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Citations sur la civilisation

Et le spectre de l’uniformité ne rôde pas seulement autour des bêtes et des plantes…

« Et le spectre de l’uniformité ne rôde pas seule­ment autour des bêtes et des plantes. Les hommes, leurs idées, leurs aspi­ra­tions, leurs dieux et leurs œuvres sont mena­cés par la civi­li­sa­tion du Même. Un Papou conver­ti au chris­tia­nisme, c’est un dieu cou­tu­mier qui ne sera plus prié, c’est donc un pas de plus vers l’unicité. »

Syl­vain Tes­son
Petit trai­té sur l’immensité du monde, édi­tions des Équa­teurs, 2005

Les catastrophes éprouvent à quelle profondeur hommes et peuples demeurent enracinés…

« Les catas­trophes éprouvent à quelle pro­fon­deur hommes et peuples demeurent enra­ci­nés dans leurs ori­gines. Qu’une racine, du moins, puisent direc­te­ment au sol nour­ri­cier – la san­té et les chances de sur­vie en dépendent, alors même que la civi­li­sa­tion et ses assu­rances ont dis­pa­ru. »

Ernst Jün­ger
Trai­té du rebelle ou le recours aux forêts (Der Wald­gang), 1951, trad. Hen­ri Plard, Chris­tian Bour­gois édi­teur, 1995

Il est inutile de se faire des illusions avec les chimères…

« Il est inutile de se faire des illu­sions avec les chi­mères d’un quel­conque opti­misme : nous nous trou­vons aujourd’hui à la fin d’un cycle. Depuis des siècles déjà, tout d’abord de façon insen­sible, puis avec le mou­ve­ment d’une ava­lanche, de mul­tiples pro­ces­sus ont détruit, en Occi­dent, tout ordre nor­mal et légi­time des hommes, ont faus­sé les concep­tions les plus hautes de la vie, de l’action, de la connais­sance et du com­bat. Et le mou­ve­ment de cette chute, sa vitesse, son côté ver­ti­gi­neux, a été appe­lé pro­grès”. Et des hymnes au pro­grès” furent enton­nés, et l’on eut l’illusion que cette civi­li­sa­tion – civi­li­sa­tion de matière et de machine – était la civi­li­sa­tion par excel­lence, celle à laquelle toute l’histoire du monde était pré-ordon­née : jusqu’à ce que les consé­quences ultimes de tout ce pro­ces­sus fussent telles qu’elles pro­vo­quèrent, chez cer­tains, un réveil. »

Julius Evo­la
Orien­ta­tions (Orien­ta­men­ti), 1950

L’État a toujours été l’acteur acharné du déracinement des Français…

« [C]’est l’État fran­çais qui, par sa poli­tique, ses lois, ses tri­bu­naux, a orga­ni­sé le « grand rem­pla­ce­ment » des popu­la­tions, nous impo­sant la pré­fé­rence immi­grée et isla­mique avec 8 mil­lions d’Arabo-musulmans (en atten­dant les autres) por­teurs d’une autre his­toire, d’une autre civi­li­sa­tion et d’un autre ave­nir (la cha­ria) […] L’État a tou­jours été l’acteur achar­né du déra­ci­ne­ment des Fran­çais et de leur trans­for­ma­tion en Hexa­go­naux inter­chan­geables. Il a tou­jours été l’acteur des rup­tures dans la tra­di­tion natio­nale. Voyez la fête du 14 juillet : elle célèbre une répu­gnante émeute et non un sou­ve­nir gran­diose d’unité. Voyez le ridi­cule emblème de la Répu­blique fran­çaise : une Marianne de plâtre coif­fée d’un bon­net révo­lu­tion­naire. Voyez les affreux logos qui ont été impo­sés pour rem­pla­cer les armoi­ries des régions tra­di­tion­nelles. Sou­ve­nez-vous qu’en 1962, l’État a uti­li­sé toute sa force contre les Fran­çais d’Algérie aban­don­nés à leur mal­heur. »

Domi­nique Ven­ner
« Lettre sur l’identité à mes amis sou­ve­rai­nistes », www.dominiquevenner.fr, 26 juin 2012

La condition nécessaire pour surmonter les crises en cours…

« La condi­tion néces­saire pour sur­mon­ter les crises en cours consiste à ren­ver­ser la table et à balayer l’idéologie mor­ti­fère aujourd’hui domi­nante, à affir­mer les iden­ti­tés des patries char­nelles et des nations et la com­mu­nau­té civi­li­sa­tion­nelle cor­res­pon­dant à notre vieille Europe bri­sée par le sombre XXe siècle. »

Phi­lippe Conrad
Rele­ver le défi migra­toire, rendre à l’Europe son iden­ti­té, allo­cu­tion au troi­sième col­loque de l’Institut Iliade, Paris, Mai­son de la Chi­mie, 9 avril 2016

Les héros de ces chants vivent encore en nous…

« Les héros de ces chants vivent encore en nous. Leur cou­rage nous fas­cine. Leurs pas­sions nous sont fami­lières. Leurs aven­tures ont for­gé des expres­sions que nous employons. Ils sont nos frères et sœurs éva­po­rés : Athé­na, Achille, Ajax, Hec­tor, Ulysse et Hélène ! Leurs épo­pées ont engen­dré ce que nous sommes, nous autres Euro­péens : ce que nous sen­tons, ce que nous pen­sons. Les Grecs ont civi­li­sé le monde”, écri­vait Cha­teau­briand. Homère conti­nue à nous aider à vivre. »

Syl­vain Tes­son
Un été avec Homère, Édi­tions des Équa­teurs, 2018

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