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Citations sur la révolte

L’idéologie droit de l’hommiste qui s’est imposée à la faveur de la chute du communisme…

« L’idéologie droit de l’hommiste qui s’est impo­sée à la faveur de la chute du com­mu­nisme, de la mise en œuvre du sys­tème libé­ral mon­dia­li­sé et de l’effacement pro­gram­mé des nations a impo­sé de fait le prin­cipe de libre cir­cu­la­tion pour tout le monde et n’importe qui, et a pro­cla­mé l’obsolescence pro­chaine, sou­hai­table et défi­ni­tive des fron­tières. Les incan­ta­tions anti­ra­cistes for­mu­lées pour inter­dire tout débat sur la ques­tion et l’exaltation de l’homme nomade cher à Jacques Atta­li ne sont cepen­dant pas par­ve­nues à étouf­fer la résis­tance des peuples (…).
D’ores et déjà, les pro­mo­teurs du vil­lage glo­bal” sou­mis à la démo­cra­tie” et au mar­ché semblent avoir per­du la par­tie et il y a quelque chose de pathé­tique à voir la tech­no­cra­tie bruxel­loise, aus­si illé­gi­time qu’irresponsable et nui­sible, s’accrocher à ses lubies immi­gra­tion­nistes et à se pré­va­loir de ses valeurs” pour jus­ti­fier l’arrivée en Europe de cin­quante mil­lions d’immigrés dans les deux décen­nies qui viennent, un afflux néces­saire pour assu­rer demain le paie­ment de nos retraites… »

Phi­lippe Conrad
Rele­ver le défi migra­toire, rendre à l’Europe son iden­ti­té, allo­cu­tion au troi­sième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 9 avril 2016

Il existe une littérature politiquement correcte…

« Il existe une lit­té­ra­ture poli­ti­que­ment cor­recte, mais je ne la lis pas beau­coup. En géné­ral, on lit quelques lignes, quelques pages et l’on com­prend que l’au­teur racole le lec­teur à coups de bons sen­ti­ments, d’indi­gna­tions comme il faut, de révoltes bien coif­fées. C’est peut-être néces­saire : on aime se voir tout beau dans le miroir des livres. »

Patrice Jean
Qu’un écri­vain puisse être en paix avec son temps me paraît vrai­ment curieux, entre­tien au Figa­ro, par Eugé­nie Bas­tié, 29 sep­tembre 2017

La retraite est révolte. Gagner sa cabane…

« La retraite est révolte. Gagner sa cabane, c’est dis­pa­raître des écrans de contrôle. L’ermite s’efface. Il n’envoie plus de traces numé­riques, plus de signaux télé­pho­niques, plus d’impulsions ban­caires. Il se défait de toute iden­ti­té. Il pra­tique un hacking à l’envers, sort du grand jeu. Nul besoin d’ailleurs de gagner la forêt. L’ascétisme révo­lu­tion­naire se pra­tique en milieu urbain. La socié­té de consom­ma­tion offre le choix de s’y confor­mer. Il suf­fit d’un peu de dis­ci­pline. Dans l’abondance, libre aux uns de vivre en pous­sah mais libre aux autres de jouer les moines et de vivre amai­gris dans le mur­mure des livres. Ceux-ci recourent alors aux forêts inté­rieures sans quit­ter leur appartement. »

Syl­vain Tesson
Dans les forêts de Sibé­rie, édi­tions Gal­li­mard, 2011

Le cycle historique de déconstruction de toutes les traditions s’épuise…

« Enfan­té à Ber­ke­ley et Wood­stock, pro­pul­sé en France par Mai 68, le cycle his­to­rique de décons­truc­tion de toutes les tra­di­tions s’épuise. La loi Tau­bi­ra sur le mariage gay” aura été son chant du cygne. Des forces immenses se sont levées. C’est le réveil des per­ma­nences anthropologiques. »

Jean-Yves Le Gallou
Après le der­nier homme, l’Européen de demain !, allo­cu­tion au qua­trième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 18 mars 2017

Et voilà qu’ils pleuraient de joie en caressant leurs sabres !

« Et voi­là qu’ils pleu­raient de joie en cares­sant leurs sabres ! Leurs armes oubliées, rouillées, avi­lies, mais qui leur appa­rurent comme une viri­li­té per­due, car seules elles per­mettent à l’homme de créer le monde. Et ce fut le signal de la rébel­lion, laquelle fut belle comme un incendie !
Et tous, ils mou­rurent en hommes ! »

Antoine de Saint-Exupéry
Cita­delle, édi­tions Gal­li­mard, 1948

C’est quand une société et une époque s’emploient à anesthésier les esprits…

« C’est quand une socié­té et une époque s’emploient à anes­thé­sier les esprits, à endor­mir les âmes et à s’emparer des cœurs pour les contraindre à suivre des che­mins tra­cés, que les révoltes sont néces­saires. Même les plus folles. Sur­tout les plus folles. »

Erik L’Homme
Des pas dans la neige. Aven­tures au Pakis­tan, édi­tions Gal­li­mard Jeu­nesse, coll. Pôle fic­tion, 2010

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