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Citations sur la volonté

Dans la difficulté, je ne l’ai jamais entendu émettre la moindre plainte…

« Mais, dans la dif­fi­cul­té, je ne l’ai jamais enten­du émettre la moindre plainte. C’est qu’il tient le renon­ce­ment pour une tra­hi­son. Quand il com­mence à dou­ter de sa capa­ci­té à venir à bout d’un obs­tacle phy­sique, il a volon­tiers recours à cette pen­sée de Péguy : Réflé­chir c’est com­men­cer à capituler”. »

Syl­vain Tesson
L’axe du loup, édi­tions Robert Laf­font, 2004

Le vrai courage, c’est au-dedans de soi, de ne pas céder…

« Le vrai cou­rage, c’est au-dedans de soi, de ne pas céder, ne pas plier, ne pas renon­cer. Être le grain de sable que les plus lourds engins écra­sant tout sur leur pas­sage ne réus­sissent pas à briser. »

Jean-Pierre Ver­nant
Entre­tien au Figa­ro lit­té­raire, 2 décembre 2004

Il convient d’être courageux…

« Il convient d’être cou­ra­geux, non par néces­si­té mais parce que c’est beau. »

Aris­tote
Éthique à Nico­maque, IVe siècle av. notre ère, trad. Jules Bar­thé­lé­my-Saint-Hilaire, Morale d’A­ris­tote, édi­tion Librai­rie phi­lo­so­phique de Ladrange, 1856, édi­tions Le Livre de Poche, 1992

Les hommes des corps-francs sont les fils de la guerre…

« Les hommes des corps-francs sont les fils de la guerre, de la défaite et de la révo­lu­tion de novembre. Ils sont direc­te­ment appa­ren­tés aux ardi­ti de Fiume et aux squa­dristes qui sur­gissent un peu plus tard en Ita­lie, consti­tuant un type d’homme bien spé­ci­fique qu’on ne rever­ra plus. Ils ont été façon­nés d’abord par les com­bats des tran­chées de la guerre. Celle-ci avait trié entre les hommes que l’épreuve a ner­veu­se­ment ou mora­le­ment écra­sés, et ceux qui en sont sor­tis plus forts et plus durs qu’avant. Par­lant d’eux, Jün­ger les com­pa­re­ra aux lans­que­nets d’autrefois qui n’avaient plus d’autre patrie que leur dra­peau. Ce sont des hommes chez qui la guerre a abo­li toute dif­fé­rence sociale, les éga­li­sant selon un stan­dard sans sup­port avec celui de la vie civile. Ils ont rem­pla­cé les dis­tinc­tions de classe par celle de l’audace et du cou­rage. Et cette nou­velle échelle de valeurs, ils vou­dront plus tard la trans­po­ser dans la vie civile d’après-guerre. À leur façon ce sont des socia­listes. Mais leur socia­lisme est mili­taire, sans lien avec la recherche de la sécu­ri­té et du bon­heur maté­riel. Ils ne recon­naissent plus d’autre hié­rar­chie que celle du mérite. Tous par­tagent la même foi dans le pou­voir de la volon­té et un goût évident pour les méthodes expéditives.
En eux ne se résume sans doute pas toute l’essence du fas­cisme et du natio­nal-socia­lisme, mais ils en portent une part fon­da­trice dans la mesure où ils incarnent la révolte la plus radi­cale contre le monde bour­geois de leur temps. »

Domi­nique Venner
Le Siècle de 1914 : Uto­pies, guerres et révo­lu­tions en Europe au XXe siècle, édi­tions Pyg­ma­lion, coll. His­toire, 2006

L’heure est au parler vrai, entre soldats qui vont au feu…

« L’heure est au par­ler vrai, entre sol­dats qui vont au feu. Les mâchoires sont cris­pées, les phrases sont courtes, les regards directs. Demain, nous aurons des morts et des bles­sés, mais il fau­dra pour­suivre, tirer, pous­ser nos hommes. C’est le rôle des offi­ciers et des sous-offi­ciers. […] Il leur fau­dra ne pas lâcher, ne pas subir. Il leur fau­dra la volon­té, celle qui fait la dif­fé­rence, celle qui fait plier l’adversaire, celle qui entraîne les hommes mal­gré la mort du voi­sin, les cris des blessés. »

Géné­ral Ber­nard Barrera
Opé­ra­tion Ser­val, Notes de guerre — Mali 2013, édi­tions du Seuil, 2015

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