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Citations sur la civilisation

Jadis prolongement naturel de l’Europe, la civilisation occidentale…

« Jadis pro­lon­ge­ment natu­rel de l’Europe, la civi­li­sa­tion occi­den­tale se retourne contre elle et peut lui être funeste, ain­si qu’aux autres cultures. Deve­nue sys­tème, elle a son centre impul­seur aux États-Unis, néan­moins de plus en plus relayé par les autres pays indus­triels qui véhi­culent à leur tour l’américanisme (ou une autre culture « amé­ri­ca­no­morphe ») cultu­rel ou/et éco­no­mique. Liée au déve­lop­pe­ment d’un mar­ché mon­dial elle est aus­si bien por­tée par les régimes libé­raux que sociaux-démo­crates, com­pa­tible avec les États-Pro­vi­dence et le social-éta­tisme, elle s’inscrit dans l’essor d’un nou­veau capi­ta­lisme trans­na­tio­nal, tech­no­cra­tique et non-patri­mo­nial. »

Guillaume Faye
Pour­quoi nous com­bat­tons – Mani­feste de la Résis­tance euro­péenne, Édi­tions de L’AEncre, 2001

Il y a un monde grec uni par la langue et par le sang…

« Il y a un monde grec uni par la langue et par le sang, les sanc­tuaires et les sacri­fices qui nous sont com­muns, nos mœurs qui sont les mêmes… »

Héro­dote
L’En­quête, VIII, vers 445 av. notre ère, trad. Andrée Bar­guet, édi­tions Gal­li­mard, coll. Folio clas­sique, vol 2, 1990

Une civilisation est une continuité qui, lorsqu’elle change…

« Une civi­li­sa­tion est une conti­nui­té qui, lorsqu’elle change, même aus­si pro­fon­dé­ment que peut l’impliquer une nou­velle reli­gion, s’incorpore des valeurs anciennes qui sur­vivent à tra­vers elle et res­tent sa sub­stance. »

Fer­nand Brau­del
Écrits sur l’histoire, édi­tions Flam­ma­rion, 1969, coll. Champs His­toire, 2013

Je comprends volontiers les hommes extraordinaires d’une époque…

« Je com­prends volon­tiers les hommes extra­or­di­naires d’une époque comme des pousses tar­dives, sou­dai­ne­ment écloses, de civi­li­sa­tions pas­sées et de leurs forces : en quelque sorte comme l’atavisme d’un peuple et de ses mœurs : de la sorte, il reste vrai­ment quelque chose à com­prendre en eux ! Aujourd’hui ils paraissent étran­gers, excep­tion­nels, extra­or­di­naires : et celui qui sent en lui ces forces doit les soi­gner, […] les faire pous­ser face à un monde qui leur est hos­tile : et cela le conduit à deve­nir soit un grand homme, soit un fou extra­va­gant, si tant est qu’il ne périsse pas tout sim­ple­ment tôt. Ces mêmes qua­li­tés étaient autre­fois cou­rantes et étaient consi­dé­rées comme cou­rantes : elles ne consti­tuaient pas une marque dis­tinc­tive. Peut-être étaient-elles exi­gées, pré­sup­po­sées ; il était impos­sible de deve­nir grand grâce à elles, et ce du simple fait qu’elles ne fai­saient pas cou­rir le risque de deve­nir fou ou soli­taire. C’est prin­ci­pa­le­ment dans les lignées et dans les castes conser­va­trices d’un peuple que se pro­duisent ces réso­nances de pul­sions anciennes, alors qu’un tel ata­visme est très peu pro­bable là où les races, les habi­tudes, les appré­cia­tions de valeur changent trop rapi­de­ment. »

Frie­drich Nietzsche
Le Gai Savoir (Die fröh­liche Wis­sen­schaft, la gaya scien­za), 1882, trad. Patrick Wot­ling, édi­tions Gar­nier-Flam­ma­rion, 2007

Le bourgeoisisme, qui s’oppose à l’esprit populaire comme à…

« Le bour­geoi­sisme, qui s’oppose à l’esprit popu­laire comme à l’esprit aris­to­cra­tique, domine la socié­té mar­chande et la civi­li­sa­tion occi­den­tale : morale de l’intérêt, recherche indi­vi­dua­liste du bien-être immé­diat, réduc­tion du lignage à l’héritage maté­riel, esprit de cal­cul, concep­tion négo­ciante de l’existence, igno­rance du don, pré­ser­va­tion par­ci­mo­nieuse de la vie, refus du risque et de l’aléa, esprit d’entreprise limi­té à l’accroissement de richesse, désir de sécu­ri­té, ten­dances cos­mo­po­lites, indif­fé­rence aux attaches, aux enra­ci­ne­ments et aux soli­da­ri­tés avec son propre peuple, déta­che­ment envers tout sen­ti­ment reli­gieux de nature col­lec­tive ou gra­tuite, igno­rance com­plète du sacré. Le petit-bour­geois moderne, figure domi­nante de la socié­té actuelle, appa­raît « bran­ché » mais tra­hit un extra­or­di­naire confor­misme. Il est à la fois la cible et l’acteur prin­ci­pal de l’ahurissement intel­lec­tuel et des dis­po­si­tifs idéo­lo­giques de mise-au-pas régen­tés par le soft-tota­li­ta­risme d’aujourd’hui. »

Guillaume Faye
Pour­quoi nous com­bat­tons – Mani­feste de la Résis­tance euro­péenne, Édi­tions de L’AEncre, 2001

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