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Citations sur la première guerre mondiale

Citations sur la première guerre mondiale : découvrez 26 citations de Maurice Genevoix, Walter Flex, Dominique Venner, Ernst Jünger, Pierre Drieu la Rochelle, Ernst von Salomon, Philippe Conrad

Mais la caste des guerriers elle-même…

« […] Mais la caste des guer­riers elle-même est prise d’hésitation, lorsqu’elle voit le peuple des larves mon­ter des pro­fon­deurs à l’assaut de ses bas­tions. »

Ernst Jün­ger
Sur les falaises de marbre (Auf den Mar­mork­lip­pen) 1939, trad. Hen­ri Tho­mas, édi­tions Gal­li­mard 1942, coll. L’I­ma­gi­naire, 2017

Longtemps je regardai les yeux de l’ami couché dans la mort…

« Long­temps je regar­dai les yeux de l’ami cou­ché dans la mort, puis de la main gauche je ver­sai sur sa poi­trine une poi­gnée de terre. La grande Mère, dont il avait célé­bré les fêtes farouches et qu’enivre un sang joyeux, est fière de tels enfants. »

Ernst Jün­ger
Sur les falaises de marbre (Auf den Mar­mork­lip­pen) 1939, trad. Hen­ri Tho­mas, édi­tions Gal­li­mard 1942, coll. L’I­ma­gi­naire, 2017

Le courage sans quoi il n’y a rien dans le monde

« Ça se ver­ra bien sur ma figure, quand j’aurai quatre-vingt ans, que j’aurai eu du cou­rage, le cou­rage sans quoi il n’y a rien dans le monde, que des mots. »

Pierre Drieu la Rochelle
La Comé­die de Char­le­roi, édi­tions Gal­li­mard, 1934

Les hommes des corps-francs sont les fils de la guerre…

« Les hommes des corps-francs sont les fils de la guerre, de la défaite et de la révo­lu­tion de novembre. Ils sont direc­te­ment appa­ren­tés aux ardi­ti de Fiume et aux squa­dristes qui sur­gissent un peu plus tard en Ita­lie, consti­tuant un type d’homme bien spé­ci­fique qu’on ne rever­ra plus. Ils ont été façon­nés d’abord par les com­bats des tran­chées de la guerre. Celle-ci avait trié entre les hommes que l’épreuve a ner­veu­se­ment ou mora­le­ment écra­sés, et ceux qui en sont sor­tis plus forts et plus durs qu’avant. Par­lant d’eux, Jün­ger les com­pa­re­ra aux lans­que­nets d’autrefois qui n’avaient plus d’autre patrie que leur dra­peau. Ce sont des hommes chez qui la guerre a abo­li toute dif­fé­rence sociale, les éga­li­sant selon un stan­dard sans sup­port avec celui de la vie civile. Ils ont rem­pla­cé les dis­tinc­tions de classe par celle de l’audace et du cou­rage. Et cette nou­velle échelle de valeurs, ils vou­dront plus tard la trans­po­ser dans la vie civile d’après-guerre. À leur façon ce sont des socia­listes. Mais leur socia­lisme est mili­taire, sans lien avec la recherche de la sécu­ri­té et du bon­heur maté­riel. Ils ne recon­naissent plus d’autre hié­rar­chie que celle du mérite. Tous par­tagent la même foi dans le pou­voir de la volon­té et un goût évident pour les méthodes expé­di­tives.
En eux ne se résume sans doute pas toute l’essence du fas­cisme et du natio­nal-socia­lisme, mais ils en portent une part fon­da­trice dans la mesure où ils incarnent la révolte la plus radi­cale contre le monde bour­geois de leur temps. »

Domi­nique Ven­ner
Le Siècle de 1914 : Uto­pies, guerres et révo­lu­tions en Europe au XXe siècle, édi­tions Pyg­ma­lion, coll. His­toire, 2006

Non seulement un homme, un chef…

« Je me levai, tout entier. […] Qu’est-ce qui sou­dain jaillis­sait ? Un chef. Non seule­ment un homme, un chef. Non seule­ment un homme qui se donne, mais un homme qui prend. Un chef, c’est un homme à son plein ; l’homme qui donne et qui prend dans la même éja­cu­la­tion. J’étais un chef. Je vou­lais m’emparer de tous ces hommes autour de moi, m’en accroître, les accroître par moi et nous lan­cer tous en bloc, moi en pointe, à tra­vers l’univers. »

Pierre Drieu la Rochelle
La Comé­die de Char­le­roi, édi­tions Gal­li­mard, 1934

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