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Henri Vincenot

Henri Vincenot, né le 2 janvier 1912 à Dijon et mort dans la même ville le 21 novembre 1985, est un écrivain, peintre et sculpteur français. L'œuvre d'Henri Vincenot est profondément marquée par son attachement à la Bourgogne. Il remet en valeur les anciennes pratiques païennes celtiques, tout en montrant à quel point elles sont intégrées dans la culture populaire catholique. Ses personnages, souvent truculents, parlent un langage fortement imprégné de bourguignon qui, d'après Vincenot, dérive tout droit du celtique. Il développe dans chaque œuvre une réflexion sur la tradition, la civilisation, l'histoire, qui ouvrent ses perspectives bien au-delà de la seule réalité bourguignonne qu'il se plaît tant à décrire. Henri Vincenot s'est fait le chantre de la civilisation lente, cette manière de vivre antérieure aux chemins de fer et à l'automobile. Certains de ses romans quittent l'univers bourguignon pour la Bretagne ou le Maroc.

Découvrez 29 citations d’Henri Vincenot

La Femme, matelot, c’est le temple de l’humanité…

« La Femme, mate­lot, c’est le temple de l’humanité. C’est dans son ventre qu’un grain de ta semence, que tu ne ver­rais pas seule­ment à l’œil nu, même avec une lunette marine, se trans­forme en un être vivant, comme toi, qui sera un autre toi-même… Un temple comme ça, mate­lot, tu ne le pro­fanes pas !… Ou alors tu deviens moins qu’une bête. »

Hen­ri Vin­ce­not
L’œuvre de chair, édi­tions Denoël, 1984

L’univers est formé de mondes étagés…

« Pour cha­cun d’entre nous, l’univers est for­mé de mondes éta­gés, dont le centre com­mun est la mai­son ances­trale. On apprend à les connaître gra­duel­le­ment, au fur et à mesure que l’on s’enhardit à s’éloigner un peu plus du sanc­tuaire fami­lial. On est heu­reux tant que, ain­si loin qu’on soit, on conserve des attaches avec lui. Au contraire, le jour où l’on perd toutes rela­tions avec la mai­son”, on a le cœur bou­le­ver­sé : tout est désor­mais chan­gé dans la vie. »

Hen­ri Vin­ce­not
Récits des friches et des bois, édi­tions Anne Car­rière, 1997

Comme le travail est violent…

« […] comme le tra­vail est violent, comme la vie est dan­ge­reuse, comme l’amour est total, et défi­ni­tif, faute de quoi la vie n’est plus la vie, et l’amour n’est pas l’amour, mais une pâle comé­die pour jouis­seurs dégé­né­rés dont je me demande ce qu’ils viennent faire sur cette terre ! »

Hen­ri Vin­ce­not
L’œuvre de chair, édi­tions Denoël, 1984

Si on ne fauche jamais…

« Si on ne fauche jamais, si on ne pioche jamais, on est obli­gé, pour se bien por­ter, de faire des tas de contor­sions qu’on appelle culture phy­sique”… Mais ce sera tan­tôt le lot de toute l’humanité méca­ni­sée ! »

Hen­ri Vin­ce­not
L’œuvre de chair, édi­tions Denoël, 1984

Il remarqua que le soleil se couchait loin dans le nord…

« Il remar­qua que le soleil se cou­chait loin dans le nord. Il lui revint à l’esprit qu’on appro­chait du sol­stice et, voyez comme vont les choses, il pen­sa tout à coup aux feux de la Saint Jean qu’il aurait aimé sau­ter en tenant Eve par la main. »

Hen­ri Vin­ce­not
Le pape des escar­gots, édi­tions Denoël, 1972

Vous me faites penser à ces libertins qui…

« Vous me faites pen­ser à ces liber­tins qui, rageant de se vau­trer dans leurs vices, veulent y entraî­ner les quelques êtres encore intacts qu’ils ren­contrent. Ils n’espèrent rien y gagner, mais il leur plaît de voir les autres y perdre autant qu’eux ! »

Hen­ri Vin­ce­not
Wal­ther, ce boche mon ami, édi­tions Denoël, 1954

C’est une de ces journées très singulières…

« C’est une de ces jour­nées très sin­gu­lières qui me don­naient la sen­sa­tion d’appartenir vrai­ment à une caste à part, une espèce de com­mu­nau­té qui, à y bien regar­der, vivait en marge, abso­lu­ment et volup­tueu­se­ment sépa­rée et au sein de laquelle il ne pou­vait se pas­ser que des choses pro­di­gieuses. »

Hen­ri Vin­ce­not
Rem­part de la Misé­ri­corde, édi­tions Anne Car­rière, 1998

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