aspi­ré sans cesse vers le haut, plus détaché,
Proche de plus en plus de la splen­deur solaire. »

Yukio Mishi­ma
Poème Icare in Le soleil et l’acier, 1968, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1973, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1993

Le sang s’écoule, l’existence est détruite…

« Le sang s’écoule, l’existence est détruite et les sens anéan­tis accré­ditent pour la pre­mière fois l’existence conçue comme un tout, com­blant l’espace logique entre voir et exis­ter… C’est cela, la mort.
Voi­là com­ment j’appris que l’heureux sen­ti­ment d’exister éprou­vé un moment au cou­cher du soleil dans une vie de sol­dat ne pou­vait être fina­le­ment accré­di­té que par la mort. »

Yukio Mishi­ma
Le soleil et l’a­cier, 1968, trad. Tan­guy Kenec’hdu, édi­tions Gal­li­mard, coll. Du monde entier, 1973, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio, 1993

Le modèle du héros grandit l’homme…

« Le modèle du héros gran­dit l’homme, l’oblige à avoir une cer­taine tenue : il a la « magna­ni­mi­té » des Anciens, c’est-à-dire la gran­deur d’âme. Chez lui, ni mes­qui­ne­rie, ni jalou­sie, ni maté­ria­lisme sor­dide, ni obses­sion de son confort per­son­nel. Il ne recherche pas le bon­heur pour lui-même, idéal mépri­sable que Nietzsche réser­vait aux vaches et aux Anglais” (injuste pour ces derniers). »

Ivan Blot
Le héros dans notre civi­li­sa­tion : héros tra­giques et héros his­to­riques, pre­mier opus du cycle de confé­rences sur « L’homme héroïque », 2 sep­tembre 2015

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