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Citations sur l'armée

Le culte du héros commence avec le premier…

« Le culte du héros com­mence avec le pre­mier livre de la tra­di­tion occi­den­tale, L’Iliade, d’Homère, écrite vers le VIIe siècle avant notre ère. C’est le per­son­nage d’Achille qui res­te­ra un modèle pour l’éducation grecque : celui-ci pré­fère une vie courte et glo­rieuse à une vie longue et sans gloire. Achille dit qu’on lui a appris à tou­jours vou­loir être le pre­mier et à sur­pas­ser tous les autres. »

Ivan Blot
Le héros dans notre civi­li­sa­tion : héros tra­giques et héros his­to­riques, pre­mier opus du cycle de confé­rences sur « L’homme héroïque », 2 sep­tembre 2015

Les soirs de victoire, on s’imagine qu’il n’y aura plus jamais…

« Les soirs de vic­toire, on s’imagine qu’il n’y aura plus jamais, jamais, jamais de défaite, et le soirs de défaite on s’imagine qu’il n’y aura plus jamais, jamais, jamais de vic­toire. Mais quand on est un vieux sol­dat, Madame Jeanne, on sait ce qu’il en est. […] J’ai tant vu de défaites qui arri­vaient après des vic­toires, et j’ai tant vu, aus­si, de vic­toires qui arri­vaient après des défaites, que je ne crois plus jamais que c’est fini. »

Charles Péguy
Le Mys­tère de la cha­ri­té de Jeanne d’Arc, 1897, deuxième pièce : Les Batailles, IIe par­tie, IVe acte, dans Œuvres poé­tiques et dra­ma­tiques, édi­tions Gal­li­mard, coll. Biblio­thèque de la Pléiade (n° 60), 2014

Il est de bon ton de croire que l’on ne fait plus la guerre…

« Il est de bon ton de croire que l’on ne fait plus la guerre pour des par­ti­cu­la­ri­tés – la patrie, par exemple, mais seule­ment pour des valeurs” uni­ver­selles : la liber­té, la tolé­rance ou la démo­cra­tie. Fini le temps où nos ancêtres étaient som­més de mou­rir pour l’Al­sace-Lor­raine ! Désor­mais, nos sol­dats meurent pour les droits de l’homme. Nous pen­sons que c’est plus propre, en tout cas c’est plus snob (…). »

Chan­tal Delsol
14 juillet 2014, l’étrange fête natio­nale, Le Figa­ro, 14 juillet 2014

La pire des illusions que puisse entretenir un militant de gauche…

« De nos jours, la pire des illu­sions que puisse entre­te­nir un mili­tant de gauche, c’est donc de conti­nuer à croire que ce sys­tème capi­ta­liste qu’il affirme com­battre, consti­tue par essence, un ordre conser­va­teur, auto­ri­taire et patriar­cal, dont l’É­glise, l’Ar­mée et la Famille défi­ni­raient les piliers fondamentaux. »

Jean-Claude Michéa
Impasse Adam Smith. Brèves remarques sur l’im­pos­si­bi­li­té de dépas­ser le capi­ta­lisme sur sa gauche, 2002, édi­tions Flam­ma­rion, coll. Champs essais, 2006

Le vieil ordre des valeurs maintenait au cœur des hommes…

« Les monar­chies avaient déjà empli d’une autre cire les alvéoles de la féo­da­li­té, mais les alvéoles exis­taient tou­jours, elles for­maient le gâteau d’où le miel débor­dait : ain­si la morale mili­taire res­tait l’ar­ma­ture sur laquelle un per­son­nage nou­veau, le gen­til­homme, fai­sait repo­ser des manières qui parais­saient très éloi­gnées de l’es­prit féo­dal, mais qui se rap­por­taient au même code. Les inon­da­tions, les raz-de-marée de l’his­toire pas­saient sur ce ter­rain humain sans en détruire de relief : les falaises et les crêtes tom­baient, mais, après ces ébou­le­ments, le vieil ordre des valeurs main­te­nait au cœur des hommes ses col­lines et ses étagements. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1969

La primauté du soldat se retrouve partout…

« La pri­mau­té du sol­dat se retrouve par­tout chez les Aztèques comme à Sparte. Les mar­chands s’y enri­chissent hon­teu­se­ment et en cachette. Leurs enfants ne peuvent se marier qu’entre eux : tan­dis que, dans le cor­tège du triomphe, le sol­dat marche à côté de l’Em­pe­reur, n’ayant que ses lau­riers et sa charrue. »

Mau­rice Bardèche
Sparte et les Sudistes, édi­tions Les Sept Cou­leurs, 1969

Venant de Galicie, grondait le tonnerre de nouveaux combats violents…

« Venant de Gali­cie, gron­dait le ton­nerre de nou­veaux com­bats vio­lents, et les membres gigan­tesques de l’ar­mée de Hin­den­burg, appa­rem­ment engour­dis dans un repos de fer, se mirent à s’é­ti­rer et à s’é­tendre, jus­qu’à ce que le gron­de­ment des com­bats gagne, sans crier gare, toute l’é­ten­due du front. »

Wal­ter Flex
Le pèle­rin entre deux mondes (Der Wan­de­rer zwi­schen bei­den Wel­ten), 1916, trad. Phi­lippe Marcq, édi­tions ACE, 2020

L’Occident anglais et américain s’est toujours opposé…

« L’Oc­ci­dent anglais et amé­ri­cain s’est tou­jours oppo­sé à cette orga­ni­sa­tion ger­ma­no-russe des bas­sins flu­viaux centre-euro­péens, ceux du Rhin et du Danube. Car elle aurait per­mis un tra­fic pétro­lier sous­trait à leur contrôle mari­time en Médi­ter­ra­née. La pers­pec­tive de cette for­mi­dable syner­gie euro-russe était le cau­che­mar des puis­sances occi­den­tales. Elle explique bon nombre de tra­di­tions mili­ta­ro-diplo­ma­tiques anglaises et amé­ri­caines (…) »

Robert Steu­ckers
« Les impli­ca­tions géo­po­li­tiques des Accords de Munich en 1938, Allo­cu­tion de Robert Steu­ckers à la Com­mis­sion Géo­po­li­tique de la Dou­ma d’É­tat, Mos­cou, le 30 sep­tembre 1998 », Nou­velles de Syner­gies euro­péennes n°37, octobre-décembre 1998

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