Thème

Citations sur la responsabilité

Chacun devient effroyablement responsable de ce qu’il lui arrive…

« À une jour­née de marche du pre­mier hameau, une autre de la route, puis deux jours de jeep de la pre­mière ville et encore un jour de voi­ture du pre­mier hôpi­tal, on ne marche pas, on ne res­pire pas, on ne mange pas de la même façon. Cha­cun devient effroya­ble­ment res­pon­sable de ce qu’il lui arrive. Tout prend alors un sens plus ter­ri­fiant, un sens plus authentique. »

Erik L’Homme
Des pas dans la neige. Aven­tures au Pakis­tan, édi­tions Gal­li­mard Jeu­nesse, coll. Pôle fic­tion, 2010

Ce sont les instincts les plus élevés, les plus fort…

« Ce sont les ins­tincts les plus éle­vés, les plus forts, quand ils se mani­festent avec empor­te­ment, qui poussent l’individu en dehors et bien au-des­sus de la moyenne et des bas-fonds de la conscience du trou­peau. […] Dans les condi­tions très paci­fiques, l’occasion et la néces­si­té d’imposer au sen­ti­ment la sévé­ri­té et la dure­té se font de plus en plus rares ; et, dès lors, la moindre sévé­ri­té, même en jus­tice, com­mence à trou­bler la conscience. Une noblesse hau­taine et sévère, le sen­ti­ment de la res­pon­sa­bi­li­té de soi, viennent presque à bles­ser et pro­voquent la méfiance. L’« agneau », mieux encore le « mou­ton », gagnent en considération. »

Frie­drich Nietzsche
Par-delà le bien et le mal – Pré­lude d’une phi­lo­so­phie de l’a­ve­nir (Jen­seits von Gut und Böse – Vor­spiel einer Phi­lo­so­phie der Zukunft), 1886, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2000

La haute montagne peut permettre à certains d’assouvir…

« La haute mon­tagne peut per­mettre à cer­tains d’assouvir leur goût stu­pide du risque pour le risque ; elle peut per­mettre à des gens plus ou moins « entraî­nés » et incons­cients de pra­ti­quer une acti­vi­té spor­tive banale ; elle peut être le luxe que se paient des hommes à l’esprit étroit pétri­fiés par la « civi­li­sa­tion » des plaines de regar­der à la jumelle des « pano­ra­mas » tou­ris­tiques. Mais, pour d’autres, elle n’est rien de tout cela : elle est une voie de libé­ra­tion, de dépas­se­ment, d’accomplissement intérieur.

Les deux grands pôles de la vie à l’état pur, l’action et la contem­pla­tion, s’y confondent.

L’action, c’est la res­pon­sa­bi­li­té abso­lue, le fait de se sen­tir abso­lu­ment seul, de ne pou­voir comp­ter que sur sa force et son cou­rage, joints à une maî­trise de soi lucide et chirurgicale.

La contem­pla­tion, c’est l’essence même de cette expé­rience héroïque : le regard devient cir­cu­laire et solaire, il n’y a plus que le ciel et des forces pures et libres qui reflètent et figent l’immensité dans le chœur tita­nique des sommets. »

Julius Evo­la
Médi­ta­tions du haut des cimes (Medi­ta­zio­ni delle vette), 1974, trad. Bru­no Cariou, Les édi­tions du Lore, 2012

Oui, nous vivons une période difficile où il est toujours question…

« Oui, nous vivons une période dif­fi­cile où il est tou­jours ques­tion de droit et jamais de devoir et où la res­pon­sa­bi­li­té qui est l’once de tout des­tin, tend à être occul­tée. […] Mal­gré tout cela, il faut croire à la gran­deur de l’aventure humaine. Il faut savoir, jus­qu’au der­nier jour, jus­qu’à la der­nière heure, rou­ler son propre rocher. La vie est un com­bat, le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. […] Tout se conquiert, tout se mérite. Si rien n’est sacri­fié, rien n’est obtenu. »

Hélie Denoix de Saint Marc
Que dire à un jeune de 20 ans, 2010

Auteurs

Auteurs récemment ajoutés